Jeudi 8 décembre 2016 | Dernière mise à jour 22:07

Présidentielle américaine Vive passe d'armes entre Clinton et Sanders

Les deux candidats démocrates s'affrontaient jeudi soir lors d'un débat télévisé.

Le sénateur du Vermont Bernie Sanders et l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton, le 4 février 2016.

Le sénateur du Vermont Bernie Sanders et l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton, le 4 février 2016. Image: Keystone

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Les candidats démocrates à la Maison Blanche Le parti du président Barack Obama a lancé plusieurs candidats dans la course à l'investiture.

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Hillary Clinton, candidate démocrate à la présidence des Etats-Unis, a estimé jeudi soir que les mesures envisagées par son concurrent le sénateur Bernie Sanders n'étaient pas réalisables, et l'a accusé de mener une campagne de dénigrement à son encontre.

Les deux candidats démocrates s'affrontaient dans un débat télévisé dans le New Hampshire (nord-est), chacun ayant à coeur de convaincre les électeurs de voter pour lui lors des primaires de cet Etat mardi.

«Le sénateur Sanders et moi partageons de très importants objectifs progressistes», a déclaré Hillary Clinton, avant de citer en exemple plusieurs domaines comme la santé, l'éducation, l'emploi ou encore le salaire minimum.

Pas de promesses intenables

«Mais les chiffres ne tombent pas bien dans ce que le sénateur Sanders propose», a-t-elle relevé, soulignant que des experts indépendants ayant examiné leurs programmes respectifs «ont conclu que (celui de Bernie Sanders, NDLR) n'est tout simplement pas réalisable».

«Je veux imaginer un pays où les salaires des gens reflètent leur dur travail, et où tout le monde a une assurance maladie», a-t-elle déclaré. Mais, a-t-elle ajouté, «je ne fais pas des promesses que je ne peux pas tenir». Elle s'est positionnée comme «une progressiste qui fait avancer les choses».

Interrogé sur la raison pour laquelle il pense pouvoir mettre en oeuvre ses réformes économiques et en matière de santé, le sénateur Sanders a répondu: «Je n'ai franchement pas été candidat à la présidence auparavant», faisant allusion à la précédente tentative de Hillary Clinton en 2008.

Révolution politique

Le sénateur du Vermont, qui prêche une révolution politique, est donné largement en tête dans les sondages portant sur le New Hampshire. Le dernier en date (NBC/Wall Street Journal/Marist) lui donnait jeudi 58% des intentions de vote, contre 38% à Hillary Clinton.

Dans l'Iowa, première primaire du processus électoral, Hillary Clinton l'a emporté lundi d'un cheveu face à Bernie Sanders (49,8% à 49,6%).

Jusqu'à présent courtois si on le compare aux insultes qu'échangent les républicains, le ton entre Hillary Clinton et Bernie Sanders est monté d'un cran jeudi soir, Hillary Clinton défendant sa vision, et Bernie Sanders l'accusant de faire partie de l'establishment et réclamant des changements «majeurs» dans le parti démocrate.

Ce dernier a notamment estimé que sa rivale ne pouvait affirmer être à la fois modérée et progressiste, la critiquant pour avoir engrangé 15 millions de dollars de dons auprès de Wall Street.

«Habile dénigrement»

«Je pense qu'il est temps d'arrêter cet habile dénigrement que vous et votre campagne menez ces dernières semaines et de discuter des sujets qui nous divisent», a rétorqué Hillary Clinton. «Je n'ai jamais changé de vote à cause d'un don que j'ai reçu».

«Je ne pense pas que ce genre d'attaques par insinuations soient dignes de vous. Assez, c'est assez», a-t-elle ajouté. Mais son adversaire a maintenu sa posture, réitérant son engagement à endiguer l'influence des milliardaires sur la politique américaine.

«Parlons de ces sujets», a-t-il dit. «Parlons de la raison pour laquelle Wall street a été dérèglementé dans les années 1990. Est-ce que c'est dû au fait que Wall Street a fourni --dépensé des milliards de dollars en lobbying et en contributions de campagne?». «Et bien, des gens pourraient penser que cela a eu une influence quelconque», a-t-il lancé. (afp/nxp)

(Créé: 05.02.2016, 05h49)

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