ACCUEIL 22.12.2014 Mis à jour à 23h59

Accord incertain à la Conférence de Genève

Syrie

Toutes les délégations invitées à la réunion du Groupe d'action sur la Syrie sont arrivées samedi au Palais des Nations à Genève. Un accord demeure incertain suite à l'opposition de la Russie et de la Chine.

Mis à jour le 30.06.2012
Kofi Annan, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue Arabe.

Kofi Annan, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue Arabe.
Image: Keystone

Articles en relation

Partager & Commenter

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est arrivée quelques minutes après le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov. Les ministres américain et russe n'ont pas fait de déclaration.

Auparavant, le secrétaire au Foreign office a confié aux journalistes qu'il n'y a pas encore d'accord sur la question d'un gouvernement de transition, le point central de la conférence de Genève.

"Nous ne sommes pas parvenus à un accord à l'avance avec la Russie et la Chine. Cela demeure très difficile et est-ce que cela sera possible, je ne le sais pas", a affirmé M. Hague. La conférence, initialement prévue pour durer seulement la matinée, a été prolongée dans l'après-midi en raison de ces difficultés, a-t-on indiqué de source diploamtique.

Le Groupe d'action sur la Syrie, constitué par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue Arabe, Kofi Annan, rassemble les chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, Etats Unis, Chine, Russie, France et Grande Bretagne, de la Turquie, des pays représentant la Ligue arabe, Irak, Koweït et Qatar, et les secrétaires généraux de la Ligue Arabe et de l'ONU ainsi et la Haute représentante aux Affaires Etrangères de l'Union européenne.

Agir pour la paix

Kofi Annan a appelé les participants de la conférence de Genève à "enrayer" la vague de violence qui frappe de pays "et prendre le chemin de la paix qui permettra au peuple syrien de déterminer son propre avenir", dans une tribune publiée samedi dans Le Temps.

Kofi Annan souligne qu'il s'agit "d'un conflit entre Syriens et c'est aux Syriens de la résoudre. Mais ce serait faire preuve de naïveté que de penser qu'ils peuvent, seuls, aujourd'hui mettre un terme à la violence et engager un véritable processus politique", écrit-il, s'adressant au participants au "Groupe d'action sur la Syrie".

M. Annan remarque aussi dans sa chronique que "de nombreuses puissances extérieures sont déjà fortement impliquées", et qu'"une méfiance réciproque les a enfermées dans un dialogue de sourds, qui ne fait qu'attiser l'incendie. Intentionnellement ou non, elles ont encouragé le gouvernement et une partie de l'opposition à considérer que la force était la seule option possible".

L'émissaire de l'ONU faisait allusion à l'Arabie saoudite et au Qatar, suivis des puissances occidentales d'un côté et la Russie de l'autre. En cas d'échec de la réunion, la "spirale néfaste" de la violence ne ferait que s'aggraver et "pourrait bientôt devenir irréversible", conclut Kofi Annan. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 30.06.2012, 10h49

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
Aucun commentaire pour le moment