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Barack Obama se rendra à Cuba fin mars

Diplomatie

La visite historique du président américain sur l'île est prévue les 21 et 22 mars prochains.

Mis à jour le 18.02.2016
Barack Obama avait rencontré le président cubain Raul Castro en avril 2015, en marge du sommet des Amériques.

Barack Obama avait rencontré le président cubain Raul Castro en avril 2015, en marge du sommet des Amériques.
Image: Archives/Reuters

La Havane salue «un pas supplémentaire»

La visite du président américain Barack Obama à Cuba prévue fin mars «constituera un pas supplémentaire vers l'amélioration» des relations entre La Havane et Washington, ont salué jeudi les autorités cubaines peu après l'annonce de ce déplacement par Washington.

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La visite entrera dans l'histoire: le président des Etats-Unis Barack Obama se rendra prochainement à Cuba, illustration spectaculaire du rapprochement entre les deux anciens pays ennemis après un demi-siècle de tensions.

Le 44e locataire de la Maison Blanche s'y rendra avec son épouse Michelle. «Nous avons toujours des différences avec le gouvernement cubain et je les soulèverai directement. L'Amérique défendra toujours les droits de l'homme à travers le monde», a indiqué le président des Etats-Unis dans un tweet.

Au cours de cette visite de deux jours, le président américain aura un tête-à-tête avec son homologue cubain Raul Castro et rencontrera «des membres de la société civile, des entrepreneurs et des Cubains de différents horizons», a précisé la Maison Blanche.

Dernière visite en 1928

La dernière visite d'un président américain en exercice sur l'île située au large de la Floride remonte à 1928, avec celle de Calvin Coolidge. En se rendant à La Havane, M. Obama, qui quittera le pouvoir dans moins d'un an, deviendra donc le premier à fouler le sol cubain depuis la révolution castriste de 1959.

Après l'annonce du rapprochement entre Washington et La Havane en décembre 2014, les deux pays ont rétabli leurs relations diplomatiques en juillet 2015. Le secrétaire d'Etat John Kerry s'est rendu à La Havane en août pour la réouverture de l'ambassade américaine.

La Maison-Blanche a précisé qu'aucune rencontre n'était envisagée avec l'ex-chef révolutionnaire Fidel Castro. Ce dernier est éloigné du pouvoir depuis une décennie pour des raisons de santé.

Ce déplacement interviendra à quelques semaines du Congrès du Parti communiste cubain, prévu le 16 avril. Les observateurs seront à l'affût de signaux sur une éventuelle évolution politique.

Les autorités cubaines sont «ouvertes à la discussion (...) sur n'importe quel sujet, y compris celui des droits de l'homme, sur lequel nous avons des conceptions différentes», a réagi Josefina Vidal, responsable des négociations avec les Etats-Unis au ministère des Affaires étrangères. Elle appelle de ses voeux un échange sur une base de «respect (...) et de non intervention dans les affaires internes d'aucune des parties».

A Washington, certains ténors républicains déplorent la façon dont le rapprochement avec le régime castriste a été mené, estimant que ce dernier n'a pas bougé d'un iota et est le seul grand gagnant des bouleversements en cours.

«Todos somos americanos»

Le 17 décembre 2014, Barack Obama annonçait, à la surprise générale, sa volonté d'entamer «un nouveau chapitre» avec Cuba, constatant sans détour l'échec d'un demi-siècle d'isolement du régime communiste. «Todos somos americanos» (Nous sommes tous américains), lançait-il lors d'une allocution depuis la Maison Blanche, après s'être entretenu par téléphone avec son homologue cubain Raul Castro.

A plusieurs reprises depuis, le 44e président des Etats-Unis a appelé à poursuivre la normalisation engagée, demandant au Congrès de lever l'embargo imposé à Cuba par John F. Kennedy en 1962 et sévèrement renforcé par la loi Helms-Burton de 1996.

Les liaisons aériennes commerciales régulières entre les Etats-Unis et Cuba, interrompues depuis plus de 50 ans, vont reprendre prochainement, ont annoncé cette semaine les deux pays. La loi américaine continue cependant d'interdire de voyager à Cuba pour des activités touristiques.

Cet emballement n'a pour l'instant qu'un effet limité sur la vie quotidienne de la majorité des Cubains. L'ouverture économique promet d'être lente, tant l'emprise de l'appareil d'Etat cubain sur l'économie et le poids de l'embargo américain brident encore l'investissement étranger. (ats/nxp)

Créé: 18.02.2016, 07h10

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