Samedi 27 août 2016 | Dernière mise à jour 16:59

Présidentielles américaines Mitt Romney et Paul Ryan veulent «sauver le rêve américain »

Le candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney et son colistier Paul Ryan, à peine désigné, ont entamé samedi une tournée dans des Etats décisifs pour la présidentielle du 6 novembre, promettant aux électeurs de «sauver le rêve américain».

Mitt Romney et Paul Ryan

Mitt Romney et Paul Ryan Image: Keystone

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Intronisé le matin même pour épauler Mitt Romney sur le ticket républicain, l'élu du Wisconsin (nord) Paul Ryan, fervent défenseur d'un strict équilibre budgétaire, est parti sur la route avec l'ex-gouverneur du Massachusetts (nord-est) pour une tournée électorale de quatre jours en autocar dans les Etats clés de Virginie (est), de Caroline du Nord (est), de Floride (sud-est) et d'Ohio (nord).

Les deux hommes feront également dimanche une étape qui n'était initialement pas prévue dans l'Etat de Paul Ryan, le Wisconsin, au prix d'un trajet en avion et de l'abandon d'une étape en Caroline du Nord, a annoncé leur équipe de campagne.

«Nous voyons une nation endettée, qui doute, qui est de plus en plus désespérée», a martelé lors d'une réunion publique Paul Ryan à Ashland, en Virginie: «Il n'y pas de fatalité à cela. Nous pouvons changer les choses».

Mitt Romney avait auparavant officiellement présenté son colistier lors d'une première réunion organisée sur le port de Norfolk (Virginie), devant l'USS Wisconsin, un ancien navire de guerre.

«Paul Ryan est devenu un leader intellectuel du parti républicain. Il a conscience des défis budgétaires qui attendent l'Amérique, (...) et de la catastrophe qui nous attend si nous ne changeons pas de voie», avait alors lancé Mitt Romney.

«Familier des gaffes»

Reconnaissant lui-même «être familier des gaffes», Mitt Romney avait ensuite introduit Paul Ryan comme le «prochain président des Etats-Unis» avant de se corriger rapidement. Ironie de l'histoire, quatre ans auparavant, Barack Obama avait fait le même lapsus en présentant son colistier d'alors --devenu son vice-président-- Joe Biden.

«Nous restaurerons la grandeur de ce pays», avait de son côté martelé à Norfolk Paul Ryan, promettant de «sauver le rêve américain» devant plusieurs centaines de sympathisants républicains agitant de petits drapeaux américains.

Le choix comme colistier de Paul Ryan, président de la commission du Budget à la Chambre des représentants, intervient à deux semaines de la convention du Parti républicain qui se tiendra en Floride du 27 au 30 août. Celle-ci investira formellement les deux hommes pour affronter le 6 novembre Barack Obama et Joe Biden.

La désignation de Paul Ryan, un défenseur de baisses drastiques des dépenses publiques qui pourrait déplaire à certains électeurs indécis, apparaît audacieuse, même si elle reste moins osée que le choix de Sarah Palin pour épauler John McCain en 2008. Peu expérimentée, celle-ci avait multiplié les gaffes au cours de la campagne

«dynamite politique»

Mais Paul Ryan est loin d'être un nouveau venu en politique: il a été élu sept fois à la Chambre et a travaillé au Capitole, siège du Congrès des Etats-Unis, pendant près de la moitié de sa vie. Il n'a toutefois aucune expérience en politique étrangère.

Beaucoup de républicains voient dans le choix de Paul Ryan un moyen de redonner de l'élan à la campagne de Mitt Romney, largement distancé par Barack Obama dans une série de récents sondages. En faisant appel à lui, l'ex-patron du fonds d'investissements Bain Capital espère séduire la base républicaine conservatrice et gommer son image de modéré.

Les conservateurs avaient appelé Romney à faire ce pari, même si plusieurs experts soulignaient que le programme fiscal et budgétaire de Paul Ryan est de la «dynamite politique».

Les principaux dirigeants républicains ont salué le choix de Paul Ryan mais sans surprise, l'équipe de campagne de Barack Obama a très vite dénoncé le choix d'un défenseur d'une vision «radicale» de l'économie, dénonçant un programme fondé sur «de nouvelles exemptions fiscales pour les plus riche» et sur «la mise en place d'un fardeau plus lourd sur les épaules des classes moyennes et des plus âgés». (afp/nxp)

(Créé: 11.08.2012, 22h48)

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