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Romney dans le collimateur d'Obama sur la fiscalité des riches

Présidentielle américaine

Barack Obama a plaidé mardi pour la «règle Buffett», un rééquilibrage des barèmes fiscaux destiné à faire payer plus les plus riches, une façon de mettre en difficulté son adversaire, le multimillionnaire Mitt Romney.

Mis à jour le 10.04.2012
Obama défend depuis septembre 2011 la «règle Buffet» qui veut que les revenus annuels supérieurs à un million de dollars soient taxés au minimum à 30%.

Obama défend depuis septembre 2011 la «règle Buffet» qui veut que les revenus annuels supérieurs à un million de dollars soient taxés au minimum à 30%.
Image: Reuters

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"Ce qui handicape notre économie tout entière est le fossé qui se creuse entre les ultra-riches et tous les autres", a affirmé le président américain lors d’un discours en Floride (sud-est), un Etat crucial sur la carte électorale en vue de l’élection du 6 novembre où il brigue un second mandat de quatre ans.

"Je vous le demande: quelle est la meilleure façon de renforcer notre économie? Donner 150.000 dollars en plus d’allègements d’impôts à chaque millionnaire et milliardaire? Ou investir dans l’éducation, la recherche, la santé et nos anciens combattants?", a ajouté M. Obama dans ce discours prévu dans une université de la ville de Boca Raton et dont la Maison Blanche a diffusé des extraits en milieu de journée.

Le président défend depuis septembre 2011 la "règle Buffett", un dispositif qui veut que les revenus annuels supérieurs à un million de dollars soient taxés au minimum à 30%.

Soutien de Warren Buffet

M. Obama souligne qu’il est injuste que Warren Buffett, figurant parmi les plus grandes fortunes mondiales, soit assujetti à un taux d’imposition inférieur à celui de sa secrétaire salariée, en raison d’un code des impôts qui taxe moins les revenus du capital que ceux du travail. M. Buffett lui-même a dit soutenir cette mesure.

Le Sénat, que dominent les alliés de M. Obama, doit effectuer lundi prochain un vote de procédure sur ce dispositif. Mais les adversaires républicains du président y ont dit leur hostilité et peuvent la bloquer.

L’insistance de M. Obama semble donc surtout destinée à mettre son adversaire putatif à la présidentielle, Mitt Romney, sur la défensive. M. Romney, un ancien investisseur dont la fortune est estimée entre 190 et 250 millions de dollars, a reconnu n’être assujetti qu’à un taux moyen de 15% environ malgré des revenus annuels de plus de 20 millions de dollars en 2010 et 2011.

Il profite ainsi en particulier, comme de nombreux Américains aisés, de niches fiscales instaurées en 2001 et 2003 sous l’égide de l’ancien président républicain George W. Bush.

26% des revenus

La Maison Blanche a publié mardi un rapport démontrant que les Américains figurant dans les 0,1% de revenus les plus élevés acquittent aujourd’hui des impôts représentant 26% de leurs revenus, contre 51% en 1960, alors que les membres de la classe moyenne ont vu dans le même temps leur taux d’imposition passer de 14 à 16%.

La remise sur le tapis de la "règle Buffett" intervient alors que les Américains doivent déclarer leurs revenus au fisc avant le 17 avril et pourraient être davantage réceptifs à un discours d’égalité face à l’impôt.

Les sénateurs "devront expliquer la raison pour laquelle ils ne sont pas d’accord sur ce principe" de rééquilibrage de la fiscalité, a affirmé lundi le porte-parole de M. Obama, Jay Carney.

Le camp républicain a riposté mardi en soulignant que ce qu’ils ont appelé "l’impôt Buffett" ne permettrait de lever que moins de 50 milliards de dollars supplémentaires en dix ans, une goutte d’eau par rapport à la dette de l’Etat fédéral qui dépasse les 15.600 milliards.

Et la directrice de la communication de M. Romney, Gail Gitcho, a estimé que "le président Obama est le premier président dans l’histoire à faire ouvertement campagne pour sa réélection sur un programme de hausse d’impôts".

Bush s'en mêle

L’ancien président Bush lui-même a défendu mardi les baisses d’impôts de 2001 et 2003, lors d’un discours à New York. "Si on augmente les impôts, on retire de l’argent de la poche des consommateurs", a-t-il assuré, dans une rare incursion en politique depuis qu’il a quitté la Maison Blanche en janvier 2009. (afp/Newsnet)

Créé: 10.04.2012, 16h47

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