Mardi 27 septembre 2016 | Dernière mise à jour 02:37

Fukushima L'ex-premier ministre japonais reconnaît la responsabilité de l’État

Naoto Kan, en poste au moment de la catastrophe nucléaire de Fukushima, a reconnu la responsabilité de l'Etat dans ce drame. Mais il a défendu la façon dont il a géré la crise tout en admettant quelques cafouillages.

«Puisque l'accident est intervenu dans une centrale résultant de la politique étatique, la responsabilité première en revient à l'Etat», a déclaré l'ex-chef du gouvernement.

«Puisque l'accident est intervenu dans une centrale résultant de la politique étatique, la responsabilité première en revient à l'Etat», a déclaré l'ex-chef du gouvernement. Image: Keystone

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Un an après, le Japon se reconstruit petit à petit

Un an après, le Japon se reconstruit petit à petit Le 11 mars 2011, le Japon était frappé par un séisme, suivi d'un tsunami et d'un accident nucléaire du même niveau que celui de Tchernobyl.

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Naoto Kan a témoigné lundi devant une commission d'enquête parlementaire indépendante, après avoir été mis en cause dans le contrôle de cet accident atomique majeur déclenché à la centrale Fukushima Daiichi par le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars 2011. Cette commission, qui tenait sa 16e session, doit remettre ses conclusions au mois de juin.

«Puisque l'accident est intervenu dans une centrale résultant de la politique étatique, la responsabilité première en revient à l'Etat», a déclaré l'ex-chef du gouvernement devant les membres de la commission présidée par le scientifique et ex-conseiller politique Kiyoshi Kurokawa. Et le même d'ajouter «je voudrais renouveler mes excuses pour ne pas être parvenu à stopper la crise.»

Toutefois, malgré ce mea culpa, Naoto Kan s'est employé pendant deux heures et demie à défendre ses décisions, tout en reconnaissant que plusieurs dispositions ont tardé à être prises. «Il aurait été bien d'avoir fait cela plus tôt», a répété plusieurs fois l'ancien chef du gouvernement.

Points polémiques

Naoto Kan a surtout été questionné sur les points qui font toujours polémiques: sa visite à la centrale le 12 mars au matin, le retard de ventilation pour éviter les explosions d'hydrogène, l'injection contestée d'eau de mer dans les réacteurs, l'intention de la compagnie gérante de quitter le site en péril et le refus de l'aide technique des États-Unis dans les premiers jours.

«Je suis allé à la centrale car je voulais voir directement la situation. Il y a eu des débats sur cette question, mais j'ai jugé qu'il était important que je voie pour mieux gérer la crise», a-t-il notamment justifié, se plaignant d'avoir manqué d'informations durant les premières heures. On me répondait «je ne sais pas» lorsque je demandais pourquoi les choses ne progressaient pas sur le terrain.

Quant au projet de Tepco d'évacuer le site, Naoto Kan a affirmé qu'il avait jugé une telle idée «insensée» et ordonné au patron de Tepco à l'époque de ne pas quitter les lieux, ce à quoi ce dernier se serait contenté de répondre «compris».

Naoto Kan a précisé que ses décisions, notamment pour les ordres d'évacuation des populations riveraines dans un rayon de 3, puis 10 et 20km autour du complexe atomique, avaient reposé sur l'avis d'experts, lesquels n'étaient cependant pas toujours d'accord. Quitte à ajouter à la confusion, l'ex-premier ministre, qui a démissionné en août dernier, a affirmé n'avoir pas toujours été au courant des initiatives des uns et des autres.

(ats/afp/nxp)

(Créé: 28.05.2012, 13h04)

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