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La communauté internationale veut une aide humanitaire

Syrie

Le CICR réclame des autorités syriennes et des autres parties prenantes à la violence d’observer «des pauses quotidiennes d’au moins deux heures».

Mis à jour le 21.02.2012 2 Commentaires
Selon différentes sources, 57 civils au moins auraient perdu la vie dans différentes villes de Syrie.

Selon différentes sources, 57 civils au moins auraient perdu la vie dans différentes villes de Syrie.
Image: Reuters

Réponse favorable

Le chef de l’Armée syrienne libre (ASL), formée de militaires dissidents, a accueilli favorablement mardi l’appel du CICR à des trêves quotidiennes de deux heures pour acheminer de l’aide humanitaire.

"Nous accueillons favorablement cet appel", a déclaré par téléphone le colonel Riad al-Assaad, alors que des militants font état de bombardements meurtriers des forces gouvernementales sur la ville rebelle de Homs (centre) depuis 18 jours.

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Dans le même temps les diplomates fondent des espoirs sur la réunion des «amis de la Syrie» vendredi à Tunis, alors que, sur le terrain, près de 60 civils ont été tués.

«La situation actuelle exige qu’une décision soit prise immédiatement pour qu’une pause humanitaire puisse être instaurée dans les combats», a déclaré le président du CICR, Jakob Kellenberger, cité dans un communiqué.

Il réclame des autorités syriennes et des autres parties prenantes à la violence d’observer «des pauses quotidiennes d’au moins deux heures».

Un accès sans entrave aux organisations humanitaires

Le CICR avait dit lundi être en pourparlers avec Damas et les membres de l’opposition pour faciliter l’accès au Croissant-Rouge syrien et au CICR auprès des populations dans le besoin. Le chef de l’Armée syrienne libre (ASL), constituée de militaires dissidents, a accueilli favorablement cette initiative. Les autorités n’avaient, elles, pas encore réagi en début de soirée.

La secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires humanitaires Valérie Amos a aussi exhorté «toutes les parties à résister à la violence, à reconnaître l’importance de la protection des civils et à accorder un accès sans entrave aux organisations humanitaires». Soulignant qu’il s’agit d’une «crise majeure», elle s’est dite «extrêmement inquiète de la situation sur le terrain».

Conférence de Tunis

A l’instar de la France et des Etats-Unis, la communauté internationale espère que la conférence de Tunis sur la Syrie vendredi débouche sur des résultats concrets. La réunion a pour but de chercher à dégager «un consensus et un message unifié» de la communauté internationale, selon le ministère tunisien des Affaires étrangères.

«Nous enverrons un message clair à la Russie, à la Chine et aux autres pays qui ne savent toujours pas comment faire face à l’aggravation de la violence, mais qui malheureusement font jusqu’à présent les mauvais choix», a dit la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.

La Russie lui a répondu mardi qu’elle ne se joindrait pas aux «Amis de la Syrie» en déplorant que les seuls représentants syriens invités soient des opposants au régime.

«La réunion pourra difficilement contribuer au lancement d’un dialogue national entre Syriens dans le but de trouver des solutions à la crise intérieure», a estimé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe.

Deux après cette conférence, plus de 14 millions de Syriens sont appelés à voter pour approuver une nouvelle Constitution lors d’un référendum organisé dans le cadre des réformes promises par le pouvoir. L’opposition a rejeté cette consultation.

57 tués

Sur le terrain, selon différentes sources, 57 civils au moins auraient perdu la vie dans différentes villes de Syrie, dont 33 lors d’une vaste opération militaire contre Abdita, une localité de la province rebelle d’Idleb (nord-ouest), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Dans cette même province, un chauffeur a perdu la vie et cinq institutrices qu’il transportait ont été blessées par des tirs contre leur bus lors d’un assaut contre le village de Tarnabé, qui a fait un second tué.

Dans la ville de Homs, baptisée «capitale de la révolution», 16 personnes, dont une femme et trois enfants, ont péri dans le bombardement intensif du quartier rebelle de Bab Amr, pilonné depuis 18 jours, selon une ONG britannique.

Cinq civils, dont un enfant, ont également été abattus par des tirs des forces de sécurité dans la ville de Qousseir, dans la province de Homs, selon l’OSDH. Par ailleurs, un convoi de 56 chars et véhicules de transport de troupes a été vu se dirigeant vers Homs, selon l’OSDH, faisant craindre aux militants un assaut final à brève échéance.

A Alep (nord), deuxième ville du pays, les forces de sécurité ont tiré sur 2500 étudiants qui observaient un sit-in à l’université. Le «drapeau de l’indépendance», adopté par les rebelles, a été déployé, a rapporté l’OSDH. (ats/Newsnet)

Créé: 21.02.2012, 16h59

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2 Commentaires

Doc Ballantine

21.02.2012, 20:40 Heures
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Enfin on se rend compte enfin qu'il sagit d'une guerre civile,sans méchants ni gentils. Répondre



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