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Pékin blâme le chancelier autrichien

Tibet

La Chine a protesté vigoureusement samedi à la suite de l'annonce d'une rencontre entre le dalaï lama et le chancelier autrichien Werner Faymann le même jour à Vienne, ont rapporté les médias officiels chinois.

Mis à jour le 26.05.2012 5 Commentaires
Pékin condamne régulièrement toute rencontre entre le dalaï lama et les dirigeants politiques d'un pays.

Pékin condamne régulièrement toute rencontre entre le dalaï lama et les dirigeants politiques d'un pays.
Image: Keystone

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Ces entretiens à Vienne «constituent une ingérence sérieuse dans les affaires intérieures chinoises» et «heurtent les sentiments du peuple chinois», écrit l'agence Chine nouvelle en citant un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Le dalaï lama, chef spirituel tibétain en exil, est «un exilé politique qui s'est engagé longtemps dans des activités sécessionnistes hostiles à la Chine au nom de la religion», a déclaré le porte-parole, Hong Lei.

Le ministère à Pékin et l'ambassade de Chine en Autriche «adressent une protestation solennelle à la partie autrichienne» et mettent en garde contre les conséquences que cela pourrait avoir sur les relations bilatérales, a ajouté le porte-parole. Pékin condamne régulièrement toute rencontre entre le dalaï lama et les dirigeants politiques d'un pays.

Appel lancé

Le chef spirituel des Tibétains a rencontré samedi matin le chancelier Faymann, un jour après avoir déclaré qu'il était disposé à dialoguer avec la Chine et lancé un appel à l'instauration d'une autonomie réelle pour le Tibet.

M. Faymann a déjà rejeté les précédentes mises en garde de la Chine affirmant que les relations entre Pékin et Vienne pouvaient être menacées par la visite du dalaï lama en Autriche, qui a commencé le 17 mai et doit durer onze jours.

Le prix Nobel de la paix, qui vit en exil en Inde depuis 1959, entretient une relation particulière et ancienne avec l'Autriche où il se rend régulièrement.

La Chine applique des mesures de sécurité renforcées au Tibet depuis 2008 à la suite de manifestations de mécontentement, qui ont éclaté à Lhassa et se sont propagées dans les régions voisines à population tibétaine, faisant des morts. (afp/Newsnet)

Créé: 26.05.2012, 18h19

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5 Commentaires

paul martin

26.05.2012, 20:09 Heures
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L'Autriche est en droit de rencontrer le représentant d'un mouvement religieux. La Chine est en droit de critiquer un pays qui reçoit officiellement un dissident politique secessionniste. Cela n'enlève rien, ni à l'ambiguité du mouvement du Dalai-Lama, ni à la responsabilité historique de la Chine au Tibet. Pour ce qui est de la situation actuelle, la sérénité serait préférable à l'activisme. Répondre


PA Debons

27.05.2012, 10:49 Heures
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Si pour le PC chinois la rencontre entre le Dalaï Lama et le Chancelier autrichien Faymann «constitue une ingérence sérieuse dans les affaires intérieures chinoises» et «heurte les sentiments du peuple chinois», pour toutes les personnes informées c'est l'occupation chinoise qui constitue une ingérence honteuse dans les affaires intérieures tibétaines et heurte les sentiments de toute l'humanité. Répondre