ACCUEIL 26.10.2014 Mis à jour à 23h57

Scènes de guerre dans les rues de Damas

Révolution syrienne

Des quartiers de Damas, théâtre de violents affrontements entre armée et rebelles depuis dimanche soir, étaient de nouveau bombardés et la cible de tirs mardi, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Mis à jour le 17.07.2012 7 Commentaires

Scènes de combat, dans cette vidéo tournée lundi, dans les faubourgs de Damas, capitale syrienne en guerre.
Vidéo: Reuters

(Video: AFP )

La Turquie ouvre un nouveau camp pour les réfugiés

La Turquie a annoncé mardi qu'elle construisait un nouveau camp de réfugiés, qui pourra accueillir jusqu'à 10'000 personnes, alors que des milliers de Syriens fuient les violences dans leur pays.

Le centre de gestion des crises turc a précisé que ce centre d'accueil se trouvait près de la ville de Karkamis, dans la province de Gaziantep, frontalière avec la Syrie.

D'après l'agence de presse officielle Anadolu, 525 personnes ont franchi la frontière avec la Turquie lundi soir, dont un général et quatre colonels. Au total, plus de 40'000 personnes ont trouvé refuge dans dix camps près de la frontière avec la Syrie, longue de 911km.

Source: sipa

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La visite de l'ONU à Treimsa

La visite de l'ONU à Treimsa
Les observateurs de l'ONU se sont rendus dans le village de Treimsa où l'opposition annonce un massacre de 150 personnes jeudi.

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La répression et les combats ont fait 149 tués au total lundi, dont 82 civils, 41 soldats et 26 rebelles, selon l’OSDH. Le bilan le plus lourd a été enregistré selon cette ONG dans la ville de Hama (centre), où 33 civils ont péri dans des tirs et des combats dans le quartier de Hamidiyé.

Les rebelles ont annoncé lundi soir dans une vidéo avoir pris le contrôle de Talbissé, une ville de la région de Homs proche de la frontière libanaise. L’OSDH a indiqué mardi que les insurgés ont réussi à contrôler «tous les postes de sécurité» dans cette ville longtemps bombardée par les forces régulières.

L’Armée syrienne libre (ASL), constituée de déserteurs et de civils armés, a indiqué lundi soir avoir lancé une opération d’envergure, baptisée «le volcan de Damas et les séismes de Syrie».

Mesure sécuritaire lancée

Elle a affirmé avoir commencé à attaquer «toutes les stations et les postes de sécurité dans les villes et dans les campagnes pour provoquer des combats violents (avec les forces régulières) et les appeler à se rendre».

Cette annonce est intervenue alors que les combats et les bombardements se poursuivaient dans la capitale Damas, dans ce que l’opposition a qualifié de «tournant» dans la révolte lancée il y a 16 mois contre le régime du président Bachar al-Assad.

Le quartier Midane, proche du centre-ville «a été la cible de tirs d’obus de mortier mardi et des combats opposaient rebelles et troupes régulières», selon l’OSDH, basé en Grande-Bretagne.

Blessés à Qaboun

Dans la nuit de lundi à mardi, le quartier de Qaboun (est) a été visé par des tirs «depuis des hélicoptères» tandis que des combats ont eu lieu dans les quartiers de Aassali, Hajar el-Aswad et Qadam (sud).

Selon un militant à Qaboun, «les troupes de Bachar al-Assad ont tenté de prendre d’assaut le quartier mais le secteur a été farouchement défendu par l’ASL». «Ils ont bombardé les transformateurs de courant dans le quartier après minuit», a-t-il ajouté indiquant les blessés n’ont pas pu être évacués en raison de la présence de tireurs embusqués.

Armes chimiques

A Londres, l'ancien ambassadeur syrien en Irak, Nawaf Farès, qui a fait défection le 11 juillet, a averti que le président Assad pourrait utiliser des armes chimiques contre les forces d'opposition afin de rester au pouvoir. La Syrie en dispose d'un important stock.

Alors que le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) a estimé que la Syrie était désormais en situation de guerre civile, des vidéos de militants ont montré de véritables batailles à Damas, avec des hommes en train de tirer des RPG derrière des sacs de sable.

Damas jusqu'ici ultra-sécurisée

Selon les autorités irakiennes, deux Irakiens identifiés comme journalistes ont été tués samedi par balles et à coups de couteau dans une banlieue de Damas. Leurs dépouilles ont été rapatriées lundi en Irak.

La capitale était jusqu'à présent ultra-sécurisée et contrôlée principalement par la quatrième division du premier corps d'armée dirigée par Maher al-Assad, le frère du chef de l'Etat.

L'ASL, composée notamment de déserteurs, est faiblement équipée face à la puissance de feu de l'armée régulière, mais est plus mobile et bénéficie de l'aide d'une partie de la population.

«Les troupes régulières n'arrivent pas à contrôler la situation»

«Midane est sous le contrôle de l'ASL. C'est le début de la fin», a affirmé un autre militant à Tadamoun qui se fait appeler Jacob Hussein. Selon lui, électricité, eau et communications sont coupés actuellement à Tadamoun.

«Quand des combats se poursuivent dans la capitale pendant des heures, voire des jours, et que les troupes régulières n'arrivent pas à contrôler la situation, cela illustre la faiblesse du régime», a commenté le président de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

Par ailleurs, des échanges de tirs se sont produits lundi soir sur la frontière entre le Liban et la Syrie, endommageant plusieurs maisons, selon le maire d'une petite localité touchée par les tirs, Dababoyeh (nord du Liban).

Ambassadeur syrien chassé

Face aux violences qui ont fait plus de 17'000 morts, en majorité des civils, en 16 mois, le Maroc a déclaré l'ambassadeur de Syrie à Rabat «persona non grata» et l'a prié de «quitter le royaume». Damas n'a pas tardé à riposter en déclarant comme tel l'ambassadeur du Maroc, qui avait quitté le pays il y a plusieurs mois.

Pour sa part, l'Union européenne se prépare à adopter la semaine prochaine de nouvelles sanctions contre le régime, le 16e depuis le début de la répression du soulèvement en mars 2011.

A New York, les négociations à l'ONU sur le renouvellement du mandat des observateurs en Syrie étaient toujours dans l'impasse lundi, les Occidentaux insistant pour l'assortir d'une menace de sanctions, tandis que la Russie a averti qu'elle opposerait dans ce cas son veto au texte.

«Attitude criminelle»

Moscou bloque depuis vendredi un projet de déclaration du Conseil de sécurité condamnant l'utilisation par les forces syriennes d'armes lourdes à Treimsa, où ont péri des dizaines de personnes le 12 juillet.

Mardi, le président russe Vladimir Poutine doit rencontrer l'émissaire international Kofi Annan dans une tentative de relancer son plan de paix, resté lettre morte.

Face à l'intransigeance de la Russie, l'ex-ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a dénoncé une «attitude criminelle». L'actuel chef de la diplomatie, Laurent Fabius, a estimé pour sa part qu'en cas de départ de Bachar al-Assad, le nouveau régime dans le pays multiconfessionnel devra respecter toutes les communautés, y compris celle dont est issu l'actuel chef de l'Etat.

Enfin, le Centre de Coordination des affaires humanitaires de l'ONU a accusé Damas d'être responsable d'une «politique d'obstruction massive» qui empêche d'aider quelque 850'000 personnes dans le besoin en Syrie. (afp/Newsnet)

Créé: 17.07.2012, 10h43

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7 Commentaires

Zélé Rat

17.07.2012, 09:11 Heures
Signaler un abus 4 Recommandation 0

Ils sont bien parti pour un grand désastre. N'y-t-il plus de responsables politiques raisonnables? Répondre


Georges Alexandre

17.07.2012, 09:29 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Al-Assad ne lâchera rien, tout son comportement l'a montré. Il risque de transformer Damas en un nouveau Beyrouth et si la situation y devient intenable pour lui, il se réfugiera dans la montage alaouite au Nord-Ouest du pays, pouvant encore compter sur de nombreux parisans.. Répondre



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