Dimanche 4 décembre 2016 | Dernière mise à jour 00:39

Syrie Le régime déplace son arsenal chimique

Un général syrien qui a fait défection affirme que les forces du président Bachar al-Assad déplacent des armes chimiques à travers le pays.

Image: Reuters

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Un général syrien qui a fait défection affirme que les forces du président Bachar al-Assad déplacent des armes chimiques à travers le pays. Quant à l'armée syrienne libre, elle contrôlerait un seul poste-frontière avec l'Irak, sur les trois existants, selon l'Irak.

«Le régime a commencé à déplacer son arsenal chimique et à le redistribuer», a déclaré le général Moustafa Cheikh, citant des renseignements obtenus ces derniers jours par les rebelles.

«Ils les déplacent des entrepôts vers de nouveaux sites», a-t-il déclaré depuis le sud de la Turquie, près de la frontière syrienne. «Ils veulent brûler le pays. Le régime ne peut pas tomber sans commettre un bain de sang», selon lui.

Mais les propos de l'officier n'ont pu être confirmés de source indépendante. Damas nie de son côté toute intention de la sorte.

Deux généraux de brigade auraient par ailleurs fui en Turquie dans la nuit de vendredi à samedi, au sein d'un groupe d'une dizaine de personnes, parmi lesquelles des colonels et d'autres officiers, a déclaré samedi un responsable turc.

Tension à la frontière avec l'Irak

D'autre part, l'armée syrienne libre (ASL), formée de déserteurs et de civils armés, contrôlerait samedi un seul poste-frontière avec l'Irak, sur les trois existants. Ces dernières ont également indiqué que les gardes- frontières irakiens avaient pour ordre de refouler les réfugiés syriens qui tentent actuellement de passer en Irak.

«Seul le poste de Boukamal est contrôlé par l'ASL. Hier soir (vendredi), des renforts sont arrivés pour soutenir l'armée» syrienne fidèle au président Bachar al-Assad, a expliqué Adnan al- Assadi, vice-ministre de l'Intérieur irakien. Le poste-frontière de Boukamal, principal point de passage vers l'Irak, avait été pris par les rebelles jeudi soir, tout comme les deux autres postes situés le long de la frontière que partagent l'Irak et la Syrie.

Vingt morts

Selon le premier bilan des affrontements de la journée, au moins 20 personnes, en majorité des civils, auraient péri dans les violences en Syrie lors du premier jour du jeûne du ramadan pour les autorités, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ce bilan reste invérifiable, faute de sources neutres.

Damas, la capitale paierait le plus lourd tribut avec sept civils tués, en majorité abattus par des tireurs embusqués, selon l'OSDH. (ATS/nxp)

(Créé: 21.07.2012, 16h07)

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