ACCUEIL 30.7.2016 Mis à jour à 16h50

L'EI revendique l'attentat sanglant près de Damas

Syrie

Au moins 70 personnes ont été tuées dimanche dans une triple explosion à la bombe près du sanctuaire chiite de Sayeda Zeinab au sud de Damas.

Mis à jour le 31.01.2016 2 Commentaires
Une triple explosion près d'une mosquée au sud du Damas fait plus de 45 morts et des dizaines de blessés.

Une triple explosion près d'une mosquée au sud du Damas fait plus de 45 morts et des dizaines de blessés.
Image: Archives/photo d'illustration/AFP

Galerie photo

En Syrie, le conflit s'est internationalisé (octobre 2014 - février 2016)

En Syrie, le conflit s'est internationalisé (octobre 2014 - février 2016)
Moscou, Paris, Londres et Berlin se sont impliqués en Syrie. Les Etats-Unis luttent aussi contre le groupe Etat islamique.

Articles en relation

Mots-clés

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

Partager & Commenter

Au moins 70 personnes ont été tuées dimanche dans une triple explosion près d'un sanctuaire chiite dans la banlieue de Damas, un attentat revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Cet attentat intervient alors que des pourparlers sous l'égide de l'ONU tentent de trouver une issue au conflit syrien à Genève.

En fin de matinée, une voiture piégée a explosé devant un arrêt de bus à proximité du sanctuaire de Sayeda Zeinab, un haut lieu du chiisme qui abrite le mausolée de l'une des petites-filles du prophète Mahomet, a rapporté l'agence officielle Sana.

Deux kamikazes ont ensuite déclenché leurs ceintures d'explosifs au moment où des témoins se rassemblaient sur la scène, selon l'agence.

Importants dégâts

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la triple explosion a causé la mort de 71 personnes, dont cinq enfants. Les médias officiels syriens ont eux fait état d'un bilan d'au moins 50 morts et plus de 100 blessés.

Cette triple explosion a fait d'importants dégâts, creusant un cratère dans la chaussée et calcinant la façade d'un immeuble, a constaté un photographe de l'AFP. De la fumée s'échappait de dizaines de carcasses de voitures et d'un bus tandis que des ambulances évacuaient les blessés.

Revendiqué par l'EI

L'attentat, perpétré dans un secteur contrôle par le régime, a été rapidement revendiqué par l'EI dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. «Deux soldats du califat ont mené des opérations suicide dans un repaire d'infidèles dans la zone de Sayeda Zeinab», a indiqué l'organisation radicale sunnite.

Les chiites sont régulièrement ciblés par les groupes jiihadistes sunnites, notamment l'EI, qui considèrent les membres de cette communauté comme des hérétiques.

De nombreux pèlerins chiites en provenance d'Iran, d'Irak, du Golfe et du Liban se rendent quotidiennement en pèlerinage au sanctuaire de Sayeda Zeinab.

Précédent attentat

En février 2015, la mosquée avait déjà été la cible d'une attaque suicide qui avait fait quatre morts et 13 blessés. Ce même mois, une explosion avait visé un bus de pèlerins chiites libanais se rendant sur le site, tuant au moins neuf personnes dans une attaque revendiquée par le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

Immédiatement après l'attentat, les forces de sécurité ont bouclé le site tandis que des membres du groupe chiite libanais Hezbollah se déployaient dans le secteur, selon l'OSDH.

Le Hezbollah a envoyé en Syrie des combattants pour soutenir le régime du président syrien Bachar el-Assad après le soulèvement qui a débuté en mars 2011 avec des manifestations antigouvernementales.

Négociations à Genève

Cet attentat survient au moment où des représentants du régime et de l'opposition se trouvent à Genève pour des négociations indirectes qu'organise l'ONU afin de tenter de mettre un terme à près de cinq ans d'une guerre sanglante.

Mais le processus paraît menacé avant même d'avoir commencé, les deux camps s'accusant mutuellement de mauvaise foi.

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura s'est toutefois dit «optimiste et déterminé» à avancer dans la voie des négociations. «C'est une occasion historique qui ne doit pas nous échapper», a-t-il déclaré dimanche.

Plus de 260'000 morts

L'ONU a annoncé en fin de journée que les discussions reprendraient lundi, M. de Mistura devant rencontrer d'abord la délégation de Damas puis celle de l'opposition.

Le conflit syrien a fait plus de 260'000 morts et poussé à l'exode des millions de personnes, plus de la moitié de la population du pays. (afp/nxp)

Créé: 31.01.2016, 13h10

2

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
Publicité

2 Commentaires

Yves bernard

31.01.2016, 18:35 Heures

Ils ont les yeux plus gros que le ventre! Répondre


Patrick Pégaitaz

31.01.2016, 19:25 Heures

Cette tragédie met en évidence le problèmes posé par les exigences du HCN. Les groupes armés rebelles et terroristes non concerné n'ont que faire d'un cessé le feux, sauf de bien entendu s'il leur est favorable. Ceci en considération de leur présence proche de la capitale et en de nombreuses régions stratégique du pays ainsi que de leur nombre donnent à ces exigences malheureusement peu de crédit Répondre



Sondage

Trouvez-vous le concours de Miss Suisse désuet?



Sondage

La population suisse s'arme toujours plus. Vous sentez-vous en sécurité?