Mercredi 26 juillet 2017 | Dernière mise à jour 16:14

Philippines Deux otages vietnamiens décapités dans le sud

Deux marins vietnamiens détenus en otage depuis huit mois ont été décapités par le groupe islamiste Abou Sayyaf.

Des militaires philippins. (Archive)

Des militaires philippins. (Archive) Image: AFP

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Le groupe islamiste philippin Abou Sayyaf a décapité deux marins vietnamiens, a annoncé mercredi l'armée dans un communiqué. Il les détenait en otage depuis huit mois dans le sud de l'archipel.

Les militaires philippins ont découvert mercredi matin les dépouilles des deux otages sur l'île de Basilan, un des bastions de ce mouvement spécialisé dans les enlèvements crapuleux, a déclaré la capitaine Jo-Ann Petinglay, porte-parole du groupe.

«C'est un acte désespéré d'Abou Sayyaf, car ils savent qu'ils ne tireront rien de leurs activités d'enlèvements», a-t-elle dit à l'AFP.

Les deux Vietnamiens avaient été enlevés en novembre avec quatre de leurs compatriotes à bord d'un bateau au large de Mindanao. Un des six Vietnamiens a été secouru en juin et les trois autres demeurent en captivité, selon la capitaine Petinglay.

Abou Sayyaf avait en février décapité le septuagénaire allemand Jurgen Kantner, qui avait été enlevé sur son voilier dans le sud de l'archipel. Le groupe avait décapité deux otages canadiens en 2016.

Ramification extrémiste

Abou Sayyaf est une ramification extrémiste de l'insurrection séparatiste musulmane qui a fait plus de 120'000 morts depuis les années 1970 dans le sud de cet archipel à très grande majorité catholique. Il a été créé dans les années 1990 grâce aux financements d'un membre de la famille du leader d'Al-Qaïda Oussama ben Laden.

Abou Sayyaf s'est depuis scindé en plusieurs factions, dont une poursuit les activités crapuleuses d'enlèvements. Une autre a prêté allégeance à l'organisation Etat islamique (EI) et certains de ses membres sont retranchés depuis six semaines dans des quartiers de Marawi, une ville musulmane de l'île de Mindanao.

En dépit d'une campagne massive de bombardements aériens et de tirs d'artillerie, et de l'appui des forces américaines, l'armée philippine, qui doit se battre pour reprendre chaque maison de la ville, n'est toujours pas parvenue à mater ce soulèvement. Plus de 460 personnes ont perdu la vie et 400'000 ont été déplacées. (ats/nxp)

Créé: 05.07.2017, 06h51


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