ACCUEIL 26.5.2012 Mis à jour à 00h19

L'Europe va encore durcir ses sanctions contre la Syrie

Répression

Les pays de l'UE ont bouclé un nouveau train de sanctions contre la Syrie en raison de la poursuite de la répression par le régime, comprenant notamment un embargo sur le transport de fret aérien.

Mis à jour le 22.02.2012 13 Commentaires
Ville de Homs bombardée.

Ville de Homs bombardée.
Image: AP

«De nouvelles sanctions seront annoncées lundi» lors d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles qui entérinera formellement ce train de mesures, a indiqué l'une des sources.

Ainsi que l'avaient déjà suggéré des diplomates ces dernières semaines, l'Europe va introduire un gel des biens de la banque centrale syrienne et une interdiction de certaines de ses transactions ainsi que du commerce de métaux précieux comme l'or réalisé par le pays.

Le train de sanctions de l'UE va inclure aussi un embargo sur le transport aérien de marchandises mais l'option d'une interdiction des vols passagers a été abandonnée dans la mesure où elle pourrait empêcher les ressortissants étrangers de quitter le pays, ont ajouté ces diplomates.

L'UE a commencé en effet en parallèle à établir des plans d'évacuation des ressortissants européens et étrangers vers le Liban et la Jordanie au cas où la situation se détériorerait et leur sécurité serait menacée.

Interdictions de visa en Europe

En outre, sept nouvelles personnes vont être ajoutées à une liste de près de 150 personnes et organisations ou entreprises, dont les principaux membres du régime, faisant l'objet d'interdictions de visa en Europe et de gels d'avoirs, selon les sources.

En revanche, l'idée d'une interdiction de l'importation en Europe de phosphates syriens, un temps à l'étude, a été abandonnée à ce stade.

La Grèce s'est opposée à cette mesure car elle achète beaucoup de ce produit à la Syrie, ont indiqué plusieurs diplomates. Un problème similaire s'était posé pour la Grèce lorsque l'Europe a décidé de mettre en place à partir de juillet un embargo sur les importations pétrolières en provenance d'Iran en raison du programme nucléaire controversé de Téhéran.

Athènes est aussi dans ce cas un client important de l'Iran et ses partenaires ont promis de l'aider à trouver d'ici juillet des fournisseurs alternatifs pour compenser.

L'Union européenne achète 40% des exportations syriennes de phosphate, utilisé notamment pour la confection d'engrais.

L'idée de sanctionner la banque centrale a suscité aussi d'intenses discussions lors des débats préparatoires entre capitales européennes, plusieurs Etats ayant des liens commerciaux forts avec la Syrie redoutant un arrêt complet de tout le commerce avec Damas.

Douzième train de sanctions européennes

Il s'agira lundi du douzième train de sanctions européennes pour protester contre les violences qui ont fait 7600 morts, en grande majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Condamnant la mort mercredi de deux journalistes étrangers et de 24 civils dans le bombardement de la ville rebelle de Homs, l'ancien Premier ministre belge et chef de file des Libéraux au Parlement européen, Guy Verhofstadt, a appelé à une réaction «urgente» de la communauté internationale.

«Si Bachar al-Assad refuse de mettre un terme au bombardement de zones civiles, les Etats membres du Groupe de contact (des amis de la Syrie, ndlr) doivent être prêts à utiliser la force afin de protéger les populations civiles», a-t-il dit. (afp/Newsnet)

Créé: 22.02.2012, 20h03

13

Publier un nouveau commentaire

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

13 Commentaires

Georges Alexandre

22.02.2012, 21:40 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation

Il faut agir le plus vite possible et se débarrasser du seul allié de l'Iran dans la région avant que ce dernier ne détienne la bombe nucléaire. D'où cet empressement plus marqué qu'ailleurs à vouloir protéger des civils en réalité pris en otage entre les forces sanguinaires du gouvernement syrien et les forces armées, financées et formées par les Anglais, les Français et les Américains en Turquie Répondre


Georges AYlexandre

23.02.2012, 08:46 Heures
Signaler un abus

Mon identité a été piratée, le commentaire ci-dessos n'est pas de moi. Répondre




Voyages de rêve à gagner!

Vous rêvez de partir à la découverte des plus belles plages?

Paiement par SMS

Payez par SMS!

Sorties

Les sorties près de chez vous

Cinéma

Sorties et bandes-annonces

Horoscope

Accédez à l'horoscope

Abonnements

Retrouvez nos offres 100% foot avec Panini

Energie

Toute l'actualité sur l'énergie

Météo

Consultez la météo

Femina

Retrouvez nos bons plans mode, beauté, loisirs sur Femina.ch

Applications mobile

Le Matin partout, avec vous