ACCUEIL 26.10.2014 Mis à jour à 00h01

Buste à l'effigie d'un ancien allié d'Hitler inauguré

Hongrie

Le buste en pierre d'une des figures les plus contestées de Hongrie, l'ancien régent Miklos Horthy (1920-1944), allié d'Adolf Hitler, a été inauguré samedi à Csokako (1.300 habitants), à 60 km de Budapest.

Mis à jour le 16.06.2012
«Horthy nous a montré la voie», a déclaré le maire de Csokako, György Furesz.

«Horthy nous a montré la voie», a déclaré le maire de Csokako, György Furesz.
Image: AFP

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«Horthy nous a montré la voie», a déclaré le maire de Csokako, György Furesz. «Ce pays était déchiré une fois de plus, assurer l'unité du pays était une de ses priorités», a poursuivi le maire devant une assemblée de près de 800 personnes, dont certaines agitaient des drapeaux ou portaient des t-shirts avec une carte de la grande Hongrie.

Pour ses défenseurs, Horthy est celui qui a rendu sa fierté à un pays démantelé en 1920 à la suite du traité de Trianon et a fait preuve de patriotisme après les affrontements sanglants pendant l'éphémère République des Conseils (1919), soutenue par la Russie soviétique.

Ses adversaires estiment que Miklos Horthy, qui a fait intégrer début 1941 la Hongrie aux forces de l'Axe (Rome-Berlin-Tokyo), s'est rendu responsable de la mort de milliers de Hongrois d'origine juive et rom via l'application de lois antisémites et racistes.

Une série d'événements récents réhabilitant l'ancien régent a lancé un débat public sur la résurgence d'un «culte Horthy» qui dépasserait les cercles d'extrême droite avec le soutien personnel de certaines personnalités proches du gouvernement.

Début mai, deux députés du Fidesz, le parti conservateur au pouvoir du Premier ministre Viktor Orban, ont participé à un bal organisé pour lever les fonds nécessaires à une statue de Miklos Horthy à Budapest.

Huile sur le feu

Ses détracteurs accusent le gouvernement d'attiser les sentiments nationalistes et de réinterpréter l'histoire pour regagner le vote des électeurs du parti d'extrême droite Jobbik populaire dans les zones rurales.

Dans une interview à paraître dimanche dans le quotidien autrichien Die Presse, M. Orban s'est refusé à qualifier Miklos Horthy de dictateur. Interrogé sur la multiplication des événements à sa mémoire, le Premier ministre a déclaré: «Les décisions incombent exclusivement aux collectivités locales».

Trois autres villes hongroises ont récemment célébré Miklos Horthy, donnant son nom à un parc, érigeant une statue de bois grandeur nature ou encore replaçant une plaque de marbre à son honneur sur les murs d'une école dont elle avait été enlevée en 1947.

(afp/Newsnet)

Créé: 16.06.2012, 22h27

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