Samedi 10 décembre 2016 | Dernière mise à jour 09:33

Reconversion Enquête sur la vie de Sarkozy après l'Elysée

Un article à paraître vendredi dans M le magazine du Monde s'est penché sur l'été de l'ancien chef de l'Etat français, entre vacances de luxe, dîners mondains, cours d'anglais et projets professionnels.

Sarkozy, en toute décontraction, a laissé pousser sa barbe, «comme la marque d'une liberté retrouvée», souligne <i>Le Monde</i>.

Sarkozy, en toute décontraction, a laissé pousser sa barbe, «comme la marque d'une liberté retrouvée», souligne Le Monde. Image: Le Monde

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Depuis sa défaite à la course à la présidence en mai dernier, Nicolas Sarkozy a quasiment disparu. Enfin, pas vraiment puisqu'il a quitté la rubrique politique pour figurer désormais dans les chroniques mondaines des journaux. Une enquête de deux journalistes du Monde, «Sarkozy si loin, si proche», qui doit paraître demain vendredi dans M le magazine du Monde, a dressé les nouvelles occupations et les nouvelles aspirations du chef de l'Etat.

On y apprend ainsi que Nicolas Sarkozy s'est remis à l'anglais. A raison de trois cours par semaine. Histoire de pouvoir converser avec la jet-set accueillie régulièrement par son épouse Carla, dans la résidence au Cap Nègre de la famille Bruni, au bord de la Méditerranée, ou lors de fêtes aussi somptueuses que mondaines à Paris ou au Maroc.

Faire de l'argent

Mais l'anglais lui est aussi indispensable pour pouvoir mener à bien ses nouveaux projets. Car l'ex-président entend désormais faire de l'argent. Il avait d'ailleurs prévenu, bien avant sa défaite politique en mai dernier, rappelle l'enquête. «Je suis là pour deux mandats, pas plus. Après ce sera la dolce vita. Après je changerai de vie et je ferai de l'argent», avait-il confié en novembre 2010.

Et c'est bien parti pour Nicolas Sarkozy. Il est désormais courtisé par un cabinet d'avocats anglo-saxon, des universités américaines ou encore des think tanks européens, souligne l'article. Il a également été invité en octobre par la grande banque Morgan Stanley à donner sa première conférence internationale d'ex-chef de l'Etat. Honoraires: 250'000 francs pour 45 minutes. «Rien qu'avec des conférences, on peut vivre très bien», avait d'ailleurs lancé l'ancien président cet été à sa famille.

Mais Sarkozy est un animal politique. Et même s'il y a renoncé officiellement, animal politique il reste. Et il ne peut s'empêcher de s'y mêler, même de loin, lui qui se verrait bien s'occuper des affaires du monde, à l'image de Tony Blair à l'époque. Le 8 août, il avait ainsi grillé de vitesse François Hollande, en appelant une action rapide de la communauté internationale pour éviter les massacres en Syrie. «Depuis qu'ils sont là, ils n'ont pris que des mauvaises décisions,» aurait-il ainsi confié à ses visiteurs, au sujet du nouveau gouvernement. Il aurait aussi jubilé de l'affaire du tweet de Valérie Trierweiler, la compagne du président en place, qui a écorné l'image de son rival.

Tout sauf ressembler à Chirac ou Giscard

Mais si Nicolas Sarkozy n'est pas prêt d'abandonner totalement la politique, il a toutefois une hantise, rappelle Le Monde: «tout sauf ressembler au fantôme de Jacques Chirac, et tout sauf ressembler à Valéry Giscard d'Estaing, battu en 1981 et vieillissant des années dans l'espoir de prendre sa revanche.» Alors il fait de la politique, mais de loin, et surtout loin des médias. Ainsi, au lendemain des législatives, il a téléphoné à chaque nouveau député UMP élu, tout en reprenant des rendez-vous politiques. Il participe désormais à la reconstruction de la droite tout en restant silencieux sur les querelles entre les ténors François Fillon et Jean-François Copé.

Cependant, rien ne sera plus comme avant et les amis de l'ancien président s'en sont parfaitement rendu compte. Tous ont notamment noté l'aversion de Carla pour la politique. Ils le savent donc: Nicolas Sarkozy tient désormais à son bonheur privé. «Carla est la meilleure chose qui me soit arrivée», a-t-il ainsi confié à ses confidents.

(nxp)

(Créé: 20.09.2012, 15h35)

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