Samedi 27 août 2016 | Dernière mise à jour 18:46

Mer du Nord Greenpeace dénonce un «grave accident», Total dément

La fuite de gaz de la plateforme Total en mer du Nord constitue un «grave accident», s'alarme lundi Greenpeace, après avoir analysé l'eau du site qui présente «beaucoup de pétrole». Une pollution dont Total nie l'existence.

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Un million de dollars par jour

Les mesures prises par Total pour endiguer la fuite de gaz sur sa plateforme d’Elgin, en mer du Nord, lui coûtent "environ 1 million de dollars par jour", a indiqué le directeur financier du groupe pétrolier français lundi lors d’une conférence avec des analystes.

Total perd en outre 1,5 million de dollars par jour de revenu net opérationnel, a ajouté le même dirigeant, Patrick de la Chevardière, qui a toutefois assuré que cet incident ne remettait pas en cause la politique d’investissement et de dividende du groupe.

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Un des scientifiques envoyés par Greenpeace à bord d’un de ses bateaux à proximité de la plateforme d’Elgin, théâtre d’une importante fuite de gaz, a assuré lundi qu’il y avait «beaucoup de pétrole» sur la mer dans la zone. Il a assuré qu’il s’agissait «vraiment d’un grave accident».

«Nous sommes au milieu d’une nappe irisée huileuse. Il y a une grande quantité de pétrole sur l’eau. Il y en a partout. Cela fait plusieurs kilomètres de long et je dirais, plusieurs centaines de large», a assuré Christian Bussau.

«C’est vraiment un grave accident. Total doit immédiatement commencer à boucher la fuite ou la pollution ne s’arrêtera pas», a-t- il ajouté.

Greenpeace a mis un canot pneumatique à l’eau pour effectuer des prélèvements d’eau et d’air, afin de les transmettre à un laboratoire pour déterminer exactement «ce qu’était cette irisation», a-t-il encore rapporté.

Démenti de Total

Total a pour sa part démenti la présence de pétrole: «il s’agit de condensat de gaz, un condensat léger qui ne pose pas de risque significatif pour les oiseaux marins ou le reste de la vie sauvage», a déclaré une porte-parole.

Juste après la découverte de la fuite il y a huit jours, Total avait indiqué que lorsque celle-ci s’était produite, du liquide s’était échappé d’abord, entraînant la formation d’une nappe fine d’hydrocarbures d’environ 12 km2. Mais ce condensat est censé, selon lui, s’évaporer.

Le bateau de Greenpeace, un navire de 50 mètres qui transporte une trentaine de personnes et une douzaine de journalistes, dont un photographe de l’AFP, est arrivé lundi matin sur le site.

Il se trouve à la limite de la zone d’exclusion de 3,7 kilomètres instaurée en raison des risques d’explosion autour de la plateforme. Celle-ci est située à 240 kilomètres des côtes écossaises. (afp/nxp)

(Créé: 02.04.2012, 15h44)

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