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La Grèce se met entre parenthèses pour un mois

Crise

Le gouvernement technique provisoire a pris ses fonctions en Grèce. Son objectif est de préparer les élections qui se tiendront le 17 juin.

Mis à jour le 17.05.2012 1 Commentaire
Panayiotis Pikramenos, Premier du ministre du gouvernement provisoire.

Panayiotis Pikramenos, Premier du ministre du gouvernement provisoire.

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La Grèce s'est dotée jeudi d'un gouvernement technique provisoire chargé d'expédier les affaires courantes jusqu'aux législatives du 17 juin, deuxième scrutin crucial en moins de deux mois, qui inquiète zone euro et marchés sur fonds d'anxiété à propos des dépots bancaires.

Des inquiétudes qui se sont traduites jeudi ailleurs en Europe par la nette hausse des taux d'intérêt pour un emprunt de près de 2,5 milliards d'euros levé par l'Espagne, pays également en difficulté.

Composé de 16 ministres, en majorité universitaires ou hauts fonctionnaires, le gouvernement d'affaires courantes grec dirigé par le président du Conseil d'Etat, Panayiotis Pikramenos, 67 ans, nommé Premier ministre, a comme objectif de préparer les élections, placées sous la menace d'une sortie de l'euro.

Ce gouvernement ne pourra légiférer sur rien: le parlement sans majorité sorti des urnes le 6 mai, qui se réunit pour la première fois jeudi, doit être dissous vendredi, pour permettre le délai de vacance d'un mois prévu par la constitution avant chaque élection législative.

Poste-clé à Georges Zanias

Le poste-clé du ministère des Finances a été attribué à Georges Zanias qui a dirigé depuis le début de la crise grecque en 2010 le conseil économique du pays.

Ce professeur d'économie à l'université d'Athènes est aussi l'un des principaux négociateurs de la restructuration de la dette souveraine du pays, ayant permis l'effacement d'un tiers de la dette, et de la signature du deuxième prêt de 130 milliards d'euros sur trois ans accordé par la zone euro et le FMI en échange de la poursuite des réformes contenues dans un "memorandum" d'accord.

C'est le rejet des politiques d'austérité contenues dans ce memorandum et le vote sanction subi par les socialistes du Pasok et la droite de la Nouvelle-Démocratie, qui ont conduit à ce parlement sans majorité lors du scrutin du 6 mai.

Après dix jours de tractations infructueuses des dirigeants de partis pour former un gouvernement de coalition, le président de la République Carolos Papoulias a été contraint de choisir mercredi Panayiotis Pikramenos, président de l'une des cours suprêmes du pays, comme le prévoit la constitution.

Inquiétude pour l'avenir de la zone euro

Le nouvel exécutif dit "de service" a prêté serment à la résidence présidentielle à 9 heures. Un conseil des ministres doit se réunir en début d'après-midi.

Aux Affaires étrangères, revient Petros Molyviatis, un diplomate de 83 ans, qui a fait un passage en 2004-2006 dans un gouvernement de droite.

L'ancien chef d'état-major des armées Frangos Frangoulis a été nommé ministre de la Défense tandis qu'au portefeuille de la Réforme de l'administration, est nommé Pavlos Apostolidis, ancien diplomate et ancien directeur des services secrets à la fin des années 90.

Antonis Manitakis, constitutionaliste de l'Université de Salonique, se charge du ministre de l'Intérieur et Yannis Stournaras, professeur d'économie à l'Université d'Athènes et ex conseiller de la Banque de Grèce, assume le portefeuille du Développement.

Pour superviser la police, l'ancien secrétaire d'Etat à la protection du citoyen Lefthéris Economou, est le seul rescapé du gouvernement Papademos, promu ministre.

Le nouveau scrutin, pour lequel la Gauche radicale anti-rigueur Syriza part largement favorite, a ranimé les inquiétudes sur l'avenir de la zone euro et accentué la menace récurrente de la sortie du pays de la monnaie unique, si la Grèce reniait ses engagements d'ajustement budgétaire et de réformes structurelles.  

hec/im/pm (afp/Newsnet)

Créé: 17.05.2012, 16h16

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1 Commentaire

CHris Jrésonne

18.05.2012, 07:46 Heures
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ils vont être éjectés de la CEE....est-ce un bien ? Répondre



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