ACCUEIL 30.7.2014 Mis à jour à 21h04

Le Président Traian Basescu ne sera pas destitué

Roumanie

Le référendum qui visait à virer l'homme politique n'a pas obtenu le taux de participation nécessaire pour être validé, alors que les Roumains voulaient le voir partir.

Mis à jour le 30.07.2012 2 Commentaires
Le Président Roumain s'était adressé aux journalistes le 29 juillet, jour du référendum. Il peut être serein, car le taux de participation n'a pas été assez fort pour valider un résultats défavorables à Basescu.

Le Président Roumain s'était adressé aux journalistes le 29 juillet, jour du référendum. Il peut être serein, car le taux de participation n'a pas été assez fort pour valider un résultats défavorables à Basescu.
Image: AFP

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Le président roumain suspendu Traian Basescu a survécu à une tentative de destitution malgré un désaveu massif des votants, mais la tension politique avec la majorité de centre gauche devrait demeurer malgré quelques promesses d’apaisement des deux camps.

Selon des résultats officiels annoncés lundi par le Bureau électoral central (BEC) portant sur plus de 99,9% des bureaux de vote, le taux de participation au référendum de destitution s’est élevé à 46,23% des inscrits, en-dessous des 50% requis pour la validation de cette consultation.

«Traian Basescu n’existe plus»

Plus de 87% des votants ont dit «oui» à la destitution de Basescu. L’invalidation du référendum laisse présager une poursuite de la cohabitation houleuse entre le président de centre droit et l’Union sociale libérale (USL, majorité de centre gauche) dirigée par le Premier ministre Victor Ponta, estiment les analystes.

«D’un point de vue politique Traian Basescu n’existe plus, il a été démis», a lancé Victor Ponta. «Il va rester à Cotroceni (le palais présidentiel, NDLR) mais il n’a plus aucune légitimité», a-t-il ajouté alors que le second mandat du chef de l’Etat s’achève en 2014.

Le Premier ministre a toutefois affirmé qu’il ne lancerait «pas de nouvelle confrontation» avec son rival dans une interview à cinq médias étrangers dont l’AFP. «Tout le monde va perdre si nous continuons la bataille», a-t-il ajouté.

Tensions politiques

Après avoir assuré qu’il s’attacherait à «promouvoir la réconciliation» et «combler la fracture au sein de la société», le président suspendu a de son côté souligné qu’il serait «un partenaire de l’USL, pourvu que ses responsables comprennent la leçon que leur ont donnée les Roumains.»

«S’il font preuve de la volonté de consolider l’Etat, de réparer ce qu’ils ont détruit, de respecter la Constitution et les lois du pays, je serais leur partenaire», a-t-il martelé. Le coup de force de l’USL pour destituer Traian Basescu a suscité les critiques sévères de l’Union européenne, qui a fustigé des «atteintes systématiques contre l’Etat de droit.» Victor Ponta a reconnu des erreurs de sa majorité et affirmé «avoir tiré les leçons» de cette crise avec l’UE. Cette dernière a fait savoir lundi qu’elle continuera à surveiller de près la Roumanie.

La tension politique entre le Président et la majorité de centre gauche devrait toutefois rester vive dans les prochains mois, estiment des diplomates étrangers interrogés par l’AFP. D’autant que le pays doit entrer en campagne à l’automne pour des élections législatives et les deux camps seront de nouveau à couteaux tirés.

Conflits personnels

«Après ce référendum on aurait pu s’attendre à ce que les deux camps revoient leur position pour trouver un compromis mais en Roumanie les conflits politiques sont personnalisés, ce qui les rend impossibles à résoudre», explique à l’AFP l’analyste politique Radu Alexandru.

Le retour de Basescu au palais présidentiel «ne va pas calmer la situation politique, au contraire, il va attiser encore davantage la guerre entre les deux camps», estime le quotidien Romania Libera.

L’échec du référendum intervient à la veille d’une mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne, qui ont conclu l’année dernière un accord de type préventif avec Bucarest.

«Un prolongement du scandale politique va renchérir la facture» payée par les Roumains, écrit le quotidien Ziarul financiar, alors que la monnaie locale, le leu, a déjà atteint son plus bas historique, perdant 7% de sa valeur en quelques semaines. (afp/Newsnet)

Créé: 30.07.2012, 17h52

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2 Commentaires

Georges Alexandre

30.07.2012, 18:10 Heures
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Dix mille bulletins vierges porteraient le nom du Prince Vibescu. Répondre