ACCUEIL 25.10.2014 Mis à jour à 01h59

Le référendum invalidé, Traian Basescu reste président

Roumanie

La Cour constitutionnelle a invalidé mardi le référendum sur la destitution du président roumain Traian Basescu, qui reste ainsi chef de l'Etat.

Mis à jour le 21.08.2012
Traian Basescu reste président de la Roumanie.

Traian Basescu reste président de la Roumanie.
Image: ARCHIVES/Keystone

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La Cour constitutionnelle de Roumanie a invalidé mardi le référendum sur la destitution du président de centre droit Traian Basescu, qui reste donc chef de l’Etat, a annoncé l’un de ses neuf juges, Tudorel Toader.

"La décision est l’invalidation", a déclaré Tudorel Toader aux journalistes après plus de deux heures trente de débats.

"La décision a été adoptée à la majorité légale", a-t-il ajouté.

Suspendu début juillet

Traian Basescu avait été suspendu de ses fonctions début juillet par l’Union sociale-libérale (USL), coalition de centre gauche au pouvoir depuis mai, dans le cadre d’une procédure vertement critiquée par l’Union européenne et les Etats-Unis.

La décision a été prise par six voix contre trois, soit la majorité requise par la loi dans ce type d’affaire, selon Mediafax et d’autres médias roumains.

La cour n’a pour le moment pas fait de déclarations officielles.

Selon les résultats du Bureau électoral central, bien que plus de 87% des votants se soient prononcés pour le départ de Traian Basescu, très impopulaire après une cure d’austérité administrée en 2010, le seuil minimum de participation requis (50% des inscrits plus un) pour que le référendum soit validé n’a pas été atteint.

La décision de la Cour devrait mettre un terme à la plus grave crise politique vécue par la Roumanie depuis la chute de la dictature communiste il y a 23 ans.

Cohabitation nécessaire

Traian Basescu, dont le mandat de président expire en 2014, devra toutefois cohabiter avec le gouvernement de centre gauche du premier ministre Victor Ponta qui a été à l’origine de la procédure de destitution.

Le président par intérim Crin Antonescu, un des chefs de file de l’USL, a annoncé qu’il allait s’exprimer en début d’après-midi.

La Commission européenne avait qualifié en juillet d’"atteintes à l’Etat de droit" les méthodes peu orthodoxes de la majorité pour faciliter la destitution : révocation du médiateur, limitation par décret des pouvoirs de la Cour Constitutionnelle, etc.

Victor Ponta s’était engagé à rétablir les pouvoirs de la Cour et à respecter toutes ses décisions, même celles qui ne conviendraient pas à sa majorité.

Les Etats-Unis qui avaient eux aussi exprimé leur préoccupation, ont également insisté sur la nécessité de respecter les décisions de la cour. (afp/Newsnet)

Créé: 21.08.2012, 12h44

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