ACCUEIL 23.4.2014 Mis à jour à 20h43

Nicolas Sarkozy a présidé son dernier conseil des ministres

Présidentielle française

Le président sortant a souhaité bonne chance à son successeur avant d'être applaudi debout par tout le gouvernement. Les ministres parlent d'un «moment émouvant». La passation de pouvoir aura lieu le 15 mai.

Mis à jour le 09.05.2012 2 Commentaires
Les journalistes attendent devant l'Elysée la sortie des ministres du dernier conseil qu'a présidé Nicolas Sarkozy.

Les journalistes attendent devant l'Elysée la sortie des ministres du dernier conseil qu'a présidé Nicolas Sarkozy.
Image: AFP

Articles en relation

Sortie digne de Sarkozy

Pierre Moscovici a estimé mercredi que Nicolas Sarkozy avait choisi de "faire une sortie digne" et s’est félicité des "conditions apaisées" prévalant dans cette transition, soulignant un contraste à cet égard avec la situation de 1981.

Nicolas Sarkozy "a fait une campagne dure, mais il a choisi de faire une sortie digne. Qui va s’en plaindre?", a déclaré sur Europe 1 le responsable de la transition présidentielle dans l’équipe de François Hollande.

"C’est une alternance qui se passe dans des conditions apaisées. On ne va pas s’en plaindre par rapport à 1981", a-t-il ajouté, en saluant la "dignité des équipes sortantes.

Partager & Commenter

Le président français sortant, Nicolas Sarkozy, a dirigé son dernier conseil des ministres. Il a souhaité «bonne chance» au socialiste François Hollande à qui il doit transmettre le pouvoir mardi prochain.

Trois jours après avoir été battu à la présidentielle dimanche, Nicolas Sarkozy a souligné qu’il fallait «respecter le choix des Français», ont résumé plusieurs ministres à la sortie du conseil.

Durant cette ultime réunion, le Premier ministre, François Fillon, a fait un rapide bilan de son gouvernement. «J’ai rappelé que l’engagement principal de Nicolas Sarkozy en 2007 avait été tenu. Cet engagement, c’était de remettre la France en mouvement (...), nous l’avons fait dans un climat de crise».

Ses ministres ont exprimé tour à tour leurs sentiments. Le ministre du Logement, Benoist Apparu, a dit sa «joie immense» d’avoir fait partie de ce gouvernement. A la fin du conseil, Nicolas Sarkozy a été «applaudi debout» par tous les membres du gouvernement et il y a eu un «pot de l’amitié avec le président» au cours duquel les ministres lui ont demandé de dédicacer le carton portant leur nom à la table du conseil. «Il a mis un mot d’affection à chacun d’entre nous et nous, on lui a dit notre gratitude», a raconté la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.

Avenir peu clair

Le gouvernement Fillon - 32 ministres et secrétaires d’Etat - remettra jeudi au président sortant la démission de son cabinet.

Quant à l’avenir de Nicolas Sarkozy il n’était toujours pas très clair. Après avoir répété ces derniers mois qu’il quitterait la politique en cas de défaite, il a maintenu un certain flou. «Il n’abandonne pas son combat politique, il va le faire différemment», a déclaré M. Apparu.

Les législatives des 10 et 17 juin sont désormais au coeur des préoccupations de la droite. La chef de file de l’extrême droite, Marine Le Pen, forte de ses 17,9% des voix au premier tour de la présidentielle, s’est dite ouverte à des ententes «au cas par cas» avec des candidats du parti de droite UMP qui accepteraient de quitter ce mouvement. Mais le patron de l’UMP, Jean-François Copé, a réaffirmé que tout accord local entre un candidat UMP et l’extrême droite serait «contraire à la ligne» et qu’il n’y aura pas d’alliance électorale. Les Français se prononcent à 61% pour que les législatives débouchent sur une majorité favorable à François Hollande, selon un sondage.

Hollande rencontre Van Rompuy

Pendant ce temps, François Hollande a tenu à son QG son dernier conseil politique de campagne avant son entrée à l’Elysée, en présence de nombreux ténors socialistes qui ont évoqué un «moment particulier» lors duquel le président élu a parlé de «sa fierté, de sa joie».

Son ancienne compagne et candidate malheureuse à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, a raconté que «toute l’équipe» l’avait «félicité». «C’était aussi un moment amical», a-t- elle dit.

Dans une interview au quotidien régional «La Montagne» réalisée avant l’élection mais publiée mercredi, François Hollande décrit son état d’esprit: «Je dois absolument être à la hauteur de la confiance qui m’est donnée. Je ne dois pas décevoir, c’est un impératif». Actuellement, François Hollande «prépare la semaine prochaine, tranquillement et sereinement», a commenté un de ses proches, Stéphane Le Foll, alors que la passation de pouvoir aura lieu le 15 mai et qu’il doit ensuite former son gouvernement.

Le président élu prépare également le sommet informel de l’Union européenne du 23 mai: il a reçu mercredi le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, avec qui il a évoqué la crise grecque, et doit rencontrer jeudi le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

Ces rencontres sont organisées au moment où le chaos politique dans lequel se trouve la Grèce suscite les craintes des marchés et repose la question de son maintien dans la zone euro.

Créé: 09.05.2012, 09h03

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

2 Commentaires

Urbin Sato

09.05.2012, 09:41 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

Et après le nain retournera dans sa cabane tout au fond du jardin ! Répondre


lulu bristol

09.05.2012, 09:57 Heures
Signaler un abus

La rigolade est terminée pour flamby . On espére que nos amis journalistes seront aussi virulents avec la gauche ! On se rappelle l'ére Mitterand dont on a jamais rien su des magouilles et autres dont il n'a jamais été puni puisqu'il est mort avant. Bonne chance au capitaine de pédalos ! Répondre