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Paris et Rome d'accord sur les moyens d'enrayer la crise

Crise de l'euro

En visite à Rome, le président français François Hollande a présenté à Mario Monti son plan pour relancer la croissance en Europe. Les deux dirigeants ont affiché «leur très forte convergence de vues» sur la crise.

Mis à jour le 14.06.2012 1 Commentaire
Le président français François Hollande et le chef du gouvernement italien Mario Monti ont affiché à Rome leur «convergence de vues» sur les moyens d’enrayer la crise.

Le président français François Hollande et le chef du gouvernement italien Mario Monti ont affiché à Rome leur «convergence de vues» sur les moyens d’enrayer la crise.
Image: Keystone

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Le président français François Hollande et le chef du gouvernement italien Mario Monti ont affiché jeudi à Rome leur «convergence de vues» sur les moyens d’enrayer la crise de la dette dans la zone euro et de relancer la croissance en Europe. Le chef de l’Etat français a évoqué le Mécanisme européen de stabilité (MES).

A l’issue d’un entretien qui a duré deux heures et demie, M. Monti a souligné la «très forte convergence de vues» entre les deux pays.

Jugeant «très positivement» tout ce qui avait été fait jusqu’à présent, dont le plan d’aide aux banques espagnoles, il a toutefois souligné que cet effort n’était «pas suffisant» pour «mettre l’euro à l’abri des turbulences des marchés» et qu’il était nécessaire de «renforcer les points actuellement faibles du système».

Les deux dirigeants partagent l’idée «d’une plus grande attention à la croissance» mais «ce qui ne signifie pas l’abandon ou une attention mineure à la discipline budgétaire», a insisté l’ancien commissaire européen.

Réunion prévue M. Hollande a dit de son côté avoir adressé au président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, un document en vue de préparer le sommet européen des 28 et 28 juin à Bruxelles.

Une «feuille de route» en vue de relancer une croissance «indispensable», de soutenir les banques et les Etats «de façon à ce que la spéculation soit découragée» et de mettre en oeuvre un «approfondissement de l’union économique et monétaire».

Le Conseil européen des 28 et 29 juin doit discuter des mécanismes destinés à renforcer la stabilité financière de la zone euro, notamment l’élargissement du rôle du Mécanisme européen de stabilité (MES), a-t-il souhaité. M. Monti a souligné avoir discuté avec M. Hollande de «la dette souveraine et des instruments pour rétablir la confiance concernant les pays les plus exposés». Dans ce cadre, les deux dirigeants ont «échangé des opinions sur l’hypothèse» d’une «émission commune de titres» obligataires, a-t-il dit dans une allusion aux euro- obligations, une proposition à laquelle l’Allemagne est très rétive.

Souhait lié à la Grèce

A trois jours des élections en Grèce, cruciales pour le maintien du pays dans l’euro, les deux dirigeants ont par ailleurs réaffirmé leur «souhait» qu’»Athènes reste dans l’euro et respecte ses engagements», a déclaré M. Monti.

M. Hollande a dit «partager complètement» l’opinion du président du Conseil italien tout en soulignant: «c’est un pays souverain, c’est au peuple de décider».

La rencontre entre les deux hommes avait pour objectif de préparer un sommet à quatre - auquel se joindront les dirigeants allemand et espagnol, Angela Merkel et Mariano Rajoy - le 22 juin à Rome, lui-même prélude au sommet européen de la fin juin.

M. Monti a confirmé sa vocation à faire le «pont» avec l’Allemagne en assurant qu’Angela Merkel est «comme moi-même, Hollande et les autres chefs d’Etat en permanence à la recherche de solutions pour l’Europe».

Critique

Pressée de toutes parts d’en faire plus pour endiguer la crise, la chancelière allemande a mis en garde contre la tentation de faire reposer le sauvetage de la zone euro sur les seules épaules de son pays.

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault l’a invitée à ne pas «se laisser aller à des formules simplistes», en réponse à la chancelière qui a prévenu que Berlin ne pouvait se satisfaire de «solutions de facilité», de «la médiocrité» comme recettes face à la crise.

L’ex-commissaire à la concurrence, avocat de l’approfondissement du marché intérieur européen, plaide pour plus de libéralisation. Il a d’ailleurs réitéré son intention de procéder prochainement à la vente de biens immobiliers de l’Etat et de participations publiques en Italie.

Par la suite, au palais du Quirinal, avant un dîner qui lui était offert par le président Girogio Napolitano, M. Hollande lui a rendu un vibrant hommage et exprimé sa «gratitude» pour avoir eu dans le passé «la conviction que l’avenir de l’Europe passait par des évolutions institutionnelles». (ats/Newsnet)

Créé: 14.06.2012, 21h50

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1 Commentaire

De TTe

15.06.2012, 16:57 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Hollande et Monti, deux ténors des dettes par tous les moyens => aucune autre solution que "Dette+Dette+Dette ..." n'est mentionnée ni esquissée !!! Répondre



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