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Réponse ambitieuse à la crise attendue

Crise de la dette

Les Européens sont sous pression pour apporter une réponse forte à la crise, lors du sommet de Bruxelles jeudi et vendredi, mais leurs divergences risquent de limiter les résultats.

Mis à jour le 27.06.2012 3 Commentaires
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, François Hollande, Mario Monti et Angela Merkel seront de la partie pour le sommet des 27 jeudi et vendredi à Bruxelles.

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, François Hollande, Mario Monti et Angela Merkel seront de la partie pour le sommet des 27 jeudi et vendredi à Bruxelles.
Image: Keystone

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Les dirigeants des Vingt-Sept se retrouvent jeudi à partir de 16H (heure suisse) pour une réunion censée durer jusqu’à vendredi après-midi. Mais le chef du gouvernement italien, Mario Monti, s’est déjà dit "prêt à travailler jusqu’à dimanche soir si nécessaire" de façon à préparer avant l’ouverture des marchés financiers un ensemble de solutions convaincantes.

"Nous ne pouvons pas permettre que cette oeuvre extraordinaire de construction européenne à laquelle l’Italie a toujours contribué puisse être détruite", a lancé Mario Monti, inquiet face à une crise de la dette qui s’aggrave.

"Les marchés attendent un mécanisme à court terme, mais nous ne l’avons pas", a avoué mardi un diplomate européen de haut rang. Ce sommet --le 19e depuis le début de la crise grecque en décembre 2009-- survient au moment où la contagion de la crise s’accélère, avec l’Espagne et Chypre qui viennent de demander l’aide de la zone euro.

Aller plus loin

Pour autant, l’objectif n’est pas de peaufiner un énième plan de sauvetage mais d’aller plus loin en dessinant les contours d’une véritable union économique, comme le souhaite Berlin avant d’envisager plus de solidarité avec ses voisins.

Premier chantier: mettre en place une union bancaire, qui comporterait une supervision renforcée, une garantie des dépôts et un mécanisme commun de résolution des crises.

Le FMI comme le G20 exhortent les Européens à donner naissance rapidement à ce projet qui pourrait enrayer la crise qui touche le secteur bancaire et menace les finances publiques des Etats.

Plus grande solidarité souhaitée

Mais tous ne sont pas sur la même ligne. L'Allemagne privilégie le volet supervision. D’autres pays prônent une plus grande solidarité via, par exemple, une garantie des dépôts à l’échelle européenne. Autre dossier à l’agenda: les moyens de relancer la croissance, alors que la zone euro pourrait être en récession plus longtemps que prévu.

Les dirigeants allemand, français, italien et espagnol se sont mis d’accord dès vendredi, lors d’un mini-sommet, pour mobiliser 1% du PIB européen --soit 120 à 130 milliards d’euros-- en faveur de la croissance. Cette décision doit être acceptée par leurs 23 collègues.

Ce montant proviendrait du renforcement de la Banque européenne d’investissement, de l’instauration de "project bonds" (emprunts en commun pour financer des infrastructures) et de fonds européens encore inutilisés.

Mesures insuffisantes?

Cet ensemble de mesures, qui circulent depuis longtemps à Bruxelles, risquent de ne pas suffire à rassurer les marchés qui attendent des réponses plus définitives à la crise, comme la mise en place d’euro-obligations. Mais la mutualisation de la dette, sous une forme ou une autre, est la pomme de discorde entre Européens, l’Allemagne s’y refusant fermement.

"Quand je pense au sommet, ce qui m’inquiète est qu’il y aura toutes sortes d’idées de mutualisation de la garantie et trop peu d’idées pour plus de contrôle" des finances des Etats, a déclaré lundi la chancelière Angela Merkel. "Il doit y avoir un équilibre entre garantie mutuelle et contrôle", a-t-elle plaidé.

Le président de l’UE, Herman Van Rompuy, a établi une feuille de route où il propose de renforcer le contrôle des budgets nationaux, tout en ouvrant la voie à une mutualisation de la dette. Ce rapport transmis aux capitales européennes servira de base de travail lors du sommet.

Mais face aux très fortes réticences de Berlin, les risques de voir le sommet échouer sur ce point sont considérables. Afin d’aplanir les différends, le président français François Hollande doit rencontrer la chancelière Merkel mercredi soir à Paris.

(afp/Newsnet)

Créé: 27.06.2012, 09h01

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3 Commentaires

Pierre Ponce

27.06.2012, 09:54 Heures
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"Le jeu de sociétés", plus connu sous l'appellation "Jacadi" continue: Jacques a dit : - Touchez-vous les doigts ! Jacques a dit : - Un pas en avant ! Jacques a dit : - Deux pas en arrière ! Jacques a dit : - Plus d'austérité ! Jacques a dit : Moins d'austérité mais plus de croissance ! Jacques a dit: - Tous au sommet ! Jacques a dit : - Patience, on se sait plus où on va mais on y travaille ! Répondre


Major je sais

27.06.2012, 10:04 Heures
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Quand on peut pas commenter un article avec des propos et des arguments parce qu'on a juste regardé la photo, qu'on est incapable de comprendre ce qui est écrit sur l'article, alors on commente quand-même... avec le même esprit ..... Répondre



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