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Vent de fronde au Parlement européen

Accords de Schengen

Les groupes politiques du Parlement européen ont exprimé mardi à Strasbourg leur colère de manière quasi unanime après l'accord entre les Etats européens sur une réforme des accords de Schengen.

Mis à jour le 12.06.2012 5 Commentaires
Le président du groupe Libéral-démocrate, Guy Verhofstadt (au centre), a évoqué «une honte».

Le président du groupe Libéral-démocrate, Guy Verhofstadt (au centre), a évoqué «une honte».
Image: AFP

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Les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne se sont entendus jeudi dernier à Luxembourg pour élargir les critères autorisant un Etat à rétablir les contrôles aux frontières tout en refusant de soumettre l'application des accords au contrôle parlementaire.

Ce «mécanisme de contrôle renforcé», prévu par la Commission européenne dans sa proposition de réforme des accords de Schengen, présentée en septembre dernier, était supposé balancer la plus grande liberté laissée aux Etats.

«Ce n'est pas l'envie d'exploser qui me manque. C'est de la provocation», s'est exclamé le Français Joseph Daul, président UMP du Parti populaire européen (centre droit), la principale force politique dans l'hémicycle.

Critique évoquée

«Vous avez cassé le lien de confiance avec ce Parlement», a-t-il dit à l'adresse du ministre danois de la Justice, Morten Bodskov, dont le pays assume la présidence tournante de l'Union européenne.

La méthode communautaire - en vertu de laquelle les décisions sont prises à la majorité, conjointement au sein du Conseil et du Parlement -, «permet que les plus grands Etats membres n'imposent pas leur volonté aux plus petits et assure que les intérêts communautaires prévalent sur les intérêts nationaux», a ajouté l'élu alsacien.

Le président du groupe Libéral-démocrate, Guy Verhofstadt, comme la co-présidente des Verts, Rebecca Harms, ont évoqué «une honte» et le président des Socialistes et démocrates, Hannes Swoboda, a parlé de «porte ouverte au populisme en Europe».

Seuls les eurosceptiques et l'extrême droite ont approuvé l'attitude des Etats que le ministre social-démocrate danois s'est employé à justifier.

CEJ évoquée

«C'est un énorme malentendu», a-t-il plaidé en assurant que l'objectif n'était pas de contourner le Parlement mais de s'assurer d'une base juridique solide et consensuelle.

«C'est la conséquence nécessaire des compromis sur le fond qui ont permis de réunir une adhésion au Conseil», a ajouté Morten Bodskov sans convaincre les eurodéputés qui pourraient porter l'affaire devant la Cour de justice de Luxembourg (CEJ).

A défaut de statuer sur le contrôle, le Parlement devra se prononcer sur le changement des règles, qui autoriserait les Etats à rétablir les contrôles aux frontières intérieures si l'un d'eux se révèle incapable de contenir l'immigration illégale aux frontières extérieures.

Une telle décision n'est actuellement permise qu'en cas de menaces pour la sécurité et l'ordre public. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 12.06.2012, 14h44

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5 Commentaires

El Hobbit

12.06.2012, 16:51 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Une belle preuve de la déconnexion des fonctionnaires européens vis à vis du peuple... tous les états semblent d'accord, le(s) peuple(s) également... mais non, les fonctionnaires européens savent eux ce qui est bon pour le peuple qui est idiot. Si certains doutaient de la nécessité de refuser toutes entrées dans l'Europe... Répondre


Harry Schlesinger

12.06.2012, 15:16 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

la honte, ces gratte-papiers bruxellois imbus de pouvoir: ne savent-ils pas lire les clauses? Répondre



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