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Angela Merkel met en garde contre la «médiocrité» en Europe

Crise de la dette

La chancelière allemande, très attaquée en particulier en France pour sa défense de la rigueur, a réagi vivement en déplorant un «manque de confiance» entre dirigeants de la zone euro.

Mis à jour le 15.06.2012 17 Commentaires

Image: Reuters

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Angela Merkel a déploré devant la fédération des entreprises familiales un «manque de confiance entre les acteurs» de la zone euro, qui ne peut être résolu qu’en s’attaquant «aux racines de la crise», à savoir «l’endettement et les écarts de compétitivité». «Il y a un faux débat qui est apparu, opposant la croissance et la rigueur budgétaire. C’est n’importe quoi», a-t-elle tempêté.

Mentionnant le prochain sommet du G20 au Mexique, elle a martelé, comme elle l’avait déjà fait la veille, que l’Allemagne «ne se laissera pas convaincre par des solutions rapides comme les euro- obligations» ou l’introduction d’un fonds commun de garanties bancaires en Europe.

«Le danger des propositions précipitées de mutualisation» de la dette est d’occulter les divergences de puissance économique entre les pays en nivellant les taux d’emprunt des Etats, a-t-elle averti. «Celui qui occulte cela finit dans la médiocrité. Et la médiocrité ne doit pas devenir l’étalon» en zone euro, s’est emportée Mme Merkel, très applaudie.

France égratignée

Elle a égratigné au passage la France, appelant à observer «l’évolution du coût du travail en France et en Allemagne», une manière de louer les efforts de réformes faits par l’Allemagne, et l’avantage de cette dernière en termes de compétitivité.

«Il n’y aura pas de bonne union économique et monétaire sans union politique», synonyme d’abandon de souveraineté, a-t-elle par ailleurs affirmé, ajoutant: «Je ne peux pas vouloir des euro- obligations et refuser tout contrôle» sur les budgets nationaux.

Elle a rappelé qu’elle plaidait pour un contrôle budgétaire beaucoup plus strict en zone euro, permettant à la Cour européenne «d’invalider» des budgets nationaux déséquilibrés, «mais cela ne (plait) pas à certains Etats». Le futur de l’Europe «se décide dans ces prochains mois, cette année», a conclu Mme Merkel. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 15.06.2012, 15h27

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17 Commentaires

Feu Mouillé

15.06.2012, 16:35 Heures
Signaler un abus 9 Recommandation 0

Après la Dame-de-Fer, voici la Dame-de-Feu... Elle à raison de vouloir stopper la course à l’empilement des dettes et elle à raison de ne pas vouloir de EuroFlops et de ne pas faire pot-pourri-commun, mais elle manque de vision pour donner à l’Europe (et au monde) la volonté de porter le développement durable vers un avenir plus humain et plus respectueux. Répondre


Francois Zollande

15.06.2012, 15:52 Heures
Signaler un abus 8 Recommandation 0

Moi, président de la république, je me suis bien fait taclé par Merkel!!! Répondre