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«Arrêtez de violer les animaux!»

Allemagne

Le message d’alarme de plusieurs organisations de protections de la nature face à l’impunité des zoophiles a été entendu par le gouvernement Merkel.

Par Christophe Bourdoiseau. Mis à jour le 03.09.2012
Les membres de la Fédération contre le viol des animaux
mènent une campagne choc pour dénoncer l’impunité des zoophiles. Ils ont été entendus par le gouvernement allemand.

Les membres de la Fédération contre le viol des animaux mènent une campagne choc pour dénoncer l’impunité des zoophiles. Ils ont été entendus par le gouvernement allemand.
Image: http://www.bmt-tierschutz.de

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Le problème a été inscrit à l’ordre du jour du conseil des ministres, mercredi dernier, suite à une initiative de la chambre des régions (Bundesrat). «En Allemagne, on peut avoir des relations sexuelles avec un animal sans être inquiété par la justice», explique Marius Tünte, porte-parole de la fédération de protection des animaux (Deutscher Tierschutzbund).

Réseaux zoophiles

Les représentants des Länder ont même évoqué «l’apparition de bordels d’animaux» en Allemagne dans leur rapport. «Il est tout à fait possible que des réseaux de zoophiles se soient organisés et trouvent des éleveurs mettant à leur disposition leurs animaux contre de l’argent», confirme Marius Tünte. «Toutes les espèces d’animaux sont violés, du hamster jusqu’aux serpents en passant par les chevaux et les chiens», dénonce Claudia Lotz, responsable de l’antenne berlinoise de la Fédération contre le viol des animaux (BMT). «Dans notre asile de Brême, l’Arche de Noé, nous avons récupéré des animaux traumatisés comme, par exemple, ce chihuahua violé par son propriétaire avec des parties génitales déchirées», raconte-t-elle.

Les auteurs du livre «Souffrance des animaux: le silence» (Verschwiegenes Tierleid) ont recensé les agressions sexuelles commises en Allemagne dans les années 2000. «Car la presse n’en parle pas. C’est un sujet tabou», explique Claudia Lotz. Dans ce livre, on apprend par exemple qu’un homme de 45?ans s’est fait surprendre par la police en train de violer un cochon au zoo «Wilhelma» de Stuttgart. Le BMT a organisé le 15 août dernier une manifestation à Berlin pour mobiliser l’opinion. «Nous voulons que cette forme de maltraitance soit punie», insiste Claudia Lotz. Dans la seule région de Hesse, la police a été confrontée six fois à des zoophiles en 2011 sans aucune poursuite. «Il nous reste qu’à soigner les animaux», se lamente le responsable régional de l’office de protection des animaux.

«Allez sur Internet pour comprendre l’ampleur du problème, lance Claudia Lotz. Les zoophiles échangent leurs expériences sur des blogs». L’association «Zeta» défend même sur son site le droit d’avoir des relations sexuelles avec des animaux – toutefois sans violence. «Nous ne sommes pas des sadiques ou des criminels», se défendent ces zoophiles déclarés.

Animaux consentants?

En juillet dernier, les vétérinaires ont dénoncé dans un communiqué la légende qui voudrait que les bêtes soient consentantes. «Les animaux souffrent de séquelles psychiques et physiques graves. La plupart du temps, ils en meurent», dénonce la Fédération des vétérinaires «bpt». Le dernier zoophile à avoir été condamné en Allemagne remonte à 2008. Un soigneur de 51?ans avait violé son chien, un Rottweiler, et avait pris 2400?euros d’amende. Son erreur? Avoir filmé la scène avec son téléphone portable. En effet, si les relations sexuelles restent impunies, les films de zoophilie, eux, sont condamnables.

bmt-tierschutz (Le Matin)

Créé: 03.09.2012, 08h42

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