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Italie Le capitaine Schettino veut un accord à l'amiable

Le procès du capitaine du Costa Concordia, navire dont le naufrage le 13 janvier 2012 a fait 32 morts, a repris mercredi en Toscane. La défense a demandé un accord à l'amiable.

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Le naufrage du Costa Concordia heure par heure

Le naufrage du Costa Concordia heure par heure Vendredi soir, le 13 janvier 2012, un paquebot de croisière a échoué au large de l'Italie. Bilan: 32 morts.

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Les images étrangement féeriques du Costa Concordia

Les images étrangement féeriques du Costa Concordia Trois jours après le naufrage du paquebot au large de la Toscane, les recherches continuaient de nuit dans l'épave.

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A bord du Costa Concordia avant le naufrage

A bord du Costa Concordia avant le naufrage Promenade en images dans le luxueux paquebot de croisière avant la catastrophe.

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La défense de Francesco Schettino a demandé mercredi une nouvelle fois au tribunal de Grosseto, en Toscane, un accord à l'amiable pour le commandant du Costa Concordia. Une demande qui lui avait été refusée en mai dernier.

«Nous ne nous attendons pas à une réponse immédiate» du tribunal, a déclaré Francesco Pepe, un des avocats de celui qui est considéré comme le principal responsable du naufrage qui a fait 32 morts en janvier 2012. Plus de 400 témoins et 250 parties civiles seront cités dans le cadre de ce procès prévu pour durer des mois.

Poursuivi pour homicides involontaires et abandon de poste, le capitaine du Costa Concordia entend plaider coupable dans le cadre d'une procédure négociée, en échange d'une peine de prison réduite à trois ans et cinq mois. Le Parquet de Grosseto avait rejeté cette offre, mais le dernier mot revient au tribunal qui n'a aucune date limite pour prendre sa décision.

Le procès s'était ouvert le 9 juillet, mais il avait été ajourné pendant huit jours en raison d'une grève des avocats en Italie. Ils protestaient contre une réforme de la procédure judiciaire visant à réduire l'engorgement des tribunaux.

«Il n'a pas abandonné son navire»

Francesco Schettino a reconnu des erreurs, mais il affirme avoir limité les conséquences de l'accident. Navigant trop près du rivage, le bateau de croisière avait heurté un haut fond aux abords de l'île du Giglio, au large de la Toscane le 13 janvier 2012. Le capitaine avait quitté le bord avant la fin de l'évacuation des passagers.

«Il n'a pas abandonné le navire. Si le commandant était resté dix minutes de plus sur le navire, il serait tombé à l'eau et n'aurait pas pu gérer l'évacuation», a argumenté Donato Laino, un des avocats de celui qu'on surnomme «l'homme le plus détesté d'Italie» ou «Capitaine couard».

«Il n'a jamais fui ses responsabilités. Il est simplement juste qu'il soit traité de manière équitable», a renchéri un autre de ses défenseurs, Francesco Pepe. Un avis vivement contesté du côté des victimes venues réclamer justice dès l'ouverture du procès.

«Nous sommes ici aujourd'hui pour obtenir justice pour les victimes et notamment pour ceux qui devront vivre toute leur vie avec un sentiment d'angoisse», a déclaré Francesco Di Ciollo, avocat de deux victimes italiennes.

Enfants traumatisés

«Mes enfants ne veulent plus ni prendre l'avion ni monter sur un bateau depuis cet accident, ils sont traumatisés. Le plus grand se rappelle très bien cette nuit, il a fait des cauchemars pendant des mois», a raconté Gianluca Gabrielli, un Romain de 33 ans. Il se trouvait sur le paquebot avec sa femme et ses deux enfants la nuit du drame.

«C'est injuste, car ils proposent des sentences qui n'ont rien de comparable avec leur énorme responsabilité. Le plus grand responsable est la compagnie Costa Concordia, mais elle n'est pas sur le banc des accusés», s'est de son côté insurgé Massimiliano Gabrielli, membre d'un groupe d'avocats baptisé «justice pour le Concordia» et qui représente une centaine de passagers.

Amende pour la compagnie

La compagnie a été condamnée en avril à verser une amende d'un million d'euros (1,2 million de francs) au terme d'une procédure négociée au cours de laquelle elle a reconnu sa responsabilité administrative. Une tactique qui lui a permis d'échapper à un procès au pénal.

Cinq autres personnes mises en cause ont obtenu le feu vert du Parquet pour une peine négociée avec le tribunal: le directeur de l'unité de crise du Costa, le timonier indonésien et trois autres membres de l'équipage. La justice se prononcera à ce sujet samedi.

Survol du Costa Concordia par deux drones

(ats/nxp)

Créé: 17.07.2013, 18h25


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