Dominique de Villepin n’exclut pas de réintégrer l’UMP
France
—Mis à jour le 27.06.2012 3 Commentaires
Articles en relation
Partager & Commenter
Dominique de Villepin, qui avait quitté le parti en 2011 pour fonder «République solidaire», n’a pu se présenter comme il le projetait à l’élection présidentielle faute des 500 parrainages d’élus nécessaires.
Fort discret depuis la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai, il s’est dit prêt sur BFM TV et RMC Info «à parler avec tout le monde» au sein de sa famille politique, qui choisira son chef de file en novembre. Il a précisé avoir rencontré Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, et s’apprêter à voir Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin.
Prié de dire s’il envisageait de rejoindre les rangs du parti qui fut le sien, Dominique de Villepin a répondu : «Je me pose la question».
«Pourquoi pas»
«Est-ce qu’on peut jouer un rôle quand on a le sens de l’intérêt général et peu le sens de l’intérêt partisan?», s’est-il interrogé. «J’ai envie de faire valoir un peu de bons sens et un peu d’exigence. Pourquoi pas au sein de l’UMP s’il y a la possibilité de s’y exprimer?», a-t-il ajouté.
Dominique de Villepin a récusé le débat en cours au sein de l’UMP sur «l’inventaire» des années Sarkozy, expliquant avoir «horreur de régler des comptes après la bataille». «Il faut un peu de dignité dans la vie politique, soyons rassemblés».
«J’aurais souhaité que cet inventaire, il soit fait en marchant, tout au long des cinq années. Le gouvernement aurait mieux fait de réfléchir au jour le jour à ce qu’il faisait. Pour faire mieux», a-t- il commenté.
Farouche opposant de la «droitisation» amorcée dès 2010 par Nicolas Sarkozy avec le discours de Grenoble, il a estimé que sa campagne présidentielle avait montré «des dérives» et qu’une clarification s’avérait nécessaire vis-à-vis du Front national.
«Je ne pense pas que le ’ni ni’ (ni soutien au FN, ni soutien à la gauche, NDLR) soit la bonne réponse. Le général de Gaulle, jusqu’à Jacques Chirac, avait clairement marqué l’exigence d’un front républicain», a-t-il souligné.
«Quand la confusion s’installe dans les esprits, la confusion s’installe dans l’action politique, et c’est alors que les pires aventures commencent», a-t-il prévenu.
(ats/afp/Newsnet)
Créé: 27.06.2012, 10h12
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
3 Commentaires
Vendu! Tout l'art de retourner sa veste celui-là. Un vrai politique. Répondre
A l'usage du "titreur" de l'article: quand un nom "à particule" se donne sans le prénom, on ne fait pas figurer la particule (qui est une préposition de provenance). Il faut écrire "Villepin" et non "de Villepin". Comme on dit "Turckheim" et "Charlotte de Turckheim". OK? Répondre





Veuilliez attendre s'il vous plaît 













