ACCUEIL 23.10.2014 Mis à jour à 03h12

Le procès en appel des Pussy Riot repoussé

Russie

Le procès en appel des membres de Pussy Riot, condamnées en août à deux ans d'emprisonnement pour une prière anti-Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, a été reporté de dix jours lundi.

Mis à jour le 01.10.2012 15 Commentaires
Elles avaient été arrêtées après avoir chanté dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à deux pas du Kremlin, leur «prière punk» demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine» du pouvoir.

Elles avaient été arrêtées après avoir chanté dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à deux pas du Kremlin, leur «prière punk» demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine» du pouvoir.
Image: AFP

Articles en relation

Mots-clés

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

Partager & Commenter

Le procès en appel est repoussé. L'une des trois jeunes femmes ayant récusé ses avocats. La prochaine audience a été fixée au 10 octobre.

Une des chanteuses du groupe punk, Ekaterina Samoutsevitch, a en effet expliqué à l'audience qu'elle récusait ses avocats en raison d'un désaccord sur la stratégie de défense à adopter. «Ma position sur le dossier ne correspond pas à (celle des avocats)», a-t-elle déclaré dans la salle d'audience remplie de sympathisants, de membres des familles des accusées et de journalistes.

Pour Mark Feiguine, un des trois avocats de la défense qui a dit n'avoir appris la décision de Mme Samoutsevitch que durant le week-end, le choix de récuser ses avocats pourrait affaiblir la ligne de défense des trois accusées, dans un procès qu'elles qualifient de politique. «La pression ne se relâche pas. Elle persiste et il serait naïf de penser que les autorités laisseront filer», a déclaré un autre avocat de la défense, Nikolaï Polozov.

Bien traitées, selon elles

La ligne de défense des Pussy Riot consiste à plaider non coupable, celles-ci considèrent qu'elles n'ont commis qu'une offense administrative, a-t-il ajouté. «Les autorités n'aiment pas ça.»

Les chanteuses elles-mêmes n'espèrent pas leur libération à l'issue de leur procès en appel, selon une interview publiée lundi par le tabloïd polonais Super Express. Selon leurs déclarations citées par le quotidien, les trois femmes estiment en revanche être bien traitées en prison.

L'Eglise orthodoxe veut une condamnation

Le cas Pussy Riot divise l'opinion russe. Dans les couloirs du tribunal lundi se côtoyaient une centaine de partisans des trois jeunes femmes, vêtus de tee-shirts colorés, et de chrétiens orthodoxes, pour la plupart assez âgés.

Les membres du groupe punk affirment que leur acte n'était pas destiné à offenser les croyants, mais à exprimer leur colère envers les relations étroites entretenues par Vladimir Poutine et le patriarche Cyrille, primat de l'Église orthodoxe russe.

Vladimir Legoïda, porte-parole de l'Église orthodoxe, a lui déclaré lundi que le tour de force des Pussy Riot «ne devait pas rester impuni, quelle que soit la justification», appelant cependant les jeunes femmes à se repentir. Une grâce ou une réduction de peine seraient envisageables si les trois artistes admettaient leur culpabilité, ce qu'elles se refusent à faire.

Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Aliokhina ont été jugées coupables de vandalisme motivé par la haine religieuse et condamnées à deux années d'enfermement dans un camp pénitentiaire. En février, elles étaient entrées dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, court vêtues et portant des cagoules, pour entonner une «prière punk» demandant le départ de Vladimir Poutine.

Action à Paris et à Berne

Les gouvernements occidentaux estiment excessive la peine de deux ans à laquelle ont été condamnées les trois jeunes femmes. Ils considèrent cette sanction comme un signe de la volonté de M. Poutine, revenu à la présidence en mai, d'accentuer la répression contre l'opposition qui conteste avec force son pouvoir depuis les législatives de décembre dernier.

Des actions de soutien ont eu lieu le même jour en France et en Suisse. A Paris, Amnesty France a déployé en face de la Tour Eiffel un ballon cagoulé au moment où débutait à Moscou le procès en appel des trois jeunes femmes du groupe.

Même type d'action à Berne, où une douzaine d'activistes ont déroulé vers midi une grande banderole demandant la libération des Pussy Riot à la cathédrale Münster. Ils ont manifesté ensuite sur place. Des chansons du groupe ont été jouées au son de la guitare électrique. La police bernoise était sur place pour surveiller cette action de soutien. La manifestation s'est terminée vers les 13h. (ats/Newsnet)

Créé: 01.10.2012, 10h34

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

15 Commentaires

Stefan Piller

01.10.2012, 18:46 Heures
Signaler un abus 7 Recommandation 6

S'attaquer aux manques démocratiques en Russie oui, mais pas en faisant ce qu'elles ont fait ! C'est pas de la Liberté d'expression car même les gens ordinaires pour lesquelles elles croient se battre désaprouvent, tout comme bon nombre d'opposants dont Nemtsov, Navalny et d'autres...donc faire croire qu'elles sont les chantres de l'opposition à Poutine est un gros GAG et une manipulation ! Répondre


Robert Perret

02.10.2012, 00:09 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 2

Le pire ce n'est pas la cathédrale du Christ-Sauveur, et oui,vous l'avez compris, le pire c'est Poutine... Répondre



Sondage

Coincé dans un aéroport, comment comblez-vous l'attente d'un vol retardé?








Sondage

Cinq ans ferme pour meurtre par négligence, la sentence qui frappe Oscar Pistorius vous semble...




Service clients

Contact
  • Abonnement et renseignements
    Nous contacter
    lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
    Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
    Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
    Adresse postale:
    Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne