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Le PS remporte un succès historique, le FN revient à l'Assemblée

Législatives françaises 2012

Le président français François Hollande et le PS ont réussi leur pari en obtenant la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Le scrutin a été marqué par la défaite de Ségolène Royal et le retour du FN au Parlement malgré l’échec annoncé de Marine Le Pen.

Mis à jour le 17.06.2012 3 Commentaires

1/47 Une nouvelle défaite pour Ségolène Royal. Celle qui rêvait de la présidence de l'Assemblée n'a pas exclu de briguer la tête du PS à l'automne. (17 juin 2012)
Image: AFP

   

Battue, Ségolène Royal a dénoncé une "trahison politique", considérant que le nouvel élu était "un député de droite". (Video: AFP )

Le Parti socialiste et ses proches alliés remportent la majorité absolue à l'Assemblée nationale (Video: AFP )

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Le PS, qui n’avait obtenu la majorité absolue qu’à une seule reprise dans l’histoire de la Ve République, dans la foulée de la victoire historique de François Mitterrand en mai 1981, remporte, avec ses proches alliés, de 308 à 320 des 577 sièges, selon les dernières estimations des instituts de sondage. La majorité absolue est de 289 sièges.

Une gifle à La Rochelle

Comme attendu, le seul accroc à cette vague rose est venu de la gifle infligée à la candidate à la présidentielle de 2007 à La Rochelle, devenue une circonscription symbolique depuis le soutien de la Première dame Valérie Trierweiler au dissident PS Olivier Falorni. "Ca n’a pas arrangé les choses", a commenté la présidente de Poitou-Charentes.

Sans même attendre 20 heures, Ségolène Royal a pris la parole au côté du maire de La Rochelle, Maxime Bono, pour dénoncer une "trahison politique" de M. Falorni, qu’elle a qualifié de "candidat de la droite".

Celle qui rêvait de la présidence de l’Assemblée a assuré qu’elle continuerait à "peser sur les choix de la politique nationale" et n’a pas exclu de briguer la tête du PS à l’automne.

Les coudées franches

Son rival, qui se revendiquait de la majorité présidentielle, a dit saluer la "victoire de la démocratie".

Pour le reste, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault aura, comme il le souhaitait, les coudées franches pour conduire ses réformes sans même avoir besoin de l’appui des écologistes d’EELV qui, avec 20 députés selon trois instituts, pourra constituer pour la première fois un groupe parlementaire.

Selon les estimations, cela ne sera pas le cas pour le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon (10 à 13 sièges). Celui-ci a toutefois mis en garde le gouvernement en le sommant d’être "à la hauteur de l’attente" à gauche.

Tous les ministres élus

Le PS obtient le "plus gros score qu’il ait jamais eu", s’est réjoui le député Bruno Le Roux, qui vise la présidence du groupe PS à l’Assemblée nationale. La première secrétaire Martine Aubry s’est réjouie d’une victoire qui "nous oblige et nous honore".

Les 24 ministres candidats aux législatives en France ont tous été élus, ce qui fait que le remaniement du premier gouvernement de François Hollande au lendemain des élections devrait être des plus limités.

L’enjeu était de taille puisque le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé que les ministres battus devraient quitter le gouvernement.

Jean-Marc Ayrault et cinq ministres avaient été élus dès le premier tour : Laurent Fabius (Affaires étrangères), Victorin Lurel (Outre-mer), Delphine Batho (déléguée à la Justice), Bernard Cazeneuve (Affaires européennes) et Frédéric Cuvillier (Transports).

Certains jouaient une partie difficile au vu du score réalisé par François Hollande au second tour de la présidentielle, parfois arrivé tout juste devant Nicolas Sarkozy. Mais ils ont largement bénéficié aux yeux des électeurs de leur nouvelle notoriété de ministre.

Défaite de Jack Lang

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a ravi à la droite l’ancienne circonscription de l’ex-premier ministre François Fillon dans la Sarthe (ouest).

Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, a été élu dans l’est avec 49% des voix lors d’une triangulaire avec la droite et le FN. Dans la même région, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, a battu son adversaire de droite avec 59% des voix.

L'ancien ministre socialiste de la Culture Jack Lang, 72 ans, figure des mandats de François Mitterrand, battu dans les Vosges (est).

Copé réélu, Morano battue

L’UMP et ses alliés du Nouveau centre et du Parti radical, crédités de 221 à 231 sièges, perdent une centaine de députés par rapport à 2007.

Si le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, est largement réélu à Meaux (Seine-et-Marne), l’ancienne ministre Nadine Morano est battue à Toul, en dépit de ses appels du pied pressants aux électeurs du FN.

L’ex-ministre Xavier Bertrand l’emporte de justesse dans l’Aisne. Son ex-collègue, Michèle Alliot-Marie, figure du gaullisme, mord la poussière dans les Pyrénées-Atlantiques.

Le président du Nouveau Centre et éphémère candidat à la présidentielle, Hervé Morin, est réélu dans l’Eure.

Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard élus

Le Front national voit les portes du Palais-Bourbon s’ouvrir de nouveau pour la première fois depuis 1998: il pourra compter sur 2 à 4 représentants, d’après les instituts.

Premier d’entre eux, l’avocat Gilbert Collard est élu député du Gard. Il a été par la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen, 22 ans, à Carpentras.

Mais ce retour est terni par la défaite de justesse mais retentissante de Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Son adversaire socialiste, Philippe Kemel, a revendiqué sa victoire, peu après 20H00, avec "quelques voix d’avance". La présidente du FN demande le recomptage des bulletins, a annoncé son entourage.

Un deuxième revers pour Bayrou

Le MoDem sera aussi présent, en conservant a priori deux sièges dans le nouvel hémicycle, dont celui de Jean Lassalle dans les Pyrénées-Atlantiques.

Une page se tourne cependant avec la défaite de son chef, François Bayrou, qui connaît un deuxième revers du printemps après son modeste score de la présidentielle (9,1%) et voit son avenir politique s’assombrir.

Selon les instituts, après neuf mois d’un marathon électoral débuté par les primaires socialistes, l’abstention bat un nouveau record avec environ 44%. En 2007, la participation avait été de 60,30%. (AFP/Newsnet)

Créé: 17.06.2012, 21h34

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3 Commentaires

Gav roche

17.06.2012, 22:49 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Ça fait chaud au cœur de voir la Gauche triompher à nouveau, Pour redresser le pays, il y aura du boulot notamment pour redresser les injustices de 10 ans de Droite qui ont coulé la France. Répondre


Fire Man

18.06.2012, 04:17 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

La moralité du scrutin est que les français ont choisi de tourner clairement la page du sarkozysme! Après la présidentielle, c'est un désaveu cuisant à la politique de l'UMP. La France retrouve une moralité dont elle s'était perdue dans la stigmatisation, le mensonge d'une république irréprochable et sa dérive droitière coupable, ouvrant, hélas à nouveau, les portes de l'Assemblée nationale au FN. Répondre



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