Nicolas Sarkozy entre en campagne
Présidentielle française
—Mis à jour le 15.02.2012 20 Commentaires
Un bilan dramatique
Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle, a comparé mercredi soir sur France 2 Nicolas Sarkozy à un "magicien" dont "on verrait les ficelles dépasser du costume" après l’officialisation de sa candidature, parlant aussi d’un "bilan dramatique".
Il faut le chasser
Il faut «chasser» Nicolas Sarkozy de l'Elysée, a réagi mercredi soir la candidate écologiste à la présidentielle Eva Joly, à l'annonce d'une nouvelle candidature du président sortant. «C'est clair qu'il faut une alternance.
Il faut absolument que nous chassions Nicolas Sarkozy du palais de l'Elysée», a déclaré Eva Joly sur France 2.
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A gauche, le PS a joué l’indifférence ou l’ironie.
En campagne depuis des semaines déjà, le chef de l’Etat a mis fin sur TF1 au vrai-faux suspense qui entourait sa décision. «Oui, je suis candidat à la présidence de la République», a-t-il dit. Alors que la France, l’Europe et le monde «connaissent une succession de crises sans précédent», «ne pas solliciter à nouveau la confiance des Français, ce serait comme un abandon de poste», a-t-il ajouté.
Et Nicolas Sarkozy de décliner le slogan de sa campagne: «il faut que les Français comprennent que si la France est forte, ils seront protégés», a-t-il expliqué. Il a également fixé les priorités d’un second mandat, de la réhabilitation de la valeur «travail» - car «l’assistanat n’a pas sa place», à sa volonté de «redonner la parole au peuple français par le référendum».
Le peuple aura son dernier mot
«Ça sera une façon pour le peuple de France d’être comptable des engagements que je vais prendre et la certitude pour eux que les grands arbitrages en France seront tranchés par le peuple français», a-t-il ajouté. «Chaque fois fois qu’il y aura blocage, je ferai trancher le peuple français.»
Comme annoncé dans le Figaro Magazine, il a confirmé son intention de consulter d’abord les Français sur le «chômage», son «indemnisation» et la «formation des chômeurs».
Le chef de l’Etat sortant s’est engagé en outre à ce que qu’un éventuel second mandat ne soit «pas conforme au premier».
Electrochoc espéré
Nicolas Sarkozy doit faire sa première sortie de prétendant dès jeudi à Annecy, avant un grand meeting d’ores et déjà programmé dimanche après-midi à Marseille. Deux choix très symboliques, puisque le candidat Sarkozy avait conclu en 2007 sa marche victorieuse vers la présidence par une visite au Plateau des Glières, au-dessus d’Annecy, et un meeting marseillais.
Avant-même l’annonce de son champion, toute l’UMP s’est réjouie de l’entrée en lice du président, dont elle attend un électrochoc dans l’électorat. «Maintenant, la vraie campagne va commencer», s’est réjoui le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, alors que le premier ministre François Fillon a salué une «candidature de l’intérêt national».
Un dernier sondage publié mercredi dans l’hebdomadaire VSD crédite le socialiste François Hollande de 28% des intentions de vote au premier contre 24% au sortant. Au second tour, le député de Corrèze écraserait son rival avec 57% contre 43%.
Le PS minimise
Dans le camp adverse, le PS s’est ingénié à minimiser l’impact de l’entrée en campagne du président. «Cela ne va pas changer grand chose», a jugé la première secrétaire du PS Martine Aubry.
Quant à François Hollande, il a déroulé son programme comme si de rien n’était. D’abord la visite d’une imprimerie menacée de fermeture dans l’Eure, l’occasion de fustiger en son rival le «président des usines qui ferment».
Puis un meeting à Rouen, le second de sa campagne. Devant plusieurs milliers de personnes, il a raillé «les incantations, les plus jamais ça» de son rival sur le chômage, l’industrie ou la finance. «Le redressement ne sera possible que si la finance est dominée», a-t-il affirmé.
La présidente du Front national Marine Le Pen a critiqué un président «assez insincère et probablement pas convaincu lui-même de pouvoir faire oublier aux Français les échecs très lourds qui ont été ceux de son quinquennat».
Nouveau couac
Un nouveau «couac» est venu perturber l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy. Après la menace de dégradation financière de la France brandie mardi par l’agence Moody’s, c’est le très à droite député UMP Christian Vanneste qui a suscité des remous avec des propos niant la déportation des homosexuels français.
Jean-François Copé a immédiatement annoncé que l’UMP allait examiner mercredi prochain la suspension de l’investiture de Christian Vanneste pour les législatives de juin et son exclusion. (afp/Newsnet)
Créé: 15.02.2012, 21h29
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20 Commentaires
Sarko a commis bien des maladresses, mais il reste un bon gestionnaire de la France. Certaines de ses initiatives ont échouées, mais la crise internationale, l’agrippement au concept du tout à et par l’État et la faible compétitivité économique du pays l'expliquent pour beaucoup. Si le bilan n'est pas fameux, qui peut faire mieux ? Parmi les papables annoncés moi, je ne vois personne ! Répondre
Il n'y a pas photo, le bilan de Sarko est désastreux, tous les candidats feraient mieux que lui mais c'est Hollande qui est de loin le plus compétant pour redresser la France. Il y a 10 ans la gauche avait laissé la France à la droite avec un bilan positif.Il y avait de la croissance et Jospin avait fait du bon boulot. 10 ans de droite et c'est le chaos. Répondre



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