Sarkozy attaque violemment Hollande
Annecy
—Mis à jour le 16.02.2012 7 Commentaires
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Désormais officiellement candidat à un second mandat, le président Nicolas Sarkozy s’est rendu jeudi en province, Annecy en l’occurence.
Sans citer nommément son principal adversaire, le président- candidat n’a visé que lui dans ses attaques, lors de ce premier meeting de campagne dans une ville de Haute-Savoie, non loin de Genève, acquise à la droite et tremplin d’une difficile reconquête.
Nicolas Sarkozy accuse son principal rival d’être un menteur invétéré, pilonne consciencieusement plusieurs de ses propositions et l’associe au bilan désastreux qu’il dresse des mesures phares pour les socialistes, comme la retraite à 60 ans, renvoyant la famille socialiste aux «vieux démons de l’idéologie».
Au lendemain de sa déclaration de candidature, il affirme vouloir, lui, «dire la vérité» à des Français sceptiques, actuellement prêts à voter François Hollande à plus de 57% au second tour de la présidentielle le 6 mai selon les derniers sondages.
Grand réformateur
Se posant en grand réformateur, le président a égrené les chantiers de son quinquennat, de la réforme des universités à celle des retraites, pour mieux s’attaquer à son adversaire socialiste, visant certaines de ses propositions pour notamment réduire la part du nucléaire dans l’énergie ou sa promesse de renégocier le dernier traité européen sur la stabilité budgétaire.
Invité sur TF1, François Hollande a lui déploré des attaques reposant sur «la falsification, la caricature et la manipulation» en réponse aux charges de Nicolas Sarkozy et s’est présenté comme l’homme de la sortie de crise. «Il est évidemment l’homme de la crise, moi je dois être le président de la sortie de crise», a-t-il dit.
Cela faisait des mois que le socialiste, investi par son parti en octobre, et le président conservateur, en campagne sans le dire depuis des semaines, s’affrontaient. Mais la déclaration officielle de candidature du chef de l’Etat mercredi soir a lancé formellement la course à la présidentielle des 22 avril et 6 mai.
Bain de foule
Avant son discours, Nicolas Sarkozy s’est jeté dans un long bain de foule dans les rues du centre d’Annecy. «Je suis heureux d’être là, soulagé», répond le prétendant Sarkozy aux interpellations de la presse.
Une chocolaterie, un traiteur, une poissonnerie ou une librairie, le président et son tumultueux cortège font étape chez les commerçants, dûment sélectionnés. Bardé de son slogan «La France forte», le candidat s’est ensuite exprimé devant ses partisans lors d’un tour de chauffe en fin d’après-midi avant le premier grand meeting dimanche à Marseille.
Un défi de taille
Près de 11 millions de Français ont suivi son intervention télévisée mercredi au cours de laquelle il a mis fin au faux suspense. Alors qu’il avait souhaité rester dans la posture de président jusqu’au bout, Nicolas Sarkozy a finalement choisi de se lancer plus tôt dans l’arène, pressé par son camp inquiet de son retard dans les sondages.
Le défi sera de taille pour le sortant triomphalement élu en 2007 mais donné depuis des mois systématiquement perdant avec plus de 10 points de retard face à François Hollande, tandis que la candidate de l’extrême droite Marine Le Pen reste à un haut niveau d’intentions de vote (15% à 19%). Depuis le début de la semaine, la droite resserre les rangs autour du chef de l’Etat.
Deux petits candidats se sont ralliés à lui. L’ancien ministre de la Défense, le centriste Hervé Morin, a annoncé jeudi le retrait de sa candidature. Lundi, la représentante de la droite chrétienne Christine Boutin avait abandonné la course. Tous deux ne recueillaient cependant qu’à peine plus de 0% d’intentions de vote. (ats/Newsnet)
Créé: 16.02.2012, 19h06
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7 Commentaires
La droite n'est jamais assez dure ! Au tapis Hollande ! Répondre
Même si Sarko ne dévoile rien, c'est mieux que les C...ies de Hollande. Quelle cata si le socialistes sont élus! Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 





