Sarkozy s'est montré peu convaincant selon la presse
Présidentielle française
—Mis à jour le 16.02.2012 12 Commentaires
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La quasi totalité des éditoriaux de la presse de jeudi est consacrée à l’annonce de la candidature du président de la République sur TF1 mais celui-ci n’a guère convaincu leurs auteurs, d’aucuns ironisant sur son annonce de référendums populaires aux accents de "gadget".
"Le président a séduit sûrement, mais il n'aura guère convaincu", pense Olivier Picard dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Dans L’Eclair des Pyrénées, Philippe Reinhard pense que "le problème n’est pas une question de crédibilité, mais une question d’affection. Sur ce terrain, il a déjà perdu la partie. Et sa prestation d’hier soir l’enfonce encore un peu plus. S’il veut convaincre le pays de le réélire, il lui faudra faire beaucoup mieux."
"Le recours au référendum à chaque fois qu'un blocage menacera un projet de réforme, le come-back de la valeur travail, les accents anti-élites politiques et syndicales, la caricature de la position de son adversaire sur l'immigration: les ficelles sarkozystes semblaient bien grosses hier soir" commente Paul Quinio de Libération.
Patrick Fluckiger de L’Alsace juge, lui, qu’avec le référendum "Nicolas Sarkozy n’a pas pu s’empêcher de glisser une proposition-gadget qui fleure le "y’a qu’à". Dans La République du Centre, Jacques Camus voit le référendum comme un "sacré revirement venant de la part de celui qui s'est surexposé en accaparant toutes les manettes".
Pour François Ernenwein de La Croix, "il faudra sans doute plus de créativité, plus d’efficacité et plus d’équité. Notamment face à l’accroissement spectaculaire des inégalités."
"Il n'y a dans cette candidature rien qui fasse rêver. Il n'y a qu'une immersion directe dans les épreuves à affronter", pense Hervé Chabaud de L’Union, tout comme Philippe Waucampt du Républicain Lorrain: "Sa déclaration de candidature est banale, sans élan, dépourvue du moindre vibrato de nature à faire rêver."
Jean-Claude Souléry de La Dépêche du Midi trouve qu’"hier soir, certes loin des ors de l’Élysée, dans un studio de TF1 qui paraissait soudain trop grand, Nicolas Sarkozy l’a joué petit bras."
"Le tout nouveau candidat Sarkozy tient sa démonstration. Le reste s’enchaîne sans véritable surprise" analyse Michel Lépinay dans Paris-Normandie. L’éditorialiste de L’Humanité Patrick Apel-Muller explique qu’"il prétend mener campagne sur des valeurs, alors que celles qui le préoccupent véritablement sont cotées en Bourse".
Paul-Henri du Limbert du Figaro préfère jouer sur les comparaisons: "il faut donc revoir sa compétitivité, son système de protection sociale, ses dépenses publiques, tout ce dont ne parle pas François Hollande et que Nicolas Sarkozy va mettre sur la table d'ici au premier tour. Ouvrir les yeux sur la réalité ou détourner le regard : c'est l'enjeu de cette présidentielle." (afp/Newsnet)
Créé: 16.02.2012, 06h26
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12 Commentaires
Sarkozy n'est pas le problème. Le problème est le système social en France. Les aides sociales sont tellement multiples et importantes que certaines personnes gagnent plus en ne travaillant pas. Les statistiques précisent aussi que les français travaillent beaucoup moins que d'autres pays européens, d'où un manque de compétitivité évident (voire le déficit énorme de la balance commerciale). Répondre
"Il n'y a dans cette candidature rien qui fasse rêver. Il n'y a qu'une immersion directe dans les épreuves à affronter". C'est peut-être le but d'une présidentielle, non ? S'attaquer aux problèmes plutôt que de faire croire que tout ira mieux d'un simple coup de baguette magique. Il serait temps que les politiques arrêtent de faire des promesses et d'attaquer les problèmes à bras-le-corps Répondre
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