ACCUEIL 23.10.2014 Mis à jour à 23h06

Des parents bourreaux condamnés à 30 ans de prison

France

La mère et le beau-père de Typhaine ont été condamnés vendredi par la cour d'assises du Nord à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre, à force de coups, en juin 2009 de la fillette de 5 ans, qu'ils avaient d'abord camouflé en disparition.

Mis à jour le 25.01.2013
Le père de Typhaine participait en décembre 2009 à une marche silencieuse  en hommage à sa fille.

Le père de Typhaine participait en décembre 2009 à une marche silencieuse en hommage à sa fille.
Image: ARCHIVES/AFP

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Conforme aux réquisitions de l'avocat général Luc Frémiot, la condamnation d'Anne-Sophie Faucheur, 26 ans, et de Nicolas Willot, 27 ans, est assortie d'une période de sûreté de vingt ans.

L'arrêt rendu par la cour après trois heures de délibéré, a été accueilli dans le silence à la fois par les accusés et par les membres de la famille du père de Typhaine, parties civiles, qui avaient tous revêtu un tee-shirt blanc à l'effigie de la fillette.

Jugés depuis lundi, Anne-Sophie Faucheur et Nicolas Willot avaient reconnu des violences répétées à l'encontre de cette enfant devenue leur souffre-douleur mais niaient avoir voulu la tuer. Ils encouraient la réclusion criminelle à perpétuité.

L'avocat général avait estimé dans son réquisitoire qu'Anne-Sophie Faucheur et Nicolas Willot étaient «indissolublement liés» après avoir signé «un pacte maudit pour la souffrance de cette gamine, le bouc émissaire dont il faut se débarrasser». La mort de l'enfant était «inévitable», avait-il dit.

«Ce que j'ai fait est impardonnable»

Les «enfants martyrisés», ce «sont tous nos enfants, on a plus de droits sur eux que vous Anne-Sophie Faucheur», avait clamé l'avocat général en regardant l'accusée, qui a gardé les yeux baissés pendant toute la durée du réquisitoire. Son avocate, Me Blandine Lejeune, avait réclamé une «sanction forte mais juste».

«Je défends un monstre, la barbarie, mais derrière la barbarie, il y a toujours un visage humain, c'est le paradoxe d'un procès pénal», avait-elle déclaré. «Oui, l'acte est monstrueux, mais le monstre que vous avez à juger cache aussi un coeur de femme», mère de trois enfants à l'âge de 22 ans qui a eu une enfance violente, avait-elle ajouté.

«Ce que j'ai fait est impardonnable, c'est pourquoi je ne demande pas pardon aux familles. Typhaine ne méritait pas ça», a déclaré l'accusée, fébrile dans le box, avant que la cour ne se retire pour délibérer en milieu d'après-midi.

L'avocat de son ancien concubin, Me Emmanuel Riglaire, avait réclamé à la cour en fin de matinée d'«individualiser» les cas des deux accusés et de se poser cette question: son client est-il «coupable de meurtre» ou «coupable de violences volontaires ayant entraîné la mort»? «A qui veut-on faire croire qu'une enfant de 5 ans, quand on la prive de manger, quand on la frappe, à qui veut-on faire croire» que la mort n'est «pas inévitable?», s'était ému l'avocat général.

«Sous la douche froide»

Après avoir été frappée, dans la soirée du 10 ou du 11 juin 2009, a-t-il rappelé, Typhaine avait été placée «sous la douche froide», puis le couple était retourné «devant la télévision». «Et dix minutes, un quart d'heure après avoir entendu un râle, vous restez dix minutes devant la télé (...) et il n'y a pas de volonté homicide?», avait accusé l'avocat général.

«Vous ne pensez pas que dans ce contexte-là, on se rue sur le téléphone pour appeler les secours (...)? La volonté homicide, elle est là. On la voit avant, on la voit pendant, on la voit après, on la voit tout le temps», avait-il conclu. (afp/Newsnet)

Créé: 25.01.2013, 20h32

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