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Le preneur d'otages doit rester hospitalisé

Toulouse

La prise d'otage de mercredi dans une banque toulousaine n'a pas de lien avec les tueries du mois de mars, selon les premiers éléments de l'enquête.

Mis à jour le 21.06.2012
Les otages, deux femmes et deux hommes, avaient été libérés en deux temps, sains et saufs.

Les otages, deux femmes et deux hommes, avaient été libérés en deux temps, sains et saufs.
Image: AFP

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Les images de la prise d'otages dans une banque Toulouse

Les images de la prise d'otages dans une banque Toulouse
Un homme se réclamant d’Al-Qaïda a pris en otages mercredi matin quatre personnes dans une succursale de la banque CIC à Toulouse.

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L'auteur présumé de la prise d'otages qui s'est déroulée mercredi dans une banque de Toulouse se trouvait jeudi sous surveillance policière à l'hôpital, son état n'étant pas compatible avec une garde à vue, selon le procureur de la République de Toulouse, Michel Valet.

"Une expertise a conclu que l'état physique et psychologique du preneur d'otages n'était pas compatible avec une garde à vue. Il reste hospitalisé sous surveillance policière. Nous allons accélérer les choses et un juge d'instruction va être amené à se transporter sur les lieux", a précisé jeudi après-midi Michel Valet.

Il a ajouté qu'une information judiciaire serait ouverte sous peu pour "permettre à un juge d'instruction d'établir dans toute la mesure du possible la vérité sur les faits et sur la personnalité du preneur d'otage".

Mercredi peu avant 11h, un homme de 26 ans, armé d'un révolver gomme-cogne, ne tirant que des projectiles en caoutchouc, avait fait irruption dans une succursale du CIC avenue Camille Pujol peu avant 11h et pris en otage quatre personnes dont le directeur de l'agence.

Il avait été blessé et interpellé près de sept heures plus tard à la suite d'une intervention du GIPN (Groupe d'intervention de la police nationale). Les otages, deux femmes et deux hommes, avaient été libérés en deux temps, sains et saufs.

Blessé à la cuisse et la main

Le preneur d'otages, blessé à la cuisse droite et à la main gauche, a subi mercredi une intervention et restait hospitalisé jeudi dans un établissement toulousain. Son pronostic vital n'est pas engagé, a précisé le chef du parquet.

Lors d'une conférence de presse, le procureur Michel Valet a déclaré qu'"au stade actuel de l'enquête" sur cette prise d'otages "aucun lien objectif" n'est établi avec l'affaire Mohamed Merah, l'auteur présumé des tueries de Montauban et Toulouse abattu par le RAID le 22 mars dernier.

"On peut comprendre que les habitants de Toulouse soient très sensibles à tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une action violente mais on a affaire à des faits différents, heureusement ", a estimé Michel Valet, qui a par ailleurs démenti l'hypothèse d'un braquage.

Concernant les faits eux-mêmes, le procureur a précisé qu'il y avait eu une accélération vers 17h, le preneur d'otage ayant exprimé sa volonté "d'en découdre avec les forces de l'ordre" et de sortir avec les otages. Dans une "scène qui a duré moins d'une minute", un otage est sorti de l'agence avant de rentrer et de ressortir.

Sans casier judiciaire

Après un coup de feu tiré par le preneur d'otage en direction des forces de l'ordre et alors que les otages s'écartaient en sortant de l'établissement bancaire, "ils ont été directement braqués, ce qui a déclenché des tirs de neutralisation de la part des forces de police", a précisé Michel Valet. Au total, le forcené aurait tiré au moins deux coups de feu.

Sur le profil de cet homme de 26 ans, célibataire et sans enfant, né et résidant à Toulouse, sans casier judiciaire, le procureur a confirmé des "problèmes psychiatriques depuis plusieurs années".

"On a affaire à quelqu'un qui dans son comportement dans l'action et à travers les quelques renseignements qu'on a, présente des troubles psychiques (...). Mais je ne souhaite pas me faire l'écho de ce qu'il a pu dire, surtout s'agissant de quelqu'un qui n'était visiblement pas maître de tout ce qu'il disait", a déclaré à plusieurs reprises le magistrat en indiquant également qu'il "ne souhaitai(t) pas donner des idées à des esprits fragiles". (afp/Newsnet)

Créé: 21.06.2012, 17h14

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