Samedi 1 octobre 2016 | Dernière mise à jour 19:31

Colombie Un Farc agite un espoir pour le journaliste Langlois

Un homme qui affirme être un combattant des Farc affirme vouloir très rapidement régler le cas du journaliste français Roméo Langlois disparu le 28 avril en Colombie.

Le guérilléro des Farc dit vouloir très vite régler le cas Langlois.

Le guérilléro des Farc dit vouloir très vite régler le cas Langlois. Image: AFP

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Filmé en pleine forêt devant une dizaine de compagnons, le rebelle, un jeune homme vêtu d'un uniforme et portant un fusil en bandoulière, a confirmé le message du "front 15" des Farc, l'unité ayant revendiqué la capture de Roméo Langlois, qualifié initialement de "prisonnier de guerre".

Mais les informations parues à la suite de sa disparition ont fini par convainvre les Farc que ce dernier était bien "un journaliste", a admis le guérillero, qui s'est identifié comme Ancizar alias "Monazo", commandant d'escadron du "Front 15".

"Nous avons conclu qu'effectivement il est français, qu'il s'appelle Roméo Langlois, qu'il est journaliste. Avec cette information, nous espérons pouvoir résoudre rapidement cette impasse", a précisé le guérillero.

Importants dépôts de drogue

Correspondant de la chaîne France 24, Roméo Langlois, 35 ans, a disparu lors de l'attaque d'une brigade qu'il accompagnait durant un reportage dans le département de Caqueta, un fief de la rébellion marxiste abritant d'importants dépôts de drogue.

Le journaliste s'est rendu en se présentant comme civil auprès des assaillants, après avoir été blessé au bras, durant l'offensive qui a coûté la vie à quatre militaires.

Un responsable de l'armée a identifié l'auteur du message comme étant bien un rebelle des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), la principale guérilla qui compte encore 9200 combattants, repliés dans les zones de montagne et de forêt, après un demi-siècle d'existence.

"Oui, c'est un guérillero, c'est reconnu", a annoncé le général Javier Rey, commandant de l'aviation de l'armée colombienne, en précisant qu'il était toutefois repertorié comme un "terroriste normal" et non comme "un chef local". Au sein des Farc, un chef d'escadron dirige une douzaine de rebelles.

Intervention filmée

"Je crois qu'il est ici confirmé que les Farc le détiennent", a ajouté le général colombien.

L'intervention du guérillero a été filmée par des journalistes indépendants, le Chilien Carlos Villalon et le Britannique Karl Penhaul, qui l'ont diffusée sur le site de vidéos en ligne Youtube.

"La vidéo a été tournée dans une forêt du département de Caqueta", a précisé Carlos Villalon, correspondant en poste depuis onze ans en Colombie et auteur de nombreux reportages sur les Farc, notamment pour des chaînes américaines.

Le guérillero lui aurait confié que le concert médiatique et les réactions officielles suscitées par la disparition de Roméo Langlois avaient au début "complètement troublé" son unité.

Enquête plus approfondie

"Il m'a dit: réellement, nous n'avions pas cru toutes ces déclarations. Nous voulions faire une enquête plus approfondie", a rapporté le reporter chilien, lui-même ami de Roméo Langlois, qui assure avoir achevé de convaincre le guérillero de l'identité du journaliste français.

Après la diffusion de la vidéo, le général Alejandro Navas, commandant des forces militaires colombiennes, a réagi dimanche en appelant les Farc à "libérer immédiatement le journaliste qui faisait son métier".

Dénonçant un "attentat à la liberté de la presse", il a aussi assuré que l'armée garantirait "toutes les conditions pour que le journaliste retrouve la liberté", dans une déclaration à la radio Caracol.

Depuis le milieu de la semaine dernière, les opérations militaires de nature offensive ont été suspendues dans le département de Caqueta, où une antenne du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est prête à recueillir le correspondant français. (afp/nxp)

(Créé: 06.05.2012, 19h36)

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