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Le militant suisse de Greenpeace en appelle au Conseil fédéral

Conditions de détention

Le Suisse Marco Weber a révélé dans une lettre publiée dimanche les conditions difficiles dans lesquelles il est détenu en prison en Russie après une action sur une plateforme pétrolière avec Greenpeace.

Mis à jour le 27.10.2013 10 Commentaires
Marco Weber ne regrette malgré tout pas d'avoir participé à l'action de Greenpeace en Russie.

Marco Weber ne regrette malgré tout pas d'avoir participé à l'action de Greenpeace en Russie.
Image: Keystone

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Un militant de Greenpeace dénonce ses conditions de détention en Russie L'un des 30 militants de Greenpeace détenus en Russie après l'abordage d'une plateforme pétrolière a dénoncé ses conditions de détention, soulignant dans une lettre publiée dimanche qu'il était à l'isolement dans une cellule glaciale. Il demande aussi au Conseil fédéral de s'engager publiquement et plus clairement à l'égard de Moscou. Il évoque à nouveau ses conditions de détention.

«Je souhaiterais que le Conseil fédéral dise franchement et publiquement aux Russes ce qu'il pense», écrit le Zurichois de 28 ans en réponse aux journaux dominicaux Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. Il remercie malgré tout le gouvernement pour son soutien. Il reçoit régulièrement des visites du consulat suisse de Saint-Pétersbourg.

Comme lors d'une précédente lettre, il explique les conditions difficiles dans lesquelles il est retenu, avec des températures très froides et des promenades quotidiennes «dévalorisantes». «La pièce est sale et humide», ajoute-t-il. «La solitude me pèse et je suis cafardeux», confie-t-il.

Marco Weber souligne néanmoins qu'il ne regrette pas d'avoir participé à l'action du mouvement écologiste.Le 18 septembre, l'équipage du navire Arctic Sunrise avait abordé une plateforme du géant russe du pétrole Gazprom pour tenter d'y déployer une banderole dénonçant les risques écologiques de l'extraction du pétrole dans l'Arctique.

«Je ne regrette rien»

«J'ai suivi ma conviction la plus profonde et mes valeurs en agissant ainsi et, donc, je ne regrette rien. Je suis persuadé d'avoir bien agi», assure-t-il. «Parfois, il faut mettre les choses en branle. Je suis persuadé qu'un engagement commun et pacifique de nombreux individus courageux et soucieux des conséquences de l'exploitation de l'Artique pourra protéger cette région sensible», ajoute-t-il.

Marco Weber, 28 ans, qui est membre de la section suisse d'escalade de Greenpeace, a également indiqué qu'il était à l'isolement depuis 24 jours.«La situation est difficile à supporter... Les journées sont longues», écrit-il dans cette lettre écrite avant la réduction des charges contre les militants, désormais accusés de «hooliganisme» et non plus de «piraterie» comme auparavant.

Dégradantes et dévalorisantes

«Les conditions de promenade quotidienne sont dégradantes et dévalorisantes. Je déambule seul dans un espace fermé de 4 mètres sur 5. Le sol et les murs sont en béton, aucune fenêtre, pas de lumière naturelle. Une grille épaisse verrouille le plafond, des gardes patrouillent au-dessus. La pièce est sale et humide», selon son témoignage.

Il affirme qu'il est obligé de porter sa veste d'hiver pour ne pas geler.«Je suis depuis un mois en prison et je n'ai reçu aucun nouvelle -- pas de journaux, ni radio ou télévision», écrit-il. Ses seuls contacts avec le monde extérieur se limitent aux visites que lui rend le consul suisse, selon son récit.

Les militants sont en détention dans l'attente de leur procès jusqu'au 24 novembre dans la région de Mourmansk, dans le nord de la Russie.Le hooliganisme est punissable de sept ans de prison maximum dans un camp de travail selon le code pénal russe. (afp/Newsnet)

Créé: 27.10.2013, 16h38

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10 Commentaires

pelot gerard

27.10.2013, 17:09 Heures
Signaler un abus 58 Recommandation 49

Ca doit changer de nos Prisons Dorées de chez nous . Ca ferait du bien à celui qui doit revenir en Suisse depuis la Pologne. Répondre


Georges Alexandre

28.10.2013, 10:06 Heures
Signaler un abus 8 Recommandation 1

Il faut dire que les règlements des prisons russes sont assez kafkaïens. Toute demande de la part des prisonniers doit être faite par écrit, en langue russe bien sûr, même s'il s'agit d'une ration d'eau ou d'une cigarette - mais les militants écologistes fument-ils ? - et ils ne pratiquent pas cette langue ? Des conditions qu'on ne souhaiterait même pas aux pires ennemis de l'écologie qui sévissent ici. Répondre



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