Lundi 29 mai 2017 | Dernière mise à jour 02:48

Crash de Germanwings Le père du copilote rejette la thèse du suicide

Andreas Lubitz a-t-il volontairement fait s'écraser son avion dans les Alpes en mars 2015? Son père, persuadé du contraire, convoque la presse.

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L'avocat des proches de victimes du crash de l'A320 de Germanwings s'est dit outré par l'offensive médiatique de proches du copilote allemand Andreas Lubitz, convaincus, deux ans après le drame, qu'il s'agit d'un accident.

Les familles des victimes s'apprêtent à marquer le deuxième anniversaire de cette tragédie survenue le 24 mars 2015. Ce jour-là, Andreas Lubitz, le copilote de l'A320 reliant Barcelone à Düsseldorf, avait volontairement fait s'écraser l'appareil dans les Alpes françaises, provoquant la mort de 149 personnes.

Pour cette date anniversaire, le père du pilote, Günter Lubitz, a convoqué une conférence de presse pour ce vendredi à Berlin. Il veut, appuyé d'un «expert aérien internationalement reconnu», le journaliste Tim van Beveren, présenter sa contre-enquête et tenter de disculper son fils. «Jusqu'à présent, tout le monde s'en tient à la thèse du copilote dépressif depuis longtemps, qui aurait délibérément précipité son appareil contre la montagne dans un geste planifié. Nous sommes convaincus que c'est faux», annonce le père dans un communiqué.

Pour l'avocat des proches des victimes, cette démarche est «irresponsable» et risque d'être particulièrement traumatisante pour les familles en deuil. «Je soupçonne M. Lubitz de tenter de vouloir répandre une théorie qui pourrait absoudre son fils de toute culpabilité», a déclaré l'avocat Elmar Giemulla au journal Rheinische Post.

Résultat clair de l'enquête

Les parents d'Andreas Lubitz avaient déjà suscité l'émoi en 2016 en publiant un faire-part dans la presse allemande pour remercier ceux qui les avaient soutenus et entretenir le souvenir de leur fils sans jamais mentionner les victimes. Ils ont par la suite déclaré dans la presse qu'ils ne croyaient pas à la thèse du suicide.

L'enquête de la justice allemande a déterminé que le crash avait été délibérément provoqué par le copilote de 27 ans, Andreas Lubitz, dépressif et suicidaire, qui a profité de l'absence momentanée du commandant de bord pour s'enfermer dans la cabine de pilotage et précipiter l'avion sur la montagne.

La justice allemande a estimé qu'il n'y avait pas de «responsabilités extérieures» dans ce drame et aucune poursuite n'a été engagée. En France, une enquête pour homicides involontaires est toujours instruite à Marseille (sud-est) afin de déterminer le niveau de connaissance de la compagnie concernant l'état mental du copilote, une procédure qui pourrait le cas échéant déboucher sur un procès.

Les proches des victimes ont également introduit une procédure aux Etats-Unis contre l'école de pilotage par laquelle est passé Andreas Lubitz et où son comportement étrange aurait dû, selon eux, inquiéter ses formateurs. (afp/nxp)

Créé: 20.03.2017, 20h47

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