Une société zurichoise engage l'ex-chef du Mossad
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—Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 23.02.2012 6 Commentaires
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Par définition, les services secrets doivent le rester. Les firmes privées et organisations gouvernementales chargées du renseignement ne cherchent pas la publicité. D'où la surprise de voir l'antenne zurichoise de la société de conseil Arcanum («Secret» en latin) informer le public de l'entrée à son service de Meier Dagan.
Monsieur Dagan n'est pas n'importe qui. Durant huit ans, de 2003 à janvier 2011, il a dirigé le Mossad, les services secrets israéliens. Après un an de retraite, il reprend du service pour le compte d'Arcanum, une organisation active à l'échelon international et qui a pignon sur rue au General-Guisan-Quai.
L'ex-patron du Mossad n'aura pas un poste fixe. Il devient membre du conseil et sera appelé à ce titre à s'exprimer comme expert de cas en cas. «Son expérience de général nous sera très précieuse, notamment dans le domaine de l'armement», confie Thomas Landgraf, porte-parole de la société, jeudi dans les colonnes du Tages-Anzeiger.
Stupide d'attaquer l'Iran
Autant Meir Dagan est resté silencieux durant son mandat au Mossad, autant il apprécie de s'exprimer depuis son entrée en retraite. Il dit tout haut qu'une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes entraînerait à coup sûr, selon lui, une guerre régionale.
Mener un raid contre l'Iran est «l'idée la plus stupide» qu'il ait jamais entendue. Comme chef du Mossad, il a cherché à retarder le programme nucléaire iranien par des méthodes «plus subtiles»: sabotage, feintes, liquidations. On saisit la référence aux attentats menés contre des scientifiques iraniens et au piratage informatique par le biais du ver Stuxnet.
Formé à l'école de la guerre
Meir Dagan a servi 32 ans dans l'armée israélienne. Comme chef du Mossad, il était admiré et craint à la fois pour son style direct. Lors de sa nomination à la tête des services secrets, Ariel Sharon, alors Premier ministre, avait fait un curieux éloge en mentionnant que «Dagan n'a pas son pareil pour séparer un Arabe de sa tête».
Les deux hommes se connaissaient depuis les années 70 et avaient combattu côte à côte lors de la guerre du Kippour. Jamais un homme n'était resté aussi longtemps à la tête du Mossad avant Meir Dagan.
Durant son règne, il a redoré le blason quelque peu terni des services secrets israéliens. Il a toutefois été critiqué à la fin de son mandat pour plusieurs pannes, en particulier pour avoir fait tuer un marchand d'armes du Hamas à Dubaï. (Newsnet)
Créé: 23.02.2012, 11h40
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6 Commentaires
pourquoi un poste fixe quand il devient de facto la cible des services secrets iraniens? Pas si subtile, le mec, il révèle officiellement que le Mossad et bel et bien le perpétrateur des assassinations de personnes qui dérangent. Répondre
La raison pour laquelle Meïr Dagan s'affiche publiquement est qu'il est une cible pour les extrémistes de tout bord qui n'aiment pas Israël ou les Juifs, pour ses adversaires qu'il n'a pas ménagé en tant que militaire ou patron du Mossad et pour ses ex-coreligionnaires, Benjamin Netanyahou en tête, et leurs alliés qui n'apprécient pas ses critiques concernant le "plan iranien" pourtant imminent. Répondre


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