Fukushima: malgré les tonnes d'eau, la température grimpe
Nucléaire
—Mis à jour le 13.02.2012 2 Commentaires
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Le niveau grimpe de jour en jour. Pourtant, ce n'est pas faute d'injecter de l'eau dans le circuit de refroidissement: 17 tonnes par heure. Mais rien n'y fait. Plus de 91 degrés celsius. C'est la température mesurée ce lundi matin par un des trois thermomètres intégrés dans la cuve sous pression à l'intérieur du réacteur.
Toutefois, les deux autres thermomètres de la cuve continuent d'indiquer pour leur part une température inférieure à 35 degrés Celsius, allant en diminuant, de même que d'autres capteurs localisés plus bas.
Pas de fission
En outre, les prélèvements effectués n'ont pas révélé la présence de gaz comme les isotopes de xénon 133 et 135 qui témoigneraient de l'existence d'une réaction de fission nucléaire.
Le thermomètre douteux avait commencé d'afficher un regain de chaleur dès la fin du mois de janvier. Puis une petite baisse s'était amorcée la semaine dernière avant un rebond constaté depuis samedi.
La thèse de la panne se renforce, mais en l'absence de preuve et par précaution, la compagnie Tepco a indiqué qu'elle allait poursuivre les injections renforcées d'eau et suivre de près l'évolution de la situation.
L'état «d'arrêt à froid» remis en cause
En théorie, le niveau relevé lundi signifierait que l'état dit "d'arrêt à froid" des réacteurs, décrété fin décembre, n'est plus vrai.
Celui-ci suppose un maintien de la température de la cuve sous pression sous 100 degrés Celsius, mais compte tenu des marges de précaution, Tepco a abaissé la barre à 80° Celsius, niveau à partir duquel la compagnie est de surcroît tenue d'informer le public et les agences gouvernementales.
Pour le moment, Tepco considère cependant que l'état d'arrêt à froid est maintenu.
Désastre inégalé depuis Tchernobyl
Déclenché par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon, l'accident de la centrale Fukushima Daiichi a constitué le pire désastre nucléaire depuis celui de Tchernobyl, en Ukraine, en 1986.
Dans les jours suivant le séisme, du fait l'absence d'électricité et de systèmes de refroidissement, le combustible a partiellement fondu dans trois réacteurs, entraînant des explosions d'hydrogène et des rejets massifs d'éléments radioactifs dans l'environnement.
(afp/Newsnet)
Créé: 13.02.2012, 08h01
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L'ingéniosité de l'homme le pousse souvent à l'orgueil, alors que la fragilité de chaque chose qu'il fabrique devrait le garder dans l'humilité ... Il y a les erreurs humaines et les forces de la nature contre lesquelles on ne peut rien. L'histoire nous le prouve ... Répondre
La chancellerie fédérale s'est alliée pour l'occasion avec Edipress, afin de regrouper toutes les opinions agressivement pro-nucléaire postées sur le portail de presse depuis 2002, et ainsi créer une task-force de petits soldats plutonium pour suppléer à tout les futurs cancéreux employés par TEPCO. Répondre


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