ACCUEIL 26.5.2012 Mis à jour à 10h30

Les Suisses, un pont entre la KFOR et la population

Reportage au Kosovo 2/4

Les Liaison and Monitoring Teams (LMT) sont en action dans tout le pays. Leur mission: prendre le pouls des habitants et rapporter quotidiennement les observations réalisées au commandement de la KFOR.

Par Sébastien Jost/Vjosa Gervalla/albinfo.ch. Mis à jour le 13.02.2012 5 Commentaires

1/5 L'officier Alexandre Bär devant les ruines des maisons serbes à Prizren

Michel Perret

   

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Reportage au Kosovo 1/4

Reportage au Kosovo 1/4
Pour la première fois, un officier suisse commande des troupes de l'OTAN. Dans le nord du Kosovo, où la situation est tendue, le colonel Conrad se bat pour promouvoir le dialogue.

Ils sont parmi les militaires de la KFOR qui connaissent le mieux les routes et les petits chemins du Kosovo. A Mitrovica, dans le nord du pays, les soldats suisses membres des Liaison and Monitoring Teams (LMT) se faufilent avec assurance à bord de leur 4x4 dans le dédale des rues.

Réparties dans les cinq régions territoriales (Joint Regional Detachment, JRD) du pays, les LMT sont présentes dans tout le Kosovo. Deux équipes suisses œuvrent dans le sud, à Prizren et à Malisheve, et deux dans le nord, à Zubin Potok et à Mitrovica-Sud. Composées de 6 à 8 hommes, elles ont toutes la même mission: être en contact permanent et maintenir un dialogue avec la population et les autorités locales. Grâce à cela, les membres des LMT ont une vision globale de la situation et peuvent alerter le commandement de la KFOR en cas de problème. Leur slogan: «Nous sommes les yeux et les oreilles de la KFOR.» S’ils sont armés, c’est uniquement pour se défendre. Car, ils insistent sur ce fait, ce sont des diplomates en uniforme et non des combattants.

Toujours les bienvenus

A voir le premier lieutenant Pierre Abbé, 22 ans, discuter avec Zenel Bunjaku, directeur de l’ONG Initiative for Agricultural Development of Kosovo (IADK), on constate la proximité qu’ont réussi à construire les LMT avec la population locale. «Pierre est toujours le bienvenu, s’enthousiasme Zenel Bunjaku. Il n’a qu’à me passer un coup de fil et je me débrouille pour être disponible. C’est presque comme une famille.» Même si la distance peut sembler grande entre la Suisse et le Kosovo, certains sujets permettent de se rapprocher. «Comme je suis Valaisan, j’ai des vaches, s’amuse Pierre Abbé. Cela a renforcé les échanges et a donné lieu à de sympathiques discussions. Parfois, j’oublie même que je ne suis pas d’ici.» Chacun apportant son expérience et son vécu dans le dialogue, les échanges sont constructifs des deux côtés. «C’est très enrichissant personnellement et professionnellement», insiste l’habitant du val d’Anniviers.

Pour être au plus près de la population, les LMT ne vivent pas comme des soldats «classiques». A Prizren et à Malisheve, ils logent dans des maisons au centre des villes. Des locaux qui sont accessibles à la population en tout temps. Dans le nord, en raison de la situation, les équipes dorment dans le camp militaire de Novo Selo. «Les Kosovars nous parlent volontiers, affirme l’officier spécialiste Alexandre Bär, team leader à Prizren. Ils savent très bien que notre mission a évolué. Il ne s’agit plus de construire des ponts et d’amener de l’eau mais d’avoir une vision globale de la situation et de transmettre ces informations plus haut.»

A Prizren, les relations entre les Kosovars d’origine albanaise et les Kosovars d’origine serbe sont détendues, contrairement à ce qui se passe au nord du pays. Dans la région, ce sont plutôt les problèmes socio-économiques qui préoccupent la population (chômage, alimentation en eau et environnement). Après avoir passé 18 ans dans la police zurichoise, l’officier de 45 ans reconnaît que son engagement au Kosovo lui a donné une autre vision du pays et de ses habitants. «En tant que policier, les contacts que j’avais avec des Kosovars avaient rarement lieu dans des situations formidables. Ici, j’ai découvert des gens ouverts et très chaleureux. Je suis ici pour la deuxième fois et je peux vous affirmer que je ne me suis jamais retrouvé dans une situation conflictuelle.» (Le Matin)

Créé: 14.02.2012, 07h33

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5 Commentaires

Harry Schlesinger

14.02.2012, 16:26 Heures
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il faut préparer le terrain pour le retour des réfugiés kosovars établis en Suisse, quelques 400'000 âmes sinon le double. Y'a pas meilleur que nous, on a accepté le plus grand contingent de Kosovars parmi tous les pays européens. Répondre


Juste Lewelch

14.02.2012, 09:27 Heures
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Il est incroyable votre journal, chaque fois que l'armée suisse en fait des siennes (Grippen, Ueli), et hop un petit reportage de derrière les fagots pour remonter son aura...Ceci dit, pourquoi puisque vous parler de la KFOR (et des swisSScoys), vous ne précisez pas à vos lecteurs qu'il est obligatoire de parler le CH-DT pour servir au Kosovo avec l'armée suisse.... Répondre



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