En copié-collé, Majid Pishyar reproduit son passage en Autriche
Football
—Par Elisabeth Eckert. Mis à jour le 11.02.2012 17 Commentaires
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Vienne, 17 décembre 2004: «En ce jour, c’est Noël et Pâques en même temps! Majid Pishyar a sauvé financièrement notre club.» Propos tenus par le président d’Admira Wacker Mödling, Hans-Werner Weiss.
Vienne, 29 novembre 2007: «Le club Admira Wacker Mödling est déclaré en faillite. Les créanciers ont jusqu’au 10 janvier 2008 pour faire valoir leurs prétentions.» Tribunal régional de Wiener Neustadt.
A Genève, Majid Pishyar ne répond plus. Pas plus que son fils Amin. L’administrateur unique du Servette FC 1890 SA, Cédric Tonoli, renvoie les journalistes, de guerre lasse, au propriétaire du club genevois: «Seul M. Pishyar a le droit de s’exprimer.»
Tout avait bien commencé
Les e-mails s’égarent dans la stratosphère, entre New York, Paris et Dubaï, où séjourne l’homme d’affaires. Le temps, pourtant, presse. Car la Swiss Football Ligue (SFL) a fixé un ultimatum au 26 février pour présenter une comptabilité en ordre. Au risque, sinon, d’un retrait de points comme l’a vécu le NE Xamax avant son retrait de licence. «Si M. Pishyar veut se retirer du Servette FC, nous confie une source officielle genevoise, nous ne lui en voudrons pas. Pour ma part, je comprends son agacement à ne voir aucun des milieux économiques locaux s’engager à ses côtés. Mais, de grâce, qu’il ne parte pas subitement comme il l’a fait en 2007 avec l’Admira Wacker Mödling de Vienne!»
Devant ce spectre visiblement traumatisant, nous avons remonté l’histoire pour comprendre, pas à pas, ce qui s’est passé en Autriche entre 2004 et 2007. Et, comme d’habitude, tout avait merveilleusement commencé. Majid Pishyar, illustre inconnu dans l’univers du football autrichien, reprend, fin 2004, 33% des actions du club viennois, en graves difficultés financières, pour 2,3 millions d’euros (près de 4 millions de francs au cours d’alors). Noël et Pâques en un jour.
Le rêve d’un club européen
Son ancien mécène Hans-Werner Weiss avait repris l’Admira, après une première faillite en 1999 et un trou de près de 3 millions de francs suisses. Mais, en 2004, l’Autrichien ne peut plus supporter le gouffre et l’Admira végète en queue de classement. «J’ai toujours rêvé d’avoir un club de football européen», s’écrie Majid Pishyar, le 17 décembre 2004, après s’être intéressé précédemment au SK Rapid Wien.
En 2005, l’homme d’affaires iranien, qui, au travers du 32Group, investit la fortune de 32 familles du Golfe, monte en puissance. Il acquiert les 100% des parts du VfB Admira Wacker Mödling, licencie 25 joueurs, en réengage 17, change d’entraîneurs et se débarrasse définitivement de l’ancien propriétaire Weiss.
Las! Les résultats sportifs ne suivent toujours pas: six matches perdus, avant la pause estivale. Mais Majid Pishyar tient bon: en 2005 et 2006, il réinjecte régulièrement des fonds, jusqu’à 7,5 millions d’euros. Le vrai coup dur survient en mai 2006, lorsque la T-Mobile Bundesliga lui refuse la licence. Admira fait les frais d’un énorme scandale qui secoue alors l’Autriche, lorsque, malgré ses immenses dettes, Graz obtient tout de même la licence. Le tollé est général: la T-Mobile Bundesliga recule et relègue en ligue B tous les clubs qui ne montrent pas pattes blanches. Dont l’Admira.
Des avoirs mis en doute
Alors que selon Majid Pishyar, les finances de son club sont saines, l’Iranien refuse le dépôt d’une garantie bancaire, pourtant exigée par les instances autrichiennes.
Motif de cette garantie brusquement exigée: «Les avoirs de M. Pishyar ne peuvent pas être certifiés légalement, explique la Bundesliga. Le siège du 32Group est en effet établi à Dubaï; or, il n’existe aucun accord d’entraide judiciaire et administrative entre les Emirats arabes unis et l’Autriche.»
Majid Pishyar est agacé par la méfiance que lui témoignent les Autrichiens, et découvre de plus en plus de cadavres financiers datant de l’ère précédente. Les retards de paiements se multiplient: «L’argent n’est jamais venu comme il le fallait, les problèmes ont été constants. M. Pishyar donnait l’impression de vouloir intervenir seulement à minuit moins cinq», confie, en 2008, Alexander Friedl, directeur du club viennois sous l’ère Pishyar.
Novembre 2007: l’homme d’affaires iranien jette l’éponge et demande la faillite d’Admira Wacker Mödling. Selon nos sources, les fournisseurs ont perdu 328 500 euros dans l’affaire et son principal partenaire, Admira Sport-Management GmbH, chargé de trouver de nouveaux sponsors pour le club, y a laissé 1,799 million d’euros. En tout, la faillite s’est montée entre 2 et 2,5 millions d’euros. (Le Matin)
Créé: 11.02.2012, 21h42
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17 Commentaires
cela se nomme du blanchiment ,vous croyez sérieusement que des étrangers s’intéresse au foot suisse? Répondre
encore un petit effort et le LS finit européen Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 





