ACCUEIL 27.11.2014 Mis à jour à 19h54

Johnny Hallyday: retour gagnant!

Los Angeles

Le concert du rocker français a tenu toutes ses promesses hier soir à l’Orpheum Theater. Il va s’attaquer aux stades avec des effets spéciaux impressionnants. Reportage.

Par Didier Dana, Los Angeles. Mis à jour le 25.04.2012 19 Commentaires

1/10 Le concert du rocker français a tenu toutes ses promesses hier soir à l’Orpheum Theater
Serge Brugnon

   

Articles en relation

Prochain concert en Suisse

Johnny Hallyday, stade de Genève, le 2 juin. Première partie Louis Bertignac. Réservations: Ticketcorner et Fnac.

Partager & Commenter

Mots-clés

«Est-ce que c’est l’Elvis Français?» nous demande sur le trottoir, sous la marquise de l’Orpheum Theater, un Noir américain corpulent. Il est 19h45 à Los Angeles, mardi, et à entendre parler dans la langue de Molière les dizaines de spectateurs sagement alignés devant le vieux théâtre années quarante, Johnny Hallyday est de retour. Le poids des ans sur le dos mais une envie totalement intacte chevillée au cœur et au corps. A l’image de la salle qui l’accueillait, à la fois chic, old fashion et totalement rénovée, le chanteur est apparu rajeuni, tout de noir vêtu façon Gene Vincent, en voyou chic dans un costume signé Sarah Burton, pour balancer pendant deux heures, un répertoire remis au goût du jour par le guitariste et arrangeur Yarol Poupaud.

Lorsqu’on devine l’ombre géante du chanteur, derrière le rideau blanc, il est 20 h 25. C’est un tonnerre d’applaudissements qui accueille le Français sous les lustres et les lambris. Résonnent alors, après un petit film rétrospectif sur sa vie sa carrière, ses accidents, tentatives de suicide et autre mésaventures narrés par Line Renaud, les premiers accords d’«Allumer le feu» et ces paroles qui résument toute la soirée: «Sortir le loup de sa cage».

D’ici quelques semaines, le loup entrera sur scène de façon fracassante. «Le Matin» est en mesure de confirmer en exclusivité ce que Johnny révélait en janvier dans nos colonnes. L’ouverture du show, dans les stades, se fera dans une boule de métal et de feu qui va fracasser un mur de prison!

Des effets spéciaux à découvrir en plein air, pour la première fois, à Montpellier. Là où va se rôder l’ensemble du mégashow pendant 10 jours. Hier soir, c’est le rock teigneux et la sobriété qui ont dominé un concert puissant. Sur scène, quinze musiciens, choristes et cuivres plus un chanteur qui se présentera ainsi à 22 h: «J’ai oublié de vous dire que le chanteur du groupe s’appelle Johnny Hallyday!» Leader d’un band serré, soudé, solidaire, qui le temps des premiers morceaux semble tendu vers un seul et même but, faire aussi bien que samedi, lors de la dernière répétition à Burbank. Pari réussi.

«Né dans la rue» confirme que l’humeur est à la bagarre. Les deux guitaristes se retrouvent au-devant de la scène, alors que les élégantes lumières de Jacques Rouveyrollis apportent des nuances rouges et bleues. Non loin du sorcier des éclairages, au fond de la salle, Vanessa Paradis est venue en spectatrice discrète. Peu avant, le chef de la sécurité de la tournée, Jimmy Reffas, faisait les cent pas afin de veiller sur l’autre grande dame: Laeticia Hallyday. Étonnant phénomène, puisque Madame H. déclenche aussi l’hystérie des fans. Elle va même se lever de son siège pour saluer depuis le premier balcon et permettre aux admirateurs de prendre des photos.

Sur scène, jambe droite en avant, parfois à genou, comme dans «Excuse Moi partenaire», Johnny prouve qu’il a retrouvé une nouvelle jeunesse. Un sentiment qui va aller crescendo pendant le show. La scène le galvanise. «Lorsque je vois Charles Aznavour à l’Olympia à 88 ans, je me dis que je peux encore le faire à 68!» commente-t-il à la fin. Johnny est chatouilleux sur son âge. Il aura 69 ans cette année et rabroue gentiment tous ceux qui insistent pour en parler, tentent de lui faire commenter la vie politique ou pis encore, du fisc qui lui cherche des noises. «Ça fait trois ans que je n’ai pas chanté, parlez-moi de musique, pas de politique, faites-moi plaisir!» dit-il, les yeux encore soulignés de khôl, chemise ouverte, lors d’une conférence de presse improvisée.

Il préfère son public à qui il lance son linge éponge et des bouteilles d’eau minérale à peine entamées. «Je vous aime! Je suis drôlement content de vous retrouver ici à Los Angeles où tout a failli se terminer et où tout recommence». Des fans, ravis, sont debout lorsqu’il entame «I Who Have Nothing» en duo avec Amy Keys. Standing ovation à tout rompre à mi-parcours du concert qui présage un retour gagnant. «Je ne m’attendais pas à ça, commente un Américain venu en curieux. C’est très rock!»

La salle se prête parfaitement à l’exercice. D’une capacité de 2000 places, ni trop petite, ni trop grande, elle donne à Johnny le chanteur la capacité de faire surgir l’acteur qui est en lui lors de «Ma gueule», «Requiem pour un fou», «J’la croise tous les matins» - et son départ batterie et guitare puis voix toute seule - ou encore «Hey Joe». Une intensité rare se dégage de ces titres portés à la fois par le groupe et incarnés par un Johnny au sommet. L’homme est tellement à l’aise que les nouveaux venus semblent parfois un peu patauds à ses côtés, comme Yarol Poupaud, guitariste pourtant très inspiré ou encore le bassiste Fred Jimenez qui ne sait pas quoi faire de son corps. Greg Zlap, l’harmoniciste blond, est sans doute le seul qui allie toutes les qualités scéniques: solos brûlants, belle gueule, sens de l’espace et de la danse.

«J’ai été ému ce soir et j’ai eu le trac», avouera Johnny à la sortie. Pour couronner la soirée, deux représentants de l’American Society For Young Musician lui remettront un Award pour l'ensemble de sa carrière. Une récompense après son premier concert: la tournée 2012 commence décidément très bien.

Johnny Hallyday, stade de Genève, le 2 juin. Première partie Louis Bertignac. Réservations: Ticketcorner et Fnac. (Le Matin)

Créé: 25.04.2012, 11h35

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

19 Commentaires

Cliff Emall

25.04.2012, 12:19 Heures
Signaler un abus 8 Recommandation 0

il avait pas fait une tournée d'adieu???? y en a qui se sont fait rouler dans la farine et ont payé une fortune pour sa Derniere tournee.... les rires... naifs naifs :-( Répondre


Franck Probst

25.04.2012, 13:14 Heures
Signaler un abus 6 Recommandation 0

Bon, je doit admettre ne pas être fan, mais que ceux qui ne l'aime pas, commencent par ne pas lire ni commenter cet article. Pour la tournée, personne ne vous oblige à acheter des billets. Concernant les vrais groupes genre Muse, j'adore ce groupe, mais pour en parler, encore faut-il avoir actuellement quelque-chose à dire sur eux. Allez Johnny, bonne route. Répondre



Personnalitweet





Portail annuaire/services

Commerce

Service clients

Contact
  • Abonnement et renseignements
    Nous contacter
    lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
    Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
    Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
    Adresse postale:
    Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne