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Valérie Trierweiler veut-elle vraiment devenir première dame?

Elle rechigne à poser sous les projecteurs

Journaliste de renom, la compagne de François Hollande acceptera-t-elle de jouer les potiches en cas d’élection? L’étonnant parcours d’une battante, réputée froide et susceptible.

Par Bertrand Monnard. Mis à jour le 24.03.2012 9 Commentaires

1/29 Valérie Trierweiler le 21 mai, en visite officielle à Chicago
Image: AFP

   

C’est un destin qu’elle n’a pas choisi, que l’amour, plus fort, a décidé pour elle. Pendant près de vingt ans journaliste politique, partie de rien et s’étant forgé sa propre carrière, comment Valérie Trierweiler imagine-t-elle la perspective de devenir première dame de France, avec son côté potiche, si son compagnon François Hollande est élu le 6 mai prochain? Dans les réponses de cette femme au caractère bien trempé, on sent comme un vertige existentiel, une sourde angoisse devant l’inconnu. «Peut-on savoir ce que c’est première dame de France avant que le poids ne vous tombe vraiment sur les épaules? Je ne me projette pas. C’est une manière de rester saine d’esprit. C’est quelque chose de tellement vertigineux, je préfère ne pas y songer», déclarait-elle récemment.

«J’en ai pleuré»

Ce rôle, Carla Bruni, cultivant son image lisse et mièvre, l’a rempli avec délectation, comme si, après sa vie trépidante de mannequin puis de chanteuse doublée de croqueuses d’hommes, elle rêvait de se muer en parfaite fée du logis. Auteure du récent «Valérie, Carla, Cécilia, Bernadette, et les autres, en campagne» et proche de Valérie Trierweiler, Constance Vergara imagine mal la journaliste se contenter de jouer la même partition. «Dans sa vie, Valérie n’a jamais dépendu de personne. La cage dorée de la première dame, elle ne s’en contentera pas. Peut-être qu’elle continuera à travailler, je ne sais pas de quelle manière, mais je sais qu’elle y songe déjà. Ce serait une grande nouveauté», nous glisse-t-elle depuis Paris.

Sa relation avec le candidat socialiste avait déjà contraint Valérie Trier­weiler à mettre fin à ses activités de journaliste politique à Paris Match. «Ce journalisme-là, auquel j’ai consacré la moitié de ma vie, j’en ai fait mon deuil.» Récemment, campagne oblige, elle a dû se résigner à enregistrer la dernière d’«Itinéraires», l’émission culturelle qu’elle animait sur Direct 8, une TV privée. «On s’est dit au revoir, j’avoue, j’en ai pleuré.» «Pendant vingt ans, j’ai été observatrice et maintenant je me trouve en position d’observée.» Son nouveau statut, Valérie Trierweiler ne s’y est pas pliée facilement. Le 16 octobre dernier, par exemple, après la désignation de Hollande à la primaire socialiste, elle ne s’était pas prêtée à la traditionnelle photo du couple. «J’ai toujours le sentiment qu’on me vole quelque chose, même si aujourd’hui j’ai appris à rester quelques minutes face au crépitement des flashes», confiait-elle récemment à Marianne. Constance Vergara, qui a suivi toute la campagne, l’a sentie pourtant plus libérée aujourd’hui. «Lors des derniers meetings, on l’a vu sourire, prendre du plaisir. Elle a fait sa mue, elle est passée de l’autre côté du miroir.»

Autant Carla Bruni peut agacer par son côté gnangnan, autant Valérie dégage une image de femme froide, un peu raide, pas commode. Malgré la prudence qu’exige son nouveau rôle, elle n’a pu s’empêcher, à plusieurs reprises, de réagir fortement à ce qu’elle estime être des dérapages. Quitte parfois à surjouer l’indignation. Ainsi quand, le 8 mars dernier, Paris Match lui a consacré, à son insu, sa une sous le titre «L’atout charme de Hollande», elle s’est drapée dans son orgueil blessé. «Quel choc de découvrir dans mon journal l’utilisation de photos prises sans mon accord, ni même être prévenue. Bravo à Paris Match pour son sexisme en cette Journée des droits des femmes.» Sans pour autant dissiper les doutes: n’était-elle vraiment au courant de rien?

Son caractère, Valérie l’assume. «On ne m’a pas appris l’hypocrisie. Même si cela peut apparaître comme une forme de brutalité, quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. Ma mère vous dirait que j’avais déjà ce caractère à la maternelle.» Constance Vergara nuance le portrait. «C’est surtout sa beauté froide qui lui donne cette image. Mais, quand elle est en confiance, elle peut-être très drôle, elle adore rire.»

Elle connaît la valeur des choses

Son père, handicapé très tôt par l’éclat d’un obus, est mort alors qu’elle avait 21?ans. C’est sa mère, caissière à la patinoire d’Angers, qui a fait vivre la tribu de six enfants. Valérie, qui était la cinquième, voit rouge lorsqu’on s’étonne de ses origines modestes. «Ma famille ne roulait pas sur l’or, et alors? Nous avions l’essentiel et aujourd’hui je connais la valeur des choses», souligne-t-elle, mère elle-même de trois fils de 14, 17 et 19?ans, nés de son mariage avec un journaliste de Paris Match.

Sa première rencontre avec François Hollande remonte à… 1988. Elle avait 23?ans, lui 34. Ils ont officialisé leur relation en 2006. «J’étais mariée, il n’était pas libre et c’était un homme politique», raconte Valérie, qui a toujours affirmé avoir été séduite par l’intelligence et l’humour de Hollande. Aujourd’hui, quand elle l’appelle, «Mon amour» s’inscrit sur le portable du candidat. «C’est la femme de ma vie», a-t-il répété à plusieurs reprises – manque d’élégance, aux yeux de beaucoup, vis-à-vis de Ségolène Royal, mère de ses quatre enfants. Les organisateurs des meetings font toujours en sorte que les deux femmes ne se croisent pas.

Dans la campagne, Valérie Trier­weiler se veut être aussi discrète que possible. «J’apporte simplement à François mon regard, je lui dis quand je ne l’ai pas trouvé bon et, quand je lui dis qu’il a été excellent, il sait que ce n’est pas de la flatterie, ce qui est important alors qu’autour de lui les courtisans se multiplient.»

Marianne écrivait récemment. «Depuis qu’il est avec Valérie Trierweiler, Hollande croit que tout lui est possible.» Constance Vergara, elle, a toujours été frappée par leur complicité. «Dans leurs regards, leurs sourires, ça saute aux yeux.» (Le Matin)

Créé: 24.03.2012, 22h57

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9 Commentaires

Ysiad Irodarrob

25.03.2012, 16:51 Heures
Signaler un abus 8 Recommandation 0

et en vivant avec Mr. Hollande.....elle est surtout calculatrice et intéressée!!! Répondre


pascal t.

25.03.2012, 17:35 Heures
Signaler un abus 8 Recommandation 0

génial le genre même d'exemple à ne pas suivre, aucune éthique autant l'un que l'autre...allez heureusement on peut espérer qu'il n'a aucune chance...l'un capitinaine de pédalo sans aucune expérience et l'autre qui a su sentir le vent et en profiter Répondre



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