Jeudi 29 septembre 2016 | Dernière mise à jour 11:41

Visite «Angelina Jolie m'excite énormément!»

Invité de la rédaction du «Matin» pour la sortie de son film, Vincent McDoom s’est confié sur ses amours et ses attentes.

Vidéo réalisée par Laura Juliano


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Talons vertigineux, jeans slim et blazer fleuri: Vincent McDoom, 49 ans, était hier l’invité de notre rédaction afin de nous parler de son premier film, «Kickback», dévoilé à Cannes et sorti le 5 juin en e-cinéma sur Internet. Il y incarne le travesti Josepha, prête à défier la médecine pour être enceinte, entouré de personnages un peu barrés, lancés dans la course au magot, après la disparition de 50 millions.

Une comédie loufoque que Vincent McDoom, venu passer quelques jours en Suisse pour le Maxi-Rires Festival de Champéry, qualifie volontiers d’«ovni». Avant l’interview, l’ex-animateur de «La Folle Route» a participé à notre briefing, où nous présentons les sujets pour le lendemain: «C’était une première pour moi. J’ai adoré l’expérience.»

Comment vous êtes-vous préparé à ce rôle au cinéma?

Je suis si différent de ce qu’on voit dans le cinéma que c’est difficile de me faire une place. Quand on m’a donné le rôle, j’ai aussi stressé parce que je ne voulais pas qu’on dise que je l’ai eu car je suis Vincent McDoom. Je devais bosser plus dur qu’un acteur confirmé. J’ai imposé d’avoir un coach pour travailler mon rôle. C’est Lee Delong qui a été ma coach. Elle est ensuite devenue l’actrice principale quand Catherine Marchal a quitté le film après un accident.

Vous disiez refuser tous les rôles de travesti. Pourquoi avoir accepté celui-ci?

J’aimais l’idée de jouer avec l’acteur Daniel Duval. Il m’a tant appris! Il est malheureusement décédé cinq mois après le tournage. En lisant le scénario, j’avais aussi vu que Josepha était un vrai personnage, avec de vraies fêlures, pas juste une folle de «La Cage aux Folles». J’ai pensé que je pouvais rendre ce personnage touchant pour qu’il entre dans les foyers. De la même façon que j’ai touché les gens avec «La ferme Célébrités». Ce qu’on ne connaît pas fait peur. Mais la notoriété gomme la différence.

Josepha est obsédée par son envie de bébé. Et vous, rêvez-vous d’avoir des enfants?

Non. Peut-être que je m’aime trop, que je n’ai pas assez d’amour à donner, que je ne me sens pas assez adulte. Peut-être que je suis égoïste, mais il y a tant de choses dont je veux profiter. Pour le moment, entre moi et un enfant, je choisis moi! (Rires.)

D’autres projets de films?

On m’a proposé de jouer le directeur d’une maison de couture détesté, et Franck Phelizon, le réalisateur de «Kickback», m’a aussi offert un nouveau rôle. On m’avait proposé de jouer une pièce avec Michel Galabru, mais le projet est suspendu. J’adorerais aussi tourner dans une série. Mais il n’y a pas beaucoup de rôles pour les gens comme moi. Il faut convaincre les sponsors de mettre de la pub quand on passe une série où le héros est transgenre. Le problème est bien là. Aux Etats-Unis, des acteurs transgenres émergent: Laverne Cox dans «Orange is the New Black». Même dans «Top Models», il y a un transsexuel! «Kickback» aborde ces tabous qui deviennent populaires. J’en suis très fier.

Et Bruce Jenner, beau-père des Kardashian, vient de se dévoiler en tant que femme.

Oui! Il y a toujours des gens qui souffrent dans leur sexualité, en silence. En parlant en public, il leur donne une visibilité, leur montre que les gens devront bien finir par accepter qui vous êtes. Au cinéma, vous préféreriez incarner une femme ou un homme?

Je suis un acteur, je jouerai ce qu’on me demande. Je serai plus à l’aise en femme, mais, si on m’offre de jouer un militaire, que je dois me couper les cheveux et porter des rangers, je le ferai. Je veux me mettre en danger. Et pouvoir montrer l’ampleur de mon jeu. Je n’ai peur de rien devant la caméra.

Mais, dans la vie, vous vous sentez homme?

Cela ne m’a jamais traversé l’esprit de devenir une femme. Ni même de faire un coming out. Même enfant, après avoir été violé (il a été abusé entre 9 et 12 ans par son oncle à Sainte-Lucie, ndlr), je n’éprouvais pas le besoin de justifier qui j’étais ou d’expliquer ma sexualité. Elle ne concerne que moi. Si je ne la pratique pas avec untel, je ne vois pas en quoi untel peut être dérangé. Je suis un garçon avec une double sensibilité. Je ne veux pas changer, subir une ablation de sexe. Cette souffrance-là, je n’ai pas envie de me l’imposer. Je me sens bien tel que je suis.

Etes-vous en couple?

Là, non. Je n’ai jamais parlé de ma sexualité, les gens ont décidé pour moi et disent: «Il est homo.» C’est drôle, car j’ai déjà eu une longue histoire avec une femme. L’amour prend des formes différentes. L’important, c’est que la personne m’aide à trouver mon équilibre.

Qu’est-ce qui peut vous séduire chez une femme?

Une femme m’excite si elle m’apprend quelque chose. Une femme qui m’excite énormément, c’est Angelina Jolie. Par son esprit, son métier, son travail caritatif, sa beauté, sa franchise, sa poigne.

Et Brad Pitt?

Non, mon style, c’est un mélange de Channing Tatum et Will Smith. J’aime aussi Mark Wahlberg et Sébastien Chabal. J’aime les hommes très masculins ou les femmes très féminines.

Vincent McDoom présente son film "Kickback" (Le Matin)

(Créé: 09.06.2015, 06h53)
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