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Les Anglais aiment Harry le courageux, mais aussi le noceur

Héros

En Afghanistan, les talibans avaient juré de tuer le prince Harry. Le camp où il est stationné a été attaqué. Harry, qui fêtait hier son 28e anniversaire, n’a pas été blessé. L’Angleterre a eu peur pour lui.

Par Bertrand Monnard. Mis à jour le 15.09.2012 5 Commentaires

1/10 Le Prince Harry à Camp Bastion en Afghanistan
Image: Keystone

   

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Les talibans avaient juré de s’en prendre au prince Harry, qui, en sa qualité de pilote d’hélicoptère, combat depuis le 7 septembre aux côtés des troupes anglaises en Afghanistan. Le prince était-il la cible vendredi de l’attaque que les talibans ont menée contre Camp Bastion? C’est en tout cas là qu’il est basé. Le bilan fait état de deux morts chez les forces de la coalition et de seize chez les talibans. Harry, par miracle, se trouvant à 2 kilomètres du camp de base au moment de l’agression, n’a pas été blessé.

En 2007, le jeune prince avait déjà passé quelques semaines parmi les troupes en Afghanistan. Courageux, c’est lui, malgré les risques, qui a tenu à y retourner. Comme tout autre soldat de Sa Majesté. Hier, il fêtait son 28e anniversaire. Il l’a célébré sur le front, au lendemain de ce drame, loin, très loin, des soirées arrosées, un peu olé olé qu’il affectionne tant. Toute la Grande-Bretagne, les jeunes surtout qui l’adorent, a eu une pensée pour lui.

Image décomplexée

Bien sûr, on pourrait imaginer que Harry, avec ses frasques à répétition, est ce qui est arrivé de pire à la monarchie anglaise depuis belle lurette. Or c’est exactement le contraire. Il l’a rajeunie, lui a donné une image décomplexée, plus proche des nouvelles générations. Il est fêtard peut-être, mais intrépide aussi. Expert en royauté au magazine Point de Vue, Antoine Michelland estime que la cote du prince n’a jamais été aussi élevée auprès des jeunes.

«Harry leur ressemble, il aime les filles, il lui arrive de boire un peu trop, comme eux, mais son succès ne se limite pas à cela: loin d’être un simple jet-setteur ou un parasite, comme d’autres familles royales en regorgent, Harry est surtout un jeune homme valeureux qui, sur le terrain, risque sa peau pour son pays, étant devenu en plus une cible privilégiée. Ses fêtes s’apparentent aujourd’hui au repos du guerrier.»

Les mythiques photos de sa dernière incartade, son strip-billard de Las Vegas, où on le voyait en tenue d’Adam au milieu d’un essaim de jeunes filles peu vêtues elles aussi, ont été vues plus de 60 millions de fois sur la Toile. Pourtant, en Angleterre, seul le Sun, parmi tous les tabloïds de coutume peu soucieux de morale, les a publiées.

Les autres ont préféré renoncer par respect pour la vie privée, et surtout de peur de s’aliéner une opinion largement acquise à Harry. Même un prince a le droit de s’amuser. En racontant la fête, une «invitée» a encore renforcé l’image sympathique de Harry. «Cela n’avait rien à voir avec une orgie, c’était sexy, rien de plus, Harry voulait juste que tout le monde finisse à poil, ce qu’il a fait, c’est s’amuser.»

De l’indulgence

Autre héros déjanté de l’Angleterre d’aujourd’hui, Boris Johnson, maire de Londres, avait volé à son secours avec humour. «A Las Vegas, le vrai scandale aurait été de se comporter correctement.» «Au final, écrivait récemment Mary Carr, spécialiste de la monarchie du Mail on Sunday, l’affaire a provoqué plus d’amusement que de condamnation. Harry est un jeune homme chaleureux, qui, malgré ses privilèges, ne regarde jamais ses sujets de haut.»

Stéphane Bern, «le» spécialiste de la télé française, ajoute un élément qui a son importance. «Dans l’histoire de la monarchie anglaise, les cadets ont toujours eu droit à davantage d’indulgence. Le frère d’Edouard VIII a eu une vie dissolue. Andrew, le cadet de Charles, est sorti avec une actrice porno.»

Figurant au 7e rang des hommes les plus sexy de la planète selon le classement du magazine People, Harry, tombeur patenté, multiplie les conquêtes. La dernière en date, Cessida Bonas, est un jeune mannequin issue de l’aristocratie. «Prince et célibataire, Harry a, en plus, un côté un peu bad boy qui le rend encore plus craquant, relevait récemment un magazine canadien. Comme le rhinocéros blanc pour Hemingway, il est le trophée ultime que les jeunes filles rêvent d’accrocher.»

Frères complémentaires

En fait, grâce aux deux enfants de Lady Di, la monarchie anglaise vit un âge d’or. Si différents l’un de l’autre mais en même temps complices, les deux frères se complètent et offrent deux visages diamétralement opposés de la famille royale. Le rêve absolu pour les Britanniques et les médias. Lisse et consensuel, William, au bras de Kate, passe pour l’héritier fidèle et rassurant. «Le couple parfait: ils sont jeunes, beaux, riches et amoureux», glisse Antoine Michelland. Harry y ajoute le piment du rebelle, même si, lui aussi, quand les circonstances l’exigent, sait se montrer à la hauteur de ses responsabilités.

Au printemps dernier, son premier voyage en tant que représentant de la couronne dans les Antilles et en Amérique du Sud avait tourné au plébiscite tant il s’était montré ouvert, chaleureux et plein d’humour. Il avait défié Usain Bolt sur 100 m, s’était porté au secours d’un adversaire blessé lors d’un match de polo au Brésil. «Il a prouvé à tous ceux qui ne voient en lui qu’un fêtard qu’il peut constituer un réel atout pour la famille royale», avait alors écrit une envoyée spéciale. La reine en personne apprécierait le caractère doucement effronté de son petit-fils. (Le Matin)

Créé: 16.09.2012, 09h28

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5 Commentaires

Yviane Bornand

16.09.2012, 09:43 Heures
Signaler un abus 4 Recommandation 0

Harry est très bien mais on lui fait une mauvaise presse. Comment pensez-vous qu'est la vie lorsqu'on a perdu sa mère à 6 ans ? Répondre


Jean-Jacques Putallaz

16.09.2012, 11:07 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Il aurait mieux fait d'aller à l'enterrement de ses 2 collègues tués parce qu'on essayait de le viser. Et bravo à la presse pour avoir médiatisé son arrivée en Afghanistan.....Voilà le résultats. Les Talibans ne sont pas en reste en ce qui concerne internet. Répondre



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