Samedi 10 décembre 2016 | Dernière mise à jour 11:27

Communication Carla Bruni-Sarkozy veut casser son image glamour

Confidences dans les médias, participation au premier grand meeting: Carla Bruni-Sarkozy s'implique dans la campagne électorale de son mari en tentant de donner l'image d'une femme ordinaire.

Image: AFP

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«Je suis à côté de lui à 100%»: dans le quotidien gratuit 20 Minutes et le journal populaire Le Parisien, l'ex-mannequin clame en termes identiques sa foi en celui qui est pour elle «le plus à même de garder le cap pour notre pays», celui qui «a tout fait bien ou presque pendant cinq ans», celui dont les idées «sont fabuleuses, très fortes».

Restée dans l'ombre depuis sa grossesse -et la naissance en octobre de sa fille Giulia-, Carla Bruni va s'impliquer dans la campagne, sa première puisqu'en 2007 Nicolas Sarkozy vivait les derniers feux de son union avec sa précédente épouse, Cécilia.

«Je m’investis. Pas de façon professionnelle mais humaine. J’accompagnerai mon mari quand il aura besoin de moi... dans les moments symboliques, dans les meetings», dit-elle, tournant le dos à la jeune chanteuse bourgeoise rangée à gauche qu'elle incarnait encore il y a peu.

Son entrée en campagne est savamment orchestrée

Son image se veut désormais celle de l'épouse aimante et attentive, propre à séduire des «classes moyennes» ciblées par le candidat, comme est venue fort opportunément le souligner une vidéo mystérieusement arrivée sur l'internet. Prise à la chaîne TF1 quelques instants avant l'annonce par le président de sa candidature le 15 janvier, elle montre Carla de dos, ajustant la légion d'honneur de son mari avant d'échanger avec lui un petit baiser maladroit.

Carla polit son image de «Madame tout le monde» en confiant son amour des séries populaires dans TV Magazine, supplément livré avec une soixantaine de quotidiens nationaux et régionaux.

«J'ai souvent regardé Plus belle la Vie (feuilleton phare de la télévision publique) avec ma fille dans les bras ces derniers temps», dit-elle, trouvant «fabuleuse» l'émission «L'Amour est dans le pré», émission de télé-réalité où de jeunes agriculteurs cherchent l'âme sœur.

Alors qu'elle conseillait encore il y a peu la lecture des grands classiques de la littérature à un mari peu versé dans le domaine culturel, elle détaille désormais ses préférences pour des succès populaires, dit adorer le foot et confesse une passion récente pour le cyclisme: Nicolas lui a «fait découvrir le Tour de France».

Cette nouvelle Carla représentera-t-elle un atout dans la campagne de son mari ?

«Cela n'est pas en soi déterminant. On n'est pas dans un pays où ce critère-là est très important pour les électeurs», estime Bruno Jeanbart, l'un des responsables de l'institut de sondages OpinionWay.

Cependant, ajoute-t-il, «cela peut s'inscrire dans un dispositif plus global, pour changer l'image du président Sarkozy (et) garder le débat centré autour de lui, un élément capital en campagne.»

Mais il estime difficile de changer «la perception du président» à deux mois du scrutin, alors que Nicolas Sarkozy est donné largement battu par le candidat socialiste François Hollande.

L'expert des médias Dominique Wolton reste sceptique

«Le couple François Hollande-Ségolène Royal (elle fut la candidate des socialistes en 2007) frappe beaucoup plus l'imaginaire français: ils se sont aimés, séparés... alors que le couple Sarkozy, c'est les gens d'en haut, ça fait comm» (communication, NDLR), assure-t-il.

Carla Bruni-Sarkozy, dit-il, «est glamour, papier glacé, ce qui ne veut pas dire qu'il y ait une antipathie particulière envers elle, mais elle n'est pas assez banale pour que les gens s'identifient à elle».

La twittosphère semble lui donner raison, ironisant sur la volonté de la première dame de participer à l'émission d'aventure populaire «Rendez-vous en terre inconnue»: un message suggère plutôt de l'envoyer faire un tour dans le métro parisien.

(afp/Le Matin)

(Créé: 19.02.2012, 22h09)

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