Jeudi 1 septembre 2016 | Dernière mise à jour 07:30

Cristina Cordula «Hollande a une jambe plus courte que l’autre...»

Cristina Cordula lève le voile sur les cravates tordues du président français. Avant sa visite à Genève, elle nous parle de son livre, «Style & allures». Interview.

Image: AFP

Bientôt à Genève

«Style & allures» (Larousse) est une plongée en 220 pages richement illustrées dans le parcours et la garde-robe de Cristina Cordula. Elle passe en revue ses habits et accessoires et prodigue ses conseils.

Envie d’une dédicace? Elle sera à Genève le 28 oct. dès 17 h 30 à la Fnac Rive et le 29 à l’Hôtel Richemond à 12 h pour un déjeuner cocktail.

Elle relookera 2 personnes tirées au sort. Places limitées!

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«J’ai une agence de relooking et beaucoup de clients suisses. Votre pays est très élégant. J’ai hâte de venir à Genève!» En sautant dans un taxi, la tornade Cristina Cordula répond à nos questions (lire encadré) à l’occasion de la sortie de son tout nouveau livre, le magnifaïque «Style & allures».

Comment faites-vous pour courir matin et soir en restant chic?

Il ne faut pas mettre des talons de 11 centimètres et garder le style (ndlr: prononcer staïle). Ça demande un effort! (Rires.)

Ce goût du bon goût, c’est votre maman qui vous l’a donné?

J’aime ce qui est beau depuis l’enfance. Je viens d’une famille qui est dans l’art. Ma maman était mon joli miroir. Elle était critique d’art. J’ai un oncle peintre très connu au Brésil. J’ai baigné là-dedans et côtoyé l’esthétisme. Après, on apprend à regarder. L’œil aime ce qui est beau et s’en nourrit.

Votre livre donne les essentiels de votre garde-robe. Comme Imelda Marcos, possédez-vous 3000 paires de chaussures?

Pas des milliers, mais j’en ai pas mal. Tout ce que vous voyez dans le livre sur 200 pages, ce sont des choses que je porte.

Vous achetez vos habits ou on vous les offre?

Les deux. On me prête beaucoup. Les maisons, les couturiers, notamment, pour mes émissions.

Un incendie ravage votre dressing. Vous ne devez garder qu’une seule pièce, qu’emportez-vous?

Oh là là! Mon manteau en laine, histoire de ne pas avoir froid. Je suis très frileuse, je viens d’un pays chaud, le Brésil.

Un homme partage votre vie. Tremble-t-il le matin sous votre regard sévère devant sa penderie?

Non. Je ne pense pas qu’il tremble. Il a confiance en lui! (Rires.) Il possède un style affirmé, assez chic décontracté. Il aime les jeans et les belles matières.

Et Enzo, votre fils de 20 ans, à qui vous dédiez votre ouvrage?

Il a son style, comme les jeunes de sa génération et ça me plaît. Tout le monde a accès à la mode, ce qui n’était pas le cas lorsque j’avais son âge. Petit, je l’habillais. Aujourd’hui, si je lui dis quelque chose il ne va pas m’écouter.

Il vous est arrivé de commettre des fashion faux pas. Racontez.

Le style des années 1980 n’était pas fashion faux pas, c’était à la mode à l’époque, ça ne l’est plus. Mais j’ai commis des erreurs. Une fois j’ai acheté des talons trop hauts. Je trouvais les chaussures tellement belles. Du coup, j’ai eu mal et je ne pouvais plus les porter. Impossible de marcher. Il m’arrive de faire un achat et de le regretter. C’est typique des femmes, monsieur! (Rires.)

Vous avez relooké des politiques en toute confidentialité. En quoi cela consiste-t-il à part leur trouver un costume sombre et bien coupé?

C’est déjà pas mal, parce que ça n’est pas n’importe quel costume, pas n’importe quelle couleur sombre… C’est aussi conseiller une coupe de cheveux, une paire de lunettes, des cravates. C’est très important pour un homme politique. Trop fashion, ça ne va pas le faire. Trop classique non plus. Il faut trouver le juste milieu, la bonne couleur. Et ça n’est pas évident.

Vous parlez de cravates. Pourquoi celles de François Hollande sont-elles toujours de travers?

Ce que j’ai appris, c’est que sa cravate n’est pas droite, parce que lui, il a une jambe plus courte que l’autre, un problème d’épaule et la colonne n’est pas bien. Il a un bras plus long que l’autre et du coup c’est tordu. Mais je n’ai pas de solution miracle pour que la cravate tienne droit.

Si un homme politique portait une queue-de-cheval, vous lui conseilleriez de la couper ou pas?

Moi, j’aurais tendance à couper. Après, il y a l’image de marque. Tout dépend de notre conversation et de son objectif. Parfois il faut garder, parfois il faut couper. Il faut écouter l’entourage, c’est tout une équipe ou un ministère. Ça n’est pas pareil qu’avec un particulier.

Lorsque vous relookez quelqu’un dans vos émissions y a-t-il un suivi?

Oui. On ne peut pas larguer les gens dans la nature. On demande des nouvelles. On est à leur disposition pour une question ou un conseil afin de ne pas revenir en arrière.

Vos cheveux coupés en 1984 sont votre image de marque. Envie de changer?

Je pourrais changer en restant dans le court. Il y a 10 ans, j’avais les cheveux en pétard, puis j’ai eu une mèche. Depuis mon départ du Brésil, j’ai connu des variantes. J’ai essayé de les laisser pousser, j’ai même mis des extensions, mais c’était la catastrophe: ça ne me va pas du tout! (Le Matin)

(Créé: 16.10.2014, 07h56)
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