Dimanche 4 décembre 2016 | Dernière mise à jour 06:45

Exclusif «On n’en serait pas là si Sarkozy était au pouvoir!»

A Genève, Alain Delon commente cet après-midi le buzz provoqué en France par ses déclarations dans «Le Matin» à propos du Front national.

Image: AFP

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«Je confirme et n’enlève ni n’ajoute un seul de mes propos !» Il est 15h15 aujourd’hui lorsqu’Alain Delon revient sur l’interview publiée hier dans «Le Matin». Des propos qui suscitent un certain émoi. Tous les grands médias français sont aux trousses du «Guépard» après ses déclarations de soutien au Front national.

En filigrane, cette interrogation: Delon a-t-il fait son coming out politique? Il commente au téléphone, cet après-midi et en exclusivité, quelques heures avant de monter sur scène avec sa fille dans «Une journée ordinaire»: «Nous n’en serions pas là si Nicolas Sarkozy était au pouvoir !» Et il ajoute à propos de son interview: «Je n’ai pas dérapé et je ne dérape pas.» Alors, de quel bord êtes-vous, lui demande-t-on. Il répond : «Je suis gaulliste depuis 40 ans, mais il faut vivre avec son temps. On ne peut pas être gaulliste dans un monde hollandiste. Il faut s’adapter. Je suis gaulliste et je suis sarkozyste. Avec le FN, nous n’en serions pas là si Nicolas Sarkozy était au pouvoir. Point.»

Dans notre édition d’hier, Alain Delon disait à propos de la montée de la droite dure en France et en Suisse, après les élections genevoises: «Je voudrais simplement vous dire que la poussée du MCG (Mouvement citoyen Genevois) comme celle du Front national, c’est tout à fait édifiant. Edifiant parce que les gens en ont marre qu’on leur parle comme on le fait. Ils veulent de l’action, ils veulent autre chose. Ils ont connu une France différente sous de Gaulle ou même Mitterrand. Voilà pourquoi le Front national, comme le MCG à Genève, prend une place très importante et ça, je l’approuve, je le pousse et le comprends parfaitement bien.»

Il ajoutait ensuite quant à l’aptitude à gouverner des deux mouvements: «Ils en seront capables s’ils arrivent à avoir derrière eux un électorat solide. On ne peut pas le faire sans l’appui du peuple et sans l’appui de ceux qui sont leur soutien. Depuis des années, Le Pen père et fille se battent, mais ils se battent un peu seuls. Là, pour la première fois, ils ne sont plus seuls. Ils ont les Français avec eux. C’est important. Et que cela déborde sur Genève, c’est vachement important. Là-bas aussi il y a un ras-le-bol.» (Le Matin)

(Créé: 09.10.2013, 16h02)

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