ACCUEIL 24.4.2014 Mis à jour à 23h08

Whitney toquée de Mosimann

Gastronomie

Miss Suisse 2008 est en stage à Londres chez le célèbre chef biennois Anton Mosimann, qui a cuisiné pour le mariage de Catherine et William. Reportage en cuisine.

Par Trinidad Barleycorn. Mis à jour le 27.04.2012 6 Commentaires

1/14
Image: AFP

   

Partager & Commenter

Mots-clés

«Je voulais faire quelque chose d’effrayant, de difficile pour mon premier stage hors de l’Ecole hôtelière. J’ai donc choisi de me lancer en cuisine. Je n’ai aucune formation, mais j’adore ça!» rit Whitney Toyloy, Miss Suisse 2008, une toque sur la tête, tablier et souliers renforcés. Autour d’elle, dans la cuisine du Mosimann’s à Londres, une quinzaine de chefs, pâtissiers ou commis s’affairent. Nous sommes chez le Biennois Anton Mosimann, installé à Londres depuis 38?ans, ancien chef 2 étoiles du Dorchester, aujourd’hui à son compte et cuisinier préféré des Windsor. C’est lui qui, il y a un an, régalait les 350 convives du mariage de Catherine Middleton et du prince William. Cet été, il cuisinera pour 700 têtes couronnées et chefs d’Etat lors du jubilé de diamant d’Elizabeth II. Puis il enchaînera au pavillon suisse durant les Jeux olympiques, tandis que son restaurant affichera complet tous les soirs. Des expériences qui s’annoncent inoubliables pour Whitney Toyloy, 21?ans: «J’ai commencé le 16 avril. Je devais passer deux semaines en cuisine et 14 en salle. J’ai demandé à rester en cuisine. J’y apprendrai plus. Et j’aime l’ambiance «mec» qui y règne. Malgré quelques blagues en dessous de la ceinture.»

Longues journées

Pour l’heure, Whitney Toyloy fait des gestes simples. Elle participe à la préparation des apéritifs. «Le but est d’arriver bientôt à m’occuper de la section «mignardises salées» pour remplacer le responsable durant ses congés. J’ai aussi déjà appris à préparer leur tartare de saumon. Je pourrai faire profiter mon chéri (le footballeur Guillaume Katz du Lausanne-Sport, ndlr) des petits plats que j’aurai appris à faire.» Quelques instants en cuisine suffisent pour constater que la cadence chez Mosimann’s, l’une des tables les plus courues d’Angleterre, est soutenue. Les journées sont longues, explique Whitney Toyloy. L’équipe passe de l’anglais à l’allemand, et du français au suisse allemand dans la bonne humeur, tandis que dans le coin pâtisserie, on nous tend un flan «Bread & Butter», dessert signature du chef. Puis une glace au fromage de chèvre. «C’est trop bon! Je l’ai déjà goûtée», reconnaît Whitney en saisissant une cuillère. «Je vais grossir, ici!»

Cuisiner pour la reine en juin

L’étudiante polyglotte avoue avoir eu peur le premier jour: la réputation irréprochable de l’établissement, qui a accueilli des centaines de stars ou de présidents, lui a mis la pression. «Le plus dur, c’est que tu n’as aucun repère. Ni dans la ville, ni au travail. Le premier jour, le métro est resté coincé. J’ai paniqué à l’idée d’être en retard. Apparemment, les Londoniens sont habitués à ça et mon chef (Jérôme Henry, chef de cuisine, originaire de Vevey, ndlr) a ri de ma mésaventure.» Perdue, la jeune Yverdonnoise l’était aussi dans l’établissement: «C’est un vrai labyrinthe!» Ses hésitations du début sont de l’histoire ancienne, assure Anton Mosimann: «La vitesse à laquelle Whitney s’est fait une place est incroyable. Elle a un vrai esprit d’équipe et ça, c’est primordial.» Elle devrait donc suivre le staff sans peine le 5 juin pour le banquet du jubilé. «Il a lieu à Westminster Palace car Buckingham est trop petit», confie le chef. Et d’ajouter ému: «D’avoir été choisi par le palais, après deux entretiens, pour les 60?ans de règne d’Elizabeth II, c’est un immense honneur. Je suis proche de cette famille. J’ai cuisiné pour quatre générations.» Une idée du menu? Kathrin Mosimann, l’épouse et collègue du chef depuis 39?ans, suggère: «Pour son accession au trône, elle avait eu du Coronation Chicken, des blancs de poulet pochés, servis tièdes avec mayonnaise, curry et ananas. Ce serait drôle de lui en servir à nouveau.» Mais le menu restera top secret. Une dégustation vient d’avoir lieu. Tout juste saurons-nous de la reine qu’elle «ne boit pas beaucoup d’alcool».

George Bush comme client

Le Mosimann’s, qui se trouve dans une ancienne église presbytérienne du quartier huppé de Belgravia, fonctionne comme un club: la salle principale, nappes blanches, fauteuils de cuir rouge et lumières tamisées, est réservée aux membres. Dans les étages, des salles privées sont ouvertes au public sur réservation. En tout, 200 couverts. Et pas des moindres: «Cette semaine, nous avons cuisiné pour George Bush père. Le frère du prince Charles est aussi venu», raconte l’ex-Miss Suisse. «Moi, la seule personne que je rêve de rencontrer, c’est Roger Federer. S’il vient et qu’il me parle juste deux?minutes, ce serait incroyable!» Federer ou pas, elle est ravie d’avoir été engagée pour ce stage prestigieux. Elle n’est pas la seule à se réjouir: «C’est mon fils Philipp qui fait passer les entretiens. On cherchait quelqu’un capable de travailler sous le stress des JO et du jubilé. Il était ravi de sa rencontre avec Whitney. Elle est extravertie, intelligente. Le fait qu’elle ait été Miss n’a joué aucun rôle. Mais c’est vrai que nous sommes très fiers qu’elle soit ici», dit Anton Mosimann. Un clin d’œil à son épouse avant de rectifier, coquin: «Enfin… surtout moi!» (Le Matin)

Créé: 28.04.2012, 09h44

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

6 Commentaires

Yen Amarre

28.04.2012, 13:33 Heures
Signaler un abus 6 Recommandation 0

Mais qu'on arrête de nous casser les pieds avec Miss Toyloy. Y en a marre! Pour se faire remarquer, l'école hôtelière de Lausanne n'a plus que les ex miss et les étuidants étrangers qui paient grassement leur place dans cette école! Répondre


iss Suisse

28.04.2012, 13:46 Heures
Signaler un abus 4 Recommandation 0

Mais c'est normal qu'on parle souvent d'elle ... elle va bientôt remplacer les livres "Martine". Ce sera "Whitney à l'école hôtelière" .... "Whitney au restaurant" ... Whitney à la ferme" ... etc... On se réjouiiiiiit!!!! Répondre