L'abus de sucre est aussi toxique que celui de l'alcool
Mise en garde
—Mis à jour le 02.02.2012 4 Commentaires
Manger trop de sucre est aussi toxique que l'abus d'alcool, avertissent trois scientifiques américains jeudi dans la revue «Nature».
Ils prônent la mise en place de restrictions équivalentes à celles qui frappent l'alcool et le tabac, des taxes par exemple.
Pour en réduire la consommation, ils proposent de taxer les boissons et aliments comportant des sucres ajoutés, en particulier du fructose. Ces mesures pourraient aller jusqu'à restreindre la vente des produits trop sucrés en dehors des horaires scolaires, voire à interdire la vente de boissons sucrées aux mineurs de moins de 17 ans, avancent Robert Lustig, Laura Schmidt and Claire Brindis.
Les maladies non transmissibles, comme les maladies cardiaques, le diabète ou les cancers, contribuent à la mort de 35 millions de personnes chaque année dans le monde, soit davantage que les maladies infectieuses, soulignent-ils en pointant le rôle du sucre dans la progression de ces pathologies.
Les effets de la consommation excessive de sucre peuvent être similaires à ceux d'un abus d'alcool, assènent-ils en évoquant l'altération du foie.
L'apport massif de sucres favorise ainsi l'hypertension, le diabète, et le risque cardiaque ainsi qu'une surcharge en graisses du foie. Ces méfaits touchent jusqu'à 40% des gens de poids normal et épargnent 20% des obèses, relèvent-ils.
La consommation de sucre dans le monde a triplé ces cinquante dernières années. Parmi leurs autres suggestions: contrôler le nombre de fast-foods dans les quartiers pauvres et inciter à l'installation de magasins de primeurs et de marchés de produits frais. (ats/Newsnet)
Créé: 02.02.2012, 18h34
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4 Commentaires
"and Claire Brindis" ... ça va, le copier-coller n'a pas été trop éprouvant ? Répondre
En consultant la composition des produits alimentaires figurant sur les emballages des grandes surfaces, on s'aperçoit de la présence de sucre dans la viande, le poisson, le pain, les céréales du petit déjeuner et les yoghourts, sans compter les nectars de fruits, les biscuits, les plats précuisinés et les desserts. C'est au consommateur de réagir et d'exprimer son opposition. Répondre


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